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CHANSON DE LA DERNIÈRE CHAMBRE (Guy Goffette)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2020




Illustration: ArbreaPhotos
    

CHANSON DE LA DERNIÈRE CHAMBRE

Si peu de chose à dire,
un si léger relief,

et déjà le soir tombe
et nous ne savons plus

que nous, cette baleine
d’ombres et d’insomnie

égarée sur la terre
avec un coeur de saule

ou de salade au vent.

Tout ça parce que la nuit
et parce que la mer

unissant leurs dix doigts
convolent en marées

dans le dos des marins
que nous sommes ici,

corps à corps amarrés,
mais la pensée au large

et si loin l’un de l’autre
à chercher dans l’obscur

une veine d’eau douce
qui parlerait pour nous

comme Jonas dressé
devant sa propre voix.

Le ciel est le plus précieux des biens dans l’existence.
Le seul qu’on puisse perdre le soir
et retrouver au matin, à sa place exacte, et lavé de frais.

(Guy Goffette)

 

Recueil: Le pêcheur d’eau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Résumons-nous (Bernard Chambaz)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Résumons-nous :
Je suis enamouré
Le ciel se propage de feuille
En feuille
Comme dans les annonciations
Et sur la rive du fleuve où nous regardons les péniches
Emplies de vieux charbon passer au chevet de Notre-Dame
Puis chavire à coup sûr quand
Tu m’attires
Dans les cinq mètres carrés de la cabine
Où convoler
En vertu d’une science infuse et légère

(Bernard Chambaz)

 

Recueil: Entre-Temps
Traduction:
Editions: Flammarion

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Un songe de printemps (Jin Zan)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Un songe de printemps

Durant la nuit, un air de printemps est entré par la fenêtre.
Il sut gagner rapidement les profondeurs de ma chambre.
Il sut toucher mon âme et la fit convoler sur les bords du Yangzi.
Elle se tenait sur la rive, la belle que le printemps m’amène.
Il dura bien peu ce songe de printemps ;
Le temps d’un mouvement sur l’oreiller.
Mais cet instant si court me fit voyager cent lieues.

(Jin Zan)

 

 

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