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Poésie

Posts Tagged ‘copeau’

Il suffira (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019



Il suffira que je m’éloigne un peu plus encore
des lieux de mon forfait.
Je finirai bien par me perdre de vue
derrière les mots en copeaux, les dieux en guenille.
Alors on me dira tout à fait supportable.
On ne me reprochera plus que de garder les yeux ouverts,
de jouer encore à la vie.

(Jean Rousselot)

Illustration: Laurent Gorris

 

 

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Qui aura deviné (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2019



Illustration: Jean Lavoué
    
Qui aura deviné
Que chacun de ces mots
Est copeau enlevé
Au silence d’un amour
Qui demeure secret ?

(Jean Lavoué)

son site:  http://www.enfancedesarbres.com/

 

Recueil: Nous sommes d’une source
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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LE BASILIC (Jean-Pierre Schlunegger)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



LE BASILIC

Et la fermière aux mains de sel, dès l’aube
S’avance dans la cour, lavande et basilic
Au poing, parmi les poules noires
Baignant dans une aurore d’églantine…

Le monde est un feu de copeaux légers,
On dirait qu’un champagne éblouissant arrose
Les genêts d’or de la poitrine incandescente,
Et je vois dans le soleil bleu ce boulanger
Qui va sur les chemins de seigle et de farine
Vers la ferme lointaine où l’amour lui fait signe.

(Jean-Pierre Schlunegger)

Illustration

 

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Du gouffre de mon coeur (Franck André Jamme)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Illustration
    
Du gouffre de mon coeur, ils ne lapent que des gorgées.
Quand ils n’y trempent pas seulement leurs lèvres.

Je veux encore tout donner, et toujours, jamais je ne changerai.
Mais ils n’acceptent de moi que des bribes, que des copeaux.

Jamais ils n’ont vraiment compris.
Il n’y a pas que ma générosité, ma folle générosité.
Il y a aussi, en retour, l’attente sans fin de leur joie.

Ils refusent la vie. C’est leur toute première erreur.
Alors la vie les refuse à son tour.

Car elle ne va vraiment qu’à ceux qui ont le coeur
assez vaste et assez limpide
pour l’étreindre totalement.

On dirait que leur rêve est de se préserver,
de ne plus aimer, de ne plus souffrir,
de voir venir chaque fois comme un baume
le gris de ces petites lumières sans feu, qui éclairent mal
et que l’on accepte pourtant l’une après l’autre :
c’est un jeu d’enfant très commun, très facile.

(Franck André Jamme)

Recueil: La récitation de l’oubli
Traduction:
Editions: Flammarion

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Un monde, c’est quelque chose que l’on mange (Maurice Blanchard)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



Un monde, c’est quelque chose que l’on mange,
d’une façon ou d’une autre,
par la chair ou par les yeux,
par la flamme, le rabot du coeur
et ses bouquets de copeaux frisés
qui sentent le printemps.

(Maurice Blanchard)


Illustration

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Qui sommes-nous ? (Zéno Bianu)(André Velter)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017




    
Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous vraiment, au plus intime de notre vacillement
Des grains d’étoiles jetés à l’orée du sens et du non-sens ?
De la poussière d’anciennes lunes en éclipse ?
Des copeaux de mémoires qui saignent ?
Des veilleurs aussi silencieux qu’intarissables ?
Des décrypteurs pulsant une même intensité d’altitude ?
Des voltigeurs d’extase ?

Pour celui qui n’a de cesse de recomposer son propre puzzle
en le tendant vers l’infini
le « qui suis-je » n’est plus une simple question,
mais un état, une implosion créatrice, une profession de foi.

Qui suis-je ?

Rien d’autre que le murmure polyphonique de cela.
Une onde en quête de droitures essentielles.

(Zéno Bianu)(André Velter)

 

Recueil: Prendre feu
Editions: Gallimard

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REMINISCENCES (Tudor Arghezi)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2017



 

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REMINISCENCES

Toujours elles s’en viennent d’elles-mêmes,
les voici, toutes ces bribes devers moi :
débris plus ou moins ébréchés
de choses qu’on a mal à comprendre.
Elles n’ont pas changé depuis ce long oubli
où elles reposaient :
vieux cimetière de poupées.
Elles commencent à bouger
et à reprendre corps;
sortant de l’ombre et d’une rumeur de ruche,
ces déchirées lentement se refont :
sabots au nimbe angélique,
morceaux d’icônes, gardant comme un reproche,
quelque ébauche de bonne ou mauvaise influence,
une larme fixée dans la peinture,
une main blessée, un regard,
et, très loin, dirait-on, des cloches
ou une page de livre.
Un tesson ressuscite une amphore brisée,
le lierre mort se remet à bruisser
et, reprenant langage, tour à tour,
les voix éteintes, semble-t-il, rient ou murmurent.
Je me vois tantôt participant à la Cène,
tantôt centurion dans des massacres.
J’essaie encore la chemise de ce temps-là,
étroite et déchirée d’une blessure
que j’avais oubliée, silencieuse,
au coeur du temps.
Et si je porte la main à la déchirure
— reste de quel combat ? —
ma main glisse sur une coulure de sang.
C’est là que tout s’amasse
au gré de soi,
bouts d’évangile et copeaux de lune :
je ne puis me mentir.
Le gel me brûle, glaçon d’argent,
et les doigts dans le brouillard,
à la pointe de l’ongle, se changent
en charbons de glace.

(Tudor Arghezi)

Illustration: Brendan Monroe

 

 

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Des mots (Alain Boudet)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2017



Des mots
tu connais l’étincelle

Tu saisis les cris d’oiseaux funambules
dans les rebonds du vent

A l’orée du chant
tu ramasses des copeaux de silence
pour le brasier des voix

Tu écartes du paysage
un reflet qui doute

Et aucun jour ne passe
sans que tu aies trouvé
de chaque ombre
la lumière.

(Alain Boudet)

 

 

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LA CASSEUSE DE SABOTS (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2017



sabot-en-bois

LA CASSEUSE DE SABOTS

Refrain :

La Marie va-t-à cloche-pied :
Elle a cassé son sabot blanc
Pour s’en aller au sabotier ,
Au sabotier qu’est son galant !

Ah! dit sa mère, tout en peine,
Des sabots de l’autre semaine !
Les voilà beaux, les voilà frais !
C’en est honteux pour ta famille :
Tu casses des sabots, ma fille,
Comme l’évêque en bénirait !

Hou ! L’imbécile qui sautille
Comme un grillon sous les faucilles,
Prends les trente sous que voilà
Et va-t’en jusqu’à la clairière
Pour y quérir une autre paire
De sabots meilleurs que ceux-là !

Elle s’en court comme une folle
Vers la clairière où volent, volent
Les copeaux blonds du sabotier ;
Et ma foi ! La première chose
Qu’elle offre là, de son corps rose,
N’est pas du tout son petit pied.

Lorsque la nuit vient à paraître
Entre les fûts noirs des vieux hêtres,
La Belle s’en ne avec
Des sabots neufs dessus les pattes,
Des copeaux partout qui la grattent
Et des baisers tout plein le bec !

Leur amour ne fait que d’éclore :
Les sabots casseront encore !
Mais quand Marie pourra passer
Un mois sans en casser trois paires,
C’est que l’Amour de la clairière,
L’Amour aussi sera cassé.

(Gaston Couté)

 

 

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La chanson d’établi (Albert Samain)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2016



La chanson d’établi
dans les copeaux
éclose…

(Albert Samain)

Illustration

 

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