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Posts Tagged ‘cou’

Oh! Permets, charmante fille (Hafiz)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2019



 

Albena Vatcheva  (21)

Oh! Permets, charmante fille,
que j’enveloppe mon cou
avec tes bras.

(Hafiz)

Illustration: Albena Vatcheva

 

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Hasard (Patrice Blanc)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019



Illustration    
    
Hasard

des pluies de sang

au creux de l’oubli
au bout de l’angoisse
le hasard ne brille pas

tu es déshabillée
lumineuse et heureuse
je te prends par le cou
pour mieux sentir tes vaisseaux
ta texture de vie
tes humeurs
tes tissus

des pluies de sang
dans un corps à corps

le hasard est un film …

(Patrice Blanc)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: De sang, de nerfs et d’os
Traduction:
Editions: du Contentieux

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La flûte de Stravinsky (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2019




    
La flûte de Stravinsky

Le cou du cygne se contracte
et le cygne
quitte les marécages du Silence

Une voix d’évangile de haute glace
s’envole à travers la voûte fendue

Le siffleur élyséen
entraîne une tresse de sons
dans l’altitude flûtée

comme la main d’un Hindou lancerait
une corde jusqu’au Nirvana

S’élèvent
aiguës les résonances d’étoiles —

À cette écoute
la bouche et l’oreille
de la musique
ne font qu’une

(Mina Loy)

 

Recueil: Il n’est ni vie ni mort, poésie complète
Traduction: Olivier Apert
Editions: Nous

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L’arbre (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2019



L’arbre interroge ses branches

mais c’est le vent qui lui répond

***

Quand l’air apparaît
les branches rivalisent
pour tendre le cou

***

L’arbre aime chanter des chants
dont le vent ne se souvient pas

(Adonis)

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Le tournesol est ton meilleur ami (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2019




Le tournesol est ton meilleur ami

Si tu écris au tournesol,
dis-lui qu’à l’ombre de ton cou
la vie est volupté.
Promets-lui que tes yeux s’effaceront
devant les siens,
intenses comme un peuple d’étourneaux.
Sois magnanime:
n’était-il pas trop jeune pour comprendre
que ta beauté jalousait sa beauté?
Prépare son retour et fais-lui fête:
ils sont nombreux,
tous les printemps qu’il te rapportera.
Le tournesol est ton meilleur ami.

(Alain Bosquet)

 

 

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LES PERLES DE JADE (Tchan-Tiou-Lin)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019



 jade perles 8

 

LES PERLES DE JADE

J’ai vu passer la première épouse du grand Mandarin Lo-Wang-Li ;
elle se promenait à cheval près du lac,
dans l’allée où la lune blanchit les feuilles de saule.

En se promenant elle a laissé tomber de son cou quelques perles de jade ;
un homme, qui se trouvait là, les a ramassées et s’est enfui très joyeux.

Mais moi, je n’ai pas ramassé de perles,
parce que je regardais seulement le beau visage de la jeune femme,
plus blanc que la lune dans les feuilles de saule,
et je m’en suis allé en pleurant.

(Tchan-Tiou-Lin)

 

 

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D’UNE PERFECTION (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



D’UNE PERFECTION

ce qui est immortel ressemble
aux cigognes venues
d’un soleil égaré
nous n’avons pas le droit
d’en retenir
fût-ce une plume
fût-ce l’ombre d’un cou
va-t-en vivre chez toi
entre tes seins plus borgnes
que l’horizon mort-né
moi je retourne à mon désert
où les mots sont privés de pétales
car je reste quelconque
c’est mon église
car tu restes quelconque c’est ta chance
d’être avoine qui court
ou avoine couchée sous le galop du vent
séparons-nous
puisque tout est parfait

(Alain Bosquet)

Illustration

 

 

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La caverne (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2018


 

La caverne me protège de la douleur;
Dans ses flancs, j’ignore la peur;
Hors de ses murs obscurs, je meurs,
Hors de son toit ailé
Aucun lieu ne me recouvre.
Ses bruits résonnent comme des cloches,
Mais quand ils cessent, d’autres sons
Reviennent, plus tristes et plus secrets.
Ange, descends.
Aucune caverne dans l’air
Ne t’abrite,
Aucune rivière ne te purifie,
Aucune vague ne bénit ton pied.
Caverne, mon Jourdain,
Son silence est un charme argenté,
Ange, je porte ma rivière autour de mon cou,
Ma caverne est ceci et cela,
Mais elle m’éloigne du vent
Et me rassure.

(Dylan Thomas)

 

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Vent (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2018



Vent

Le pouce de l’église
Et la main du village
Agrippent au passage
La robe de la bise

C’est dans le vent fou
Qui passe très bas
Des milliers de bras
Autour de ton cou

Il me jette la nuit
Glaciale au visage
Et comme un voleur fuit
Tout le long du rivage.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Le beau navire (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018



 

Le beau navire

Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l’enfance s’allie à la maturité.

Quand tu vas balayant l’air de ta jupe large,
Tu fais l’effet d’un beau vaisseau qui prend le large,
Chargé de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.

Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.

Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l’enfance s’allie à la maturité.

Ta gorge qui s’avance et qui pousse la moire,
Ta gorge triomphante est une belle armoire
Dont les panneaux bombés et clairs
Comme les boucliers accrochent des éclairs,

Boucliers provoquants, armés de pointes roses !
Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses,
De vins, de parfums, de liqueurs
Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs !

Quand tu vas balayant l’air de ta jupe large,
Tu fais l’effet d’un beau vaisseau qui prend le large,
Chargé de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.

Tes nobles jambes, sous les volants qu’elles chassent,
Tourmentent les désirs obscurs et les agacent,
Comme deux sorcières qui font
Tourner un philtre noir dans un vase profond.

Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules,
Sont des boas luisants les solides émules,
Faits pour serrer obstinément,
Comme pour l’imprimer dans ton coeur, ton amant.

Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ;
D’un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.

(Charles Baudelaire)

Illustration: John William Waterhouse

 

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