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Posts Tagged ‘cosmique’

IL N’Y A PAS D’AMOUR SEUL (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2019



Illustration: Adèle Vergé
    
IL N’Y A PAS D’AMOUR SEUL

Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases

(Mina Loy)

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Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles (Trinh Xuan Thuan)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2019




    
Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles,
que nous partageons la même histoire cosmique que les gazelles et les roses,
que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps,
ne peut qu’induire une conscience aiguë de notre interdépendance..

(Trinh Xuan Thuan)

 

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Tu rêves toi (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
Tu rêves toi

Tu rêves toi d’être un peu tous les autres.
Pour te traduire il te faut cent langages.
Rien n’y suffit, pas même la nature
avec les voix de son choeur innombrable.

Petit maillon fragile dans la chaîne,
poumon léger du grand souffle cosmique,
aurais-tu peur de rester seul au monde
quand la seconde assassine le siècle ?

Tu es issu d’un poème sans fin
et tu le lis comme on soulève un roc
pour établir le socle millénaire
de l’inconnu qui dirige ta quête.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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Traverser avec le poème (René Char)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2017



Traverser avec le poème la pastorale des déserts,
le don de soi aux furies, le feu moisissant des larmes.
Courir sur ses talons, le prier, l’injurier.
L’identifier comme étant l’expression de son génie
ou encore l’ovaire écrasé de son appauvrissement.
Par une nuit, faire irruption à sa suite,
enfin, dans les noces de la grenade cosmique.

(René Char)

 

 

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Tu m’ouvres grand les bras (Auguste Bonel)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2017



tu m’ouvres grand les bras
même quand le vent
casse les branches

tu laisses couler mes larmes
entre tes doigts
pour séparer dans ma vie
l’eau de source de l’eau boueuse

tu m’offres ta nudité
contre mon dénuement
quand je suis mégot fumant
tu me glisses dans tes nerfs
je deviens puce lumineuse
communication cosmique

(Auguste Bonel)

Illustration: John Byam Liston Shaw

 

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Les promesses du feu (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



Illustration: Jean-Marie Reynaud
    
Les promesses du feu

Ce fer amour que je forge deux fois,
Va le jeter dans l’extase liquide.
Entends siffler le métal rouge orange
Devenu bleu par morsure de l’eau.

Comme un poumon ce soufflet qui s’anime
Et porte l’air au coeur du brasier.
Un autre fer pour un même cheval
Qui tirera le soc sur les labours.

Un autre, un autre encore pour l’image
De quatre fers, quatre points cardinaux
Qui jailliront comme des étincelles
Pour situer ta présence en ces lieux.

Coups sur l’enclume, un village s’éveille.
Coups sur le fer, une forme apparaît.
Le forgeron sous son cuir a des ailes
Et sur son front des perles de rosée.

Qui les dira ses prouesses cosmiques
Mariant l’air et la terre et le feu ?
Le bras se lève et retombe en cadence
Et le fer chante et chante le marteau.

L’adolescent qui regarde la flamme
Forge sa vie et contemple ce bras
Si musculeux, si noueux qu’il évoque
De vieux exploits enfouis dans l’Histoire.

Et cette odeur de charbon, de matière,
De fer à blanc, de sueur sur la chair
Grise l’instant. Des chapelets de fers
Sur le mur noir attendent leur voyage.

Frères du jour revenons à ces forges
Où fut un homme au visage de feu
Que je revois, présence salvatrice,
Quand le présent m’assaille de sa nuit

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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L’homme est coupé de ses frères (Abdelmajid Benjelloun)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2017



 

L’homme est coupé de ses frères
par de simples corps le sien le leur.
Il en a comme un orage dans le coeur.
Même la Création nous est intérieure.
Suprême
Imposture
Cosmique.

(Abdelmajid Benjelloun)

 
Illustration
 

 

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Des déserts engourdis (Maurice Benhamou)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017




    
Des déserts engourdis
traversent avec douceur
les sabliers de la mémoire.

Il y a encore à mourir
dans l’absence des morts.

Déflagration cosmique
de la plus muette voyelle.

Des tonneaux de tonnerre
roulent
dans la vallée.

Penche-toi.
Ecoute
de tout ton souffle.

(Maurice Benhamou)

 

Recueil: Tréfonds du Temps
Editions: Unes

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Que portent (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2017



Que portent
les sept branches cosmiques?

les fleurs du vide
les merveilleux fruits du chaos
les feuilles du temps
les bourgeons de l’espace

les vois-tu?
elles me voient.

(Aïcha Arnaout)

Recueil: L’inventaire des choses (Anthologie)
Traduction: Aïcha Arnaout
Editions: Action Poétique

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Nostalgie, exaltation (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2017



Ghislaine Ameglio-Serre  Cana [800x600]

Les murs ne tombent pas
[31]

Nostalgie, exaltation,
pur noyau de cogitation brûlante,

notes dans une marge,
palimpseste indéchiffrable griffonné

de trop d’émotions contradictoires,
quête d’une définition finie

de l’infini, titubant vers
une vague expression cosmique,

sentiment évident,
dossier contenant un compte bancaire spirituel,

crédit-pertes indiqué bien trop crûment,
une débauche d’imagination non élaguée,

gribouillages d’équations psychiques numériques,
runes, superstitions, évasions,

invasion de la sur-âme dans une coupe
trop fragile, une jarre trop circonscrite,

un peu trop poreuse pour contenir l’écoulement
de l’eau-qui-va-être-changée-en-vin

aux noces ; quête stérile,
arrogance, suffisance, pitoyable réticence,

vantardise, intrusion d’allusions
inappropriées et affectées,

illusion des dieux-perdus, des démons ;
joueur d’éternité,

initié de la sagesse secrète,
épouse du royaume,

illusion, réversion des vieilles valeurs,
unité perdue, folie.

***

Wistfulness, exaltation,
a pure core of burning cerebration,

jottings on a margin,
indecipherable palimpsest scribbled over

with too many contradictory emotions,
search for finite definition

of the infinite, stumbling toward
vague cosmic expression,

obvious sentiment,
folder round a spiritual bank-account,

with credit-loss too starkly indicated,
a riot of unpruned imagination,

jottings of psychic numerical equations,
runes, superstitions, evasions,

invasion of the over-soul into a cup
too brittle, a jar too circumscribed,

a little too porous to contain the out-flowing
of water-about-to-be-changed-to-wine

at the wedding; barren search,
arrogance, over-confidence, pitiful reticence,

boasting, intrusion of strained
inappropriate allusion,

illusion of lost-gods, daemons;
gambler with eternity,

initiate of the secret wisdom,
bride of the kingdom,

reversion of old values,
oneness lost, madness.

(Hilda Doolittle)

Illustration: Ghislaine Ameglio-Serre

 

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