Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘contour’

INSTANT (Mario Wirz)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2022



INSTANT

quand tombe la nuit
sur les contours des corps
la main décrit
sans cesse
l’utopie d’une arrivée

(Mario Wirz)

 

 

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Le seul moyen de me retrouver un visage (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2022


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– Colle-toi de toutes forces
à cette vitre invisible,
à cette peau
dont je tente de t’arracher
ta délivrance.

– Je cogne, cogne,
sur la paroi d’un mutisme
qui me perfore,
et je disparais
dans les intervalles.

– Si c’est toi qui remues
sous le drap,
tu resurgiras plus sombre,
imprimée,
là où je te touche
tu deviens de plus en plus
écriture.

– Est-ce toi qui me suis
ombre dans l’ombre
sueur dans mes plis
éboulis dans mes veines?

– Je cherche à m’échapper
en claquant la porte
de ton image.

– Où est ton île
battue des vents et des voiles?

– J’ai perdu mes rivages
je n’habite plus qu’un contour.

– Je navigue sans port d’attache
sans étape annoncée
la dérive est le seul moyen
de me retrouver un visage.

(Charles Dobzynski)

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Et quelle main votive (Jean-Vincent Verdonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2022


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Et quelle main votive
pourrait nous ouvrir la contrée
aux contours indécis
mais vrais de ce qui commence.

où de tes pas sourd la lumière
des jours qui s’éloignent de
nous?

(Jean-Vincent Verdonnet)

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TON SOUVENIR EST COMME UN LIVRE… (Albert Samain)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2022




    
TON SOUVENIR EST COMME UN LIVRE…

Ton souvenir est comme un livre bien-aimé,
Qu’on lit sans cesse, et qui jamais n’est refermé,
Un livre où l’on vit mieux sa vie, et qui vous hante
D’un rêve nostalgique, où l’âme se tourmente.
Je voudrais, convoitant l’impossible en mes voeux,
Enfermer dans un vers l’odeur de tes cheveux,
Ciseler avec l’art patient des orfèvres
Une phrase infléchie au contour de tes lèvres ;
Emprisonner ce trouble et ces ondes d’émoi
Qu’en tombant de ton âme, un mot propage en moi :
Dire quelle mer chante en vagues d’élégie
Au golfe de tes seins où je me réfugie ;
Dire, oh surtout ! tes yeux doux et tièdes parfois
Comme une après-midi d’automne dans les bois ;
De l’heure la plus chère enchâsser la relique,
Et, sur le piano, tel soir mélancolique,
Ressusciter l’écho presque religieux
D’un ancien baiser attardé sur tes yeux.

(Albert Samain)

Recueil: 35 siècles de poésie amoureuse
Traduction:
Editions: Saint-Germain-des-Prés Le Cherche-Midi

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Lorsqu’un ramier s’envole (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2021



 

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Lorsqu’un ramier s’envole on voit la branche
Qui se redresse et quelque temps encore
Reprend sa courbe sans pouvoir
Se résoudre à quitter ce contour qui ressemble
A la courbe éternelle d’une hanche.

(Franz Hellens)

Illustration

 

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De l’étang aux lotus (Ippatsu)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2020




    
De l’étang aux lotus
les contours se devinent
aux feuilles séchées

(Ippatsu)

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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EUSSE-JE ailleurs trouvé l’amour? (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2020



 

Margarita Sikorskaia - Tutt'Art@ (18)

EUSSE-JE ailleurs trouvé l’amour? — le jour s’endort
A l’occident, reviens : ne t’ai-je pas menée
Où flotte le parfum suave d’un rêve mort,
Ó Berthe, ô ma Gretchen, ô ma douce Renée?

… Tes grands yeux, et ta natte ingénue, et ta voix
Rieuse et musicale en naïves répliques,
Et ta candeur céleste alors que tu m’expliques
Les pourquoi fabuleux des choses que tu vois…

Heure unique d’amour inconsciente et chaste,
Crépuscule brûlant d’un radieux été; —
Oh! l’Idylle candide et tendre que c’était,
Malgré que soit venu cet autre soir néfaste.

Assis à tes genoux, dans l’ombre où se noyait
Ta forme, j’écoutais ta voix, comme en extase :
Chaque contour naïf me semblait une phrase;
Les mots inespérés et fous, que m’envoyait

Le souffle printanier de ta lèvre mutine,
Paraissaient onduler à l’entour de ton corps :
Pour moi, couleurs et sons se confondaient, alors,
En l’ivresse d’aimer une femme enfantine…

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Margarita Sikorskaia

 

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Simple (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2020




    
Simple

Une déchirure dans les nuages. Le bleu
du contour des montagnes.
Jaune foncé des champs.
Noir de la rivière. Qu’est-ce que je fais ici,
seul et plein de remords ?

Je continue distraitement de manger le bol
de framboises. Si j’étais mort,
penses-y me dis-je, je ne serais pas
en train de les manger. Ce n’est pas si simple.
C’est tout simple.

(Raymond Carver)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Jacqueline H. jeem-Pierry Carasso et Emmanuel Moses
Editions: De l’olivier

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Je te souris (Halina Poswiatowska)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2019



 

Alphonse Mucha yK [1280x768]

Je te souris.

Qu’est-ce qu’un sourire?

Une lumière envoyée à une étoile par une étoile.

Une odeur qui lie les herbes en prairie bourdonnante.

Une douce couleur

la couleur verte de mes yeux s’emmêle dans tes doigts.

Tu tiens dans ta main le corps tout chuchotant de la prairie.

Le contour de l’herbe étroit et âpre raconte mes yeux qui regardent à l’infini.

Tu me souris.

(Halina Poswiatowska)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Alphonse Mucha

 

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A croquer (Virginie Greiner)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



Illustration: Eugenio Sicomoro
    
A croquer

Puisque tu n’as jamais pris le temps de te dénuder,
J’entreprends aujourd’hui de te déshabiller.
De ta nudité, j’apprendrai les contours.
Je croquerai chaque courbe qui passera à ma portée.
Lorsque l’épreuve de ta géographie sera mise à jour,
Je l’offrirai à toutes les femmes dont tu as mendié l’amour.

(Virginie Greiner)

 

Recueil: EN MÂLES DE NUS
Traduction:
Editions: Attakus

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