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Poésie

Posts Tagged ‘constance’

Retouche à la constance (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2020



Retouche à la constance

en fresque à ma chambre fermée
les belles apparues en même temps qu’allées
main dans la main font la ronde de mes années
dans un camaïeu de fumée

(Daniel Boulanger)


Illustration: Alexander Sulimov

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JE DIS TOUJOURS LA MÊME CHOSE (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2020



Illustration: Pablo Picasso
    
JE DIS TOUJOURS LA MÊME CHOSE

Je dis de toi et de la rose
Mes poèmes sont évidents
Je dis toujours la même chose
La vie l’amour la mort le temps

Prenant les phrases toutes faites
les vérités de tous les jours
je ne suis ni ange ni bête
mais je me répète toujours

Je dis de toi et du bonheur
et la chaleur d’être avec toi
Je dis de toi et du malheur
le tourment de n’être que moi

Je dis ce que chacun devine
l’a b c de la clef des chants
Le fil sans fin que j’embobine
n’est qu’un gros fil cousu de blanc

Je me répète et recommence
Je ne dis que ce que je sais
mon souci mon insouciance
mon embarras C’est bien assez

Je me reprends sans fin ni cesse
Est-ce vraiment vraiment le même
qui dans sa fausse vraie paresse
n’est que l’absence de soi-même

Toujours distrait si je médite
toujours ailleurs si je suis là
qui donc en moi veille et persiste
à être moi si malgré moi

Un jour vient où la persistance
que j’avais cru perdre à tous vents
devient le fil de la constance
signant la trace d’un vivant

Ce n’est peut-être que ma mort
qui saura bien photographier
fini le jeu de j’entre-et-sors
cet inconnu qui m’échappait

Il dit toujours la même chose
il redécouvre à chaque instant
la même évidence morose
la même joie qui n’a qu’un temps

Mais un seul fruit songe et s’accroît
dans la fleur en métamorphose
se répétant moins qu’on ne croit
disant toujours la même chose.

(Claude Roy)

 

Recueil: Claude Roy un poète
Traduction:
Editions: Gallimard Jeunesse

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Avec constance (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2019


 


 

Jeanie Tomanek tinydreamboat

Avec constance tu balaies les vents qui te rafraîchiraient
quelle lourdeur de ne pas savoir où aller quand les dauphins emplissent d’arcs la mer
Mais voilà j’ai navigué et je n’ai rien appris et je vivrais mieux si j’ignorais que je vis

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Produire en soi (Pierre Oster)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2018




    
Une feuille, c’est bien.
Kirilov

Produire en soi la possibilité d’un mouvement à jamais plus pur.
Entrer dans ce qui, au coeur du langage, dans la quasi constance des mots,
se prête à une certaine aimantation.

(Pierre Oster)

 

Recueil: Paysage du Tout
Traduction:
Editions: Gallimard

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Si nous imaginons (Baruch Spinoza)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2018


 



    
Si nous imaginons que quelqu’un aime, ou désire, ou hait quelque chose que nous aimons, désirons ou haïssons,
par là même nous aimerons, etc., cette chose avec plus de constance.

Mais si nous imaginons qu’il a de l’aversion pour ce que nous aimons, ou inverse,
alors nous éprouverons un flottement dans l’âme.

(Baruch Spinoza)

 

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Assieds-toi (Robert Creeley)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2018



 

beignet

Assieds-toi. Mange
un beignet.

La constance de l’amour
me choie.

(Robert Creeley)

Illustration

 

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L’amour est comme l’églantine sauvage (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2018



 

L’amour est comme l’églantine sauvage,
L’amitié est comme le houx,
Le houx est sombre lorsque l’églantine est en fleur,
Mais lequel fleurit avec le plus de constance?

(Emily Brontë)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

 

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Je maudis (Théodore Agrippa d’Aubigné)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2018



 

Euan MacLeod

Je maudis les fiertés, les beautés et les cieux,
Je maudis mon vouloir, mon désir et mes yeux,
Je louerais les beautés, cieux et persévérance,

Si sa beauté voulait animer sa pitié,
Si les cieux inclinaient sur moi son amitié,
La dure fermeté, si elle était constance.

(Théodore Agrippa d’Aubigné)

Illustration: Euan MacLeod

 

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DÉDICACE (Albert Boissière)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2017



DÉDICACE

Je t’apportais des fleurs, des roses, de la vie ;
Comme en rêvant, je semais, au long des chemins,
Des fleurs, des roses, de la vie, à pleines mains,
Et je trouvais insignifiante la Vie…
Sous mes doigts prestigieux, et d’un geste allier,
J’effeuillais mon cœur las, au détour du sentier.

Les hypocrites trouvaient ma constance vaine
Et j’épuisais le sang anème de mes veines
A paraître celui que je n’étais pas,
A semer toutes mes roses sous tous les pas.

Mais je t’ai rencontrée, un soir de lilas tendre,
Et j’ai rassemblé sur ma poitrine la gerbe
Eparse des fleurs, des roses et de l’herbe
Mauvaise qu’est la vie, odeur de lilas tendre !

Et, pour complaire à ton subtil enchantement,
O ma très belle, ô ma très bonne au Bois Charmant,
Par le parc idéal où pleurent les fontaines,
En l’égrènement doux de musiques lointaines,
— Loin de les effeuiller, au détour du sentier,
J’ai rangé les fleurs de mon cœur en ton herbier.

(Albert Boissière)

Illustration: Marc Chagall

 

 

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A l’aube, tu descendras pieds nus (Ananda Devi)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2017



 

Christiane Vleugels -  _17

A l’aube, tu descendras pieds nus
Boire à la rivière
Comme ces chats muets
Aux pattes cramoisies

Tu glisseras sur les pentes
Endormies de plaisir
Suivre la piste argentée
Des limaces écrasées

Tu iras au midi chercher l’évidence
Qu’un jour ici tu as vécu
Qu’il y avait des enfants, des amis,
Un amour, une constance

De tout cela ne demeurent
Que le ciel bas, les herbes grasses
L’eau violente,
Les ruches abandonnées

Tu tends l’oreille
Aux voix des absents
Jusqu’à ce que la nuit enfin
Consente à te parler.

(Ananda Devi)

Découvert chez Lara ici
Illustration: Christiane Vleugels

 

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