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Elle marche tout en beauté… (George Gordon Lord Byron)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2017



Elle marche tout en beauté…

Elle marche tout en beauté comme la nuit
Des climats sans nuage et des cieux étoilés ;
Et le plus pur de la clarté comme de l’ombre
Se rassemble dans son aspect et dans ses yeux,
Prenant le velouté de la tendre lumière
Que refuse le ciel au jour éblouissant.

Une nuance en plus, un seul rayon en moins,
Gâteraient à demi la grâce incomparable
Qui vient flotter dessus chaque tresse d’ébène,
Ou sur ses traits se pose avec légèreté ;
Là, des pensées d’une douceur sereine expriment
La pureté, la tendresse de leur demeure.

Et parant cette joue, parant aussi ce front
Si calmes et si doux, pourtant si éloquents,
Le sourire charmeur, les couleurs éclatantes,
Ne parlent que de jours vécus dans la bonté,
Esprit en paix avec toute chose ici-bas,
Coeur dont l’amour traduit la profonde innocence!

***

She walks in beauty…

She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes:
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.

One shade the more, one ray the less,
Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express
How pure, how dear their dwelling place.

And on that cheek, and o’er that brow,
So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!

(George Gordon Lord Byron)


Illustration: Frederic Leighton

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Jardins (José Ángel Valente)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2015




Jardins

ET LA FIDÉLITÉ qui se dilue
entre les seins obscurs de l’après-midi
et le coeur d’eau qui fait naufrage
dans le papier de cendre de l’étang
et les pleurs légers et leurs minces fils
de brume filée par des araignées fragiles
et la dernière marche
et le pied qui sur elle se change en main
et nous salue céréale, nous emporte,
et allons-nous en, dit-il, encore et toujours,
et allons
allons vers les ors de l’ombre ancienne.

***

Jardines

Y LA FIDELIDAD que se deslíe
en los oscuros senos de la tarde
y el corazón de agua que naufraga
en el papel ceniza del estanque
y el llanto tenue y sus pequeños hilos
de niebla hilada por arañas frágiles
y el último peldaño
y el pie que en él en mano se convierte
y nos saluda cereal, nos lleva,
y vámonos, nos dice, aún y aún,
y vamos
hacia los oros de la sombra antigua.

(José Ángel Valente)

Illustration

 

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