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Poésie

Posts Tagged ‘crue’

Jeunes enlacés (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019




    
Jeunes enlacés
Des amoureux sur les berges
Passions en crue…

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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Iris rescapé (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



 

Talon Abraxas 1980 - British Surrealist painter - Tutt'Art@ (26) [1280x768]

Quand les conséquences ne sont plus niées,
le poème respire, dit qu’il a obtenu son aire.
Iris rescapé de la crue des eaux.

(René Char)

Illustration: Talon Abraxas

 

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J’ai semé la solitude le long de mes murs (Emmelie Prophète)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2019


 


 épaule

J’ai semé la solitude le long de mes murs
mis des barrages à vos crues,
la tendresse en berne.
L’amour de ce côté
est une ancienne histoire.
Ce qui nous lie encore
c’est un hasard
inqualifiable.

(Emmelie Prophète)

Illustration

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BOEUF MORT (Manuel Bandeira)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



boeuf [800x600]
BOEUF MORT

Comme dans les eaux troubles d’une crue,
Je me sens à demi submergé
Parmi les ruines du présent
Divisé, subdivisé,
Où roule, énorme, le boeuf mort,
Boeuf mort, boeuf mort, boeuf mort.

Arbres du calme paysage,
Avec vous — altiers, si riverains! —
L’âme demeure, l’âme interdite,
Interdite à jamais.
Tandis que le corps, lui, s’écoule avec le boeuf mort,

Boeuf mort, boeuf mort, boeuf mort.

Boeuf mort, boeuf démesuré,
Boeuf épouvantablement, boeuf

Mort, sans forme ni sens
Ni signification. Ce qu’il fut
Personne ne le sait. Désormais c’est un boeuf mort.

Boeuf mort, boeuf mort, boeuf mort!

(Manuel Bandeira)

Illustration

 

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FRUITS ET LEGUMES (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018



 

épicerie

FRUITS ET LEGUMES

Légumes, fruits, couleurs de la belle
saison. Quelques corbeilles où pour la soif
se laissent voir de douces pulpes crues.

Entre un enfant aux jambes nues,
impérieux, il s’enfuit.

L’humble échoppe
s’assombrit, elle vieillit comme
une mère.

Dehors, lui, au soleil
il s’éloigne, suivi de son ombre, léger.

(Umberto Saba)

Illustration: Alain Gaudin

 

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Le poème (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018



Illustration: Claude Cordier 
    
Le poème connaît aussi les crues.

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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Sirius (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2018



Sirius [800x600]

Les murs ne tombent pas
[41]

Sirius :
quel mystère est ceci ?

tu es graine,
blé près du sable,
enfermé dans du plomb noir,
terre labourée.

Sirius :
quel mystère est ceci ?

tu es noyé
dans la rivière ;
les crues de printemps
forcent l’ouverture des vannes.

Sirius :
quel mystère est ceci ?

là où la chaleur rompt et brise
l’étendue de sable,
tu es une brume
de neige : petites fleurs, blanches.

***

Sirius:
what mystery is this?

you are seed,
corn near the sand,
enclosed in black-lead,
ploughed land.

Sirius:
what mystery is this?

you are drowned
in the river;
the spring freshets
push open the water-gates.

Sirius:
what mystery is this?

where heat breaks and cracks
the sand-waste,
you are a mist
of snow: white, little flowers.

(Hilda Doolittle)

 

 

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Les treuils, les cordes, les poulies (Jacques Dupin)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018



Illustration: Edvard Munch
    
Les treuils, les cordes, les poulies, — les volants et les
leviers — les manettes, les trappes, les glissières — la
poussière et les aboiements — toute la machinerie du
théâtre mental se met en marche, fonctionne à vide,
fonctionne pour le vide, pour le divertissement du
vide…
jusqu’à ce que le fleuve en crue sur lequel est flot
tant ce théâtre, s’engouffre entre les colonnes et les ors,
et apporte un dénouement à une vacance éternelle de
drame. Tout ce qui roule entre mes tempes, de séche
resse et de cailloux, à les faire éclater, comme à travers
un cirque de montagne qui amplifie son grondement, et
roule, et déferle contre vos genoux

(Jacques Dupin)

 

Recueil: Le corps clairvoyant
Traduction:
Editions: Gallimard

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La rivière de l’Ouest à Chu-zhou (Wei Ying-wu)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2018




    
La rivière de l’Ouest à Chu-zhou

Au bord de l’eau, seul à chérir ces herbes cachées
Un loriot jaune chante là-haut au fond des feuillages
Chargée de pluie, monte au soir la crue printanière
Embarcadère désert : flottant de travers, une barque…

(Wei Ying-wu)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Mers écarlates (Luis Cernuda)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2017



Illustration
    
Mers écarlates

Un gémissement mollusque
Ne semble d’aucune importance ;
Mais de nuit un gémissement c’est les vagues
De marbre enflammé,
Corolles fatiguées
Ou lascives colonnes.

Un gémissement n’est rien ; ce sont les mers
Couronnées d’automne
Face à la porte sèche, comme un lit de fleuve
Oublié de tous,
Sa douleur contre un mur.

Un cri pourrait avoir peut-être plus de charme,
Avec le manteau écarlate,
Avec la poitrine écarlate.

Ce sont les mers, les mers en crue
Traversant des villes fumantes.

***

Un gemido molusco

Parece nada de importancia;
Mas de noche un gemido son las olas
De mármol encendido,
Corolas fatigadas
O lascivas columnas.

Un gemido no es nada; son los mares
Coronados de otoño
Ante la puerta seca, como cauce
Olvidado de todos,
Su dolor contra un muro.

Un grito acaso pueda ofrecer más encantos,
Con el manto escarlata,
Con el pecho escarlata.

Son los mares, los mares desbordados
Que atraviesan ciudades humeantes.
Mares escarlata

(Luis Cernuda)

 

Recueil: Un fleuve, un amour
Traduction: Jacques Ancet
Editions: Fata Morgana

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