Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘convaincre’

Des champignons au pied de l’arbre (Stéphane Bataillon)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2019




    
Des champignons au pied de l’arbre

L’oeuvre des fées
pour nous convaincre.

(Stéphane Bataillon)

 

Recueil: Où nos ombres s’épousent Vivre l’absence
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

CHOSES (Jules Tordjman)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018



CHOSES

Il y a pour m’étonner et me convaincre cette lampe sûre
de sa clarté double, ce buste de penseur aux tempes
irritées de signes, ce miroir qui n’épuise pas sa multiple aventure.

Irradiation des choses !

L’envers et l’endroit se trahissent en croisant leurs feux :
ce verre d’eau me parle avec les mots de la source,
cette main nervurée m’explique le marbre.

… Puis il y a ce couteau planté dans l’écorce de la nuit.

(Jules Tordjman)

Illustration: Ben Madeska

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quand nous nous allongeons côte à côte (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2018



Illustration: John Singer Sargent
    
quand
nous nous allongeons côte à côte
mes petits seins se pavanent en deux charmantes tours aiguës et
je pousse chaudement la tendresse de mon ventre contre toi

tes bras sont
jeunes;
tes bras me convaincront,dans un complet silence disant
sur mon corps
leurs derniers mots sveltes.

ne ris pas de mes cuisses.

il y a entre mes grandes jambes une ville craquante.
quand tu me touches
c’est le printemps dans la ville;les rues se tortillent joliment,
c’est pour toi;ne les effraie pas,
toutes les maisons se serrent terriblement
quand tu arrives:
elles sont contentes
quand tu remplis d’enfants les rues de ma ville.

***

as
we lie side by side
my little breasts become two sharp delightful strutting towers and
i shove hotly the lovingness of my belly against you

your arms are
young;
your arms will convince me,in the complete silence speaking
upon my body
their ultimate slender language.

do not laugh at my thighs.

there is between my big legs a crisp city.
when you touch me
it is Spring in the city;the streets beautifully writhe,
it is for you;do not frighten them,
all the houses terribly tighten
upon your coming:
and they are glad
as you fill the streets of my city with children.

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

AMOUR ET SOLITUDE (John Clare)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2018




    
AMOUR ET SOLITUDE

Je hais le bruit même de l’homme tracassier
Qui persiste à me faire tout le mal possible
Je voudrais être un prisonnier libre du monde
Sans autre compagnie que celle de mon ombre
Pour voir paraître seul les étoiles filantes
Ces mondes qui se ruent sans cesse au Jugement
Oh menez-moi vers l’ombre la plus solitaire
Au plus rare séjour que jamais fit la paix
Où pousse la renoncule si belle à voir
Verte quand elle est close et qui s’ouvre dans l’or
Adieu la poésie — mais que l’élan demeure
Qu’on m’enlève le monde entier — mais qu’on me laisse
La musique joyeuse d’une voix de femme
Qui convainque le coeur d’être heureux et content

***

LOVE AND SOLITUDE

I hate the very noise of troublous man
Who did and does me all the harm he can
Free from the world I would a prisoner be
And my own shadow all my company
And lonely see the shooting stars appear
Worlds rushing into judgment all the year
Oh lead me onward to the loneliest shade
The dearest place that quiet ever made
Where kingcups grow most beauteous to behold
And shut up green and open into gold
Farewell to poesy — and leave the will
Take all the world away — and leave me still
The mirth and music of a woman’s voice
That bids the heart be happy and rejoice

(John Clare)

 

Recueil: Poèmes et Proses de la Folie de John Clare
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Mercure de France

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le harassement des causes (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



    

le harassement des causes provoque le dégoût,
donne au hasard jongleur sa chance de convaincre

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Traité du vertige
Traduction:
Editions: La Différence

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’éphémère (René Char)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2018



Laisse-moi me convaincre de l’éphémère
qui enchantait hier ses yeux.

(René Char)

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Aède (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2017




    
Aède

Loin du monde, il s’enivre de sa poésie.
Le monde, pour l’aède, est la belle chanson
des vers. Il a reçu, don de sa Fantaisie,
sans matière, immuable, une fière maison.

Vous direz : « Quelle vie froide et vaine ! Ô folie,
croire que notre vie se résume aux doux sons
de la flûte et rien d’autre ! » ou « Celui qui oublie
du combat pour la vie les austères leçons
a le coeur sec. » C’est un avis injuste et vain.

La Nature pour lui est un être divin.
La raison, cette aveugle, à grand tort vous convainc.
Sa maison a des murs d’émeraude magique.
« Sois sans crainte », y murmurent des voix angéliques ;
« pense, chante et sois fort, toi, l’apôtre mystique ! »

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

NOTES (Jean-Claude Renard)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2017



 

NOTES

Faut-il trouver dans la nuit
Et dans la distance qui dure à l’intérieur de l’amour
Sous d’épaisses couches d’acides
Quelqu’un présent par absence?

Il n’y a rien pour convaincre
Ce sable opaque où l’eau glace
Et n’est plus propre au partage
Sinon qu’aucun silence n’annule le mystère.

Essayant de peupler la mort
Le sang invente, prophétise,
Voit parfois luire dans la neige comme un grand cerf ressuscité
Le sacre dont l’hiver le fascine et le tue.

Mais peut-être qu’à l’aube, après tant d’arbres vides,
Le dieu sera vivant.

(Jean-Claude Renard)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment convaincre son grand soleil (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2017



Comment convaincre son grand soleil au visage multiple?
De quel côté venons-nous et par quel visage commencer?
Défendre la lignée de la lumière

« La lune ne sait pas qu’elle est lune
le sable ne sait pas qu’il est sable », dit l’aveugle lumineux
Borges — n’est-ce pas à toi poète d’ajouter cette question :
« L’être humain sait-il vraiment qu’il est un être humain? »

Au loin, vers l’ouest après l’océan
la fleur qui s’est réveillée de son sommeil
se farde pour séduire un Indien Peau-Rouge

(Adonis)
Illustration: ArbreaPhotos
 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tous les enfants (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2016




Tous les enfants, vous le savez, sont des navires
qu’un proverbe pareil aux brises les plus douces
conduit, syllabe après syllabe, au continent
où les pingouins dorés murmurent des poèmes.

Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleaux
qui dans la nuit, en demandant pardon, écartent
leurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,
danser sur la grand-place, au milieu des poulains.

Tous les enfants, vous le savez, sont des comètes
venues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,
d’une autre vérité, d’une autre fable; et nous,

adultes par défaut, saurons-nous les convaincre
de s’attarder ici le temps d’un bref bonheur,
avant de repartir chez les étoiles folles?

(Alain Bosquet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :