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Posts Tagged ‘coucou’

Tu es belle, ma mère (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021



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Tu es belle, ma mère,
Comme un pain de froment.
Et, dans tes yeux d’enfant,
Le monde tient à l’aise.

Ta chanson est pareille
Au bouleau argenté
Que le matin couronne
D’un murmure d’abeilles.

Tu sens bon la lavande,
La cannelle et le lait ;
Ton cœur candide et frais
Parfume la maison.

Et l’automne est si doux
Autour de tes cheveux
Que les derniers coucous
Viennent te dire adieu.

(René Char)

 Illustration

 

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VAGABONDAGE (Pascale Finck)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2021



 

David Hockney -lg

VAGABONDAGE

Pur est le moment d’un vagabondage
Glisser sur un sentier sans savoir où aller
Les pas comme points de suspension
Tous ces éclats de liberté, jaillissent, pétillent…

Cueillir le chant d’un coucou, susurrer l’odeur du sous-bois
Admirer l’oraison des arbres, goûter l’air frais sur sa peau
Enfouir ses mains au fond d’une poche et serrer très fort
Tous ces trésors…

Voyager entre sens et absence…
Réveiller l’essence de son être

Vivre en transparence dans la clarté du jour.

(Pascale Finck)

Illustration: David Hockney

 

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Cheval et cheval (Donka)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020



Illustration: Nisaburo Ito  
    
Cheval et cheval
se sont appelés l’un l’autre
au chant du coucou

(Donka)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Les noires ténèbres (Sanka)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020




    
Les noires ténèbres
donneraient-elles des forces
au chant du coucou

(Sanka)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Dans l’azur du ciel (Rakugo)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020



Illustration
    
Dans l’azur du ciel
le voilà qui va chantant
le coucou

(Rakugo)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Est-il derrière est-il devant (Jûgo)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020




    
Est-il derrière
est-il devant dans la lande
le coucou qui chante

(Jûgo)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Toujours occupé (Chôsetsu)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020



    

Toujours occupé
à peine j’ai entendu
le chant du coucou

(Chôsetsu)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Lorsque parait la lune citadine (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020




Lorsque parait la lune citadine sur les places
Et la ville assoupie s’en illumine lentement,
Et la nuit s’épaissit, pleine de cuivre et de mélancolie,
Et la cire mélodieuse au temps cruel fait place;

Et le coucou gémit au sommet de sa tour de pierre,
Et la blême moissonneuse, en ce monde sans souffle descendue,
Fait bruire doucement les énormes aiguilles d’ombres
Et répand la paille jaune sur le plancher de bois…

(Ossip Mandelstam)


Illustration: Alina Maksimenko

 

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LES EAUX ET LES FORÊTS (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2020



Nicholas Hely Hutchinson e488bb [1280x768]

 

LES EAUX ET LES FORÊTS

I
La clarté de ces bois en mars est irréelle,
tout est encor si frais qu’à peine insiste-t-elle.
Les oiseaux ne sont pas nombreux; tout juste si,
très loin, où l’aubépine éclaire les taillis,
le coucou chante. On voit scintiller des fumées
qui emportent ce qu’on brûla d’une journée,
la feuille morte sert les vivantes couronnes
et suivant la leçon des plus mauvais chemins,
sous les ronces, on rejoint le nid de l’anémone,
claire et commune comme l’étoile du matin.

II
Quand même je saurais le réseau de mes nerfs
aussi précaire que la toile d’araignée,
je n’en louerais pas moins ces merveilles de vert,
ces colonnes, même choisies pour la cognée,
et ces chevaux de bûcherons… Ma confiance
devrait s’étendre un jour à la hache, à l’éclair,
si la beauté de mars n’est que l’obéissance
du merle et de la violette, par temps clair.

III
Le dimanche peuple les bois d’enfants qui geignent,
de femmes vieillissantes; un garçon sur deux saigne
au genou, et l’on rentre avec des mouchoirs gris,
laissant de vieux papiers près de l’étang… Les cris
s’éloignent avec la lumière. Sous les charmes,
une fille retend sa jupe à chaque alarme,
l’air harassé. Toute douceur, celle de l’air
ou de l’amour, a la cruauté pour revers,
tout beau dimanche a sa rançon, comme les fêtes
ces taches sur la table où le jour nous inquiète.

IV
Toute autre inquiétude est encore futile,
je ne marcherai pas longtemps dans ces forêts,
et la parole n’est ni plus ni moins utile
que ces chatons de saule en terrain de marais :
peu importe qu’ils tombent en poussière s’ils brillent,
bien d’autres marcheront dans ces bois qui mourront,
peu importe que la beauté tombe pourrie,
puisqu’elle semble en la totale soumission.

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Nicholas Hely Hutchinson

 

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Ailleurs, la lumière te fête (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2020



Sur l’herbe du talus
Tu ne t’es pas assise

Et le chant du coucou
Ne t’a pas rencontrée.

Ailleurs, sans doute, ailleurs,
La lumière te fête,

Mais ici je suis seul
A vivre pour nous deux.

(Guillevic)


Illustration

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