Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘culotte’

C’est toi sur la photographie (Jacques Sojcher)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2019




    
C’est toi sur la photographie
avec ce petit manteau
de fourrure.
C’est toi dans la classe
d’école,
en culotte courte,
avec ton air d’enfant
sage.

(Jacques Sojcher)

 

Recueil: L’idée du manque
Traduction:
Editions: Fata Morgana

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE BOURDON (Benoît Pastisson)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018



LE BOURDON

Ce poème
Je l’écris pour le vendre.
Certes, il n’est pas terrible,
Mais j’utiliserai tous les moyens possibles :
Je taperai du poing,
Je couperai la parole,
J’adapterai mon image,
Je montrerai ma culotte,
Je travaillerai mon sourire,
Je soudoierai les journalistes,
Je collaborerai avec les ennemis,
Je coucherai avec tous les obstacles,
Je ferai des crasses à mes meilleurs amis,
Je développerai les subtilités de l’hypocrisie.
Car pour réussir, il faut développer des talents de
c
l
o
c
h
e

(Benoît Pastisson)

 

 

Posted in humour, méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En revenant de Saint-Martin (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2018



Bebe rabbit

En revenant de Saint-Martin

En revenant de Saint-Martin, j’ai rencontré un p’tit lapin
dessus la neige et tout tremblant dans son joli sac de poils blancs.

Il avait l’air, sous les ételles, d’un pèlerin de Compostelle
et qui tremblait, tremblait, tremblait, comme à ton bras la boîte au lait.

J’l’ai mis tout froid dans mon paletot. Il m’a dit qu’il avait trop chaud.

J’l’ai mis tout chaud dans mon gilet. Il m’a dit : De l’air, s’il te plaît !

Alors j’l’ai mis dans ma culotte. Il a mangé ma p’tite carotte.

(Paul Fort)

 

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Le bon roi Dagobert (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Le bon roi Dagobert
Avait sa culotte à l’envers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est mal culottée
C’est vrai lui dit le roi
je vais la remettre à l’endroit
Le boi roi Dagobert
Chassait dans la plaine d’Anvers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est bien essouflée
C’est vrai lui dit le roi
Un lapin courait après moi
Le bon roi Dagobert
Voulait s’embarquer sur la mer
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi Votre majesté
Se fera noyer
C’est vrai, lui dit le roi
On pourra crier : le roi boit !
Le bon roi Dagobert
Mangeait en glouton
du dessert Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi vous êtes gourmand
Ne mangez pas tant
C’est vrai lui dit le roi
Je ne le suis pas tant que toi

Avait sa culotte à l’envers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est mal culottée
C’est vrai lui dit le roi
je vais la remettre à l’endroit
Le boi roi Dagobert
Chassait dans la plaine d’Anvers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Est bien essouflée
C’est vrai lui dit le roi
Un lapin courait après moi
Le bon roi Dagobert
Voulait s’embarquer sur la mer
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi Votre majesté
Se fera noyer
C’est vrai, lui dit le roi
On pourra crier : le roi boit !
Le bon roi Dagobert
Mangeait en glouton
du dessert Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi vous êtes gourmand
Ne mangez pas tant
C’est vrai lui dit le roi
Je ne le suis pas tant que toi

Le bon roi Dagobert
Avait un grand sabre de fer
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, votre majesté
Pourrait se blesser
C’est vrai lui dit le roi
Qu’on me donne un sabre de bois
Le bon roi Dagobert
Faisait des vers tout de travers
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, laissez aux oisons
Faire des chansons
C’est vrai lui dit le roi
C’est toi qui les feras pour moi
Le bon roi Dagobert
Craignait fort d’aller en enfer
Le bon saint Eloi lui dit
O mon roi, je crois bien, ma foi
Qu’ vous irez tout droit
C’est vrai lui dit le roi
Ne peux-tu pas prier pour moi ?
Quand Dagobert mourut
Le diable aussitôt accourut
Le grand saint Eloi lui dit
O mon roi, satan va passer
Faut vous confesser
Hélas, lui dit le roi
Ne pourrais-tu pas mourir pour moi ?

(Anonyme)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Promenons-nous dans les bois (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Promenons-nous dans les bois

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas.
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n’y est pas,
Il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ?
Je mets ma culotte.
Je mets mes chaussettes (…)
Je prends mon fusil et j’arrive….

(Anonyme)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 2 Comments »

Frou-Frou (Montréal et Blondeau)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
Frou-Frou

La femme porte quelquefois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant

Refrain
Frou frou, frou frou par son jupon la femme
Frou frou, frou frou de l’homme trouble l’âme
Frou frou, frou frou certainement la femme
Séduit surtout par son gentil frou frou

La femme ayant l’air d’un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C’est le frou frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l’homme entend ce frou frou
C’est étonnant tout ce qu’il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s’électrise, il devient fou

au Refrain

En culotte me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou frou
Une femme n’est pas complète
Lorsqu’on la voit retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou frou
C’est comme un bruit d’aile
Qui passe et vient vous caresser

au Refrain

(Montréal et Blondeau)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Au Bois Lacté (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017



Au Bois Lacté

Le temps passe. Écoute.
Le temps passe. Rapproche-toi.

Tu es le seul à pouvoir entendre le sommeil des maisons, dans les rues,
dans la nuit lente profonde salée et noire de silence, la nuit en bandelettes.

Toi seul peux voir, dans les chambres aveuglées de jalousies,
les combinaisons culottes et les jupons sur les chaises,
les brocs et les cuvettes, les verres à dentiers, le Nième Commandant au mur
et les portraits jaunissants des morts attendant le petit oiseau qui va sortir.

Toi seul peux entendre et voir, derrière les yeux des dormeurs,
les mouvements et les pays et les labyrinthes
et les couleurs et les constellations et les arcs-en-ciel
et les airs de chansons et les désirs et les envolées
et les chutes et les désespoirs et les mers immenses de leurs songes…

***

Under Milk Wood

Time passes. Listen. Time passes.

Come closer now.
Only you can hear the houses sleeping in the streets
in the slow deep salt and silent black, bandaged night.

Only you can see in the blinded bedrooms,
the combs and petticoats over the chairs,
the jugs and basins, the glasses of teeth, Thou Shalt Not on the wall,
and the yellowing, dickybird-watching pictures of the dead.

Only you can hear and see, behind the eyes of the sleepers,
the movements and countries and mazes
and colours and dismays and rainbows
and tunes and wishes and flight
and fall and despairs and big seas of their dreams.

(Dylan Thomas)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Avec Fanon (Maurice Fanon)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



Illustration: Fabienne Contat
    
Avec Fanon

C’est peut-être à coup de châtaigne qu’on devient marron
C’est peut-être à coup de bonbaine qu’on devient neutron
C’est peut-être à coup de canon qu’on se fait un bâton de maréchal
Une veuve joyeuse, une gueule cassée deux étoiles
C’est peut-être en débitant du saucisson qu’on fait fortune dans la chanson
Faudra que j’essaye avec Fanon…

C’est peut-être à petits coups de blanc qu’on devient poivrot
C’est peut-être à petits coup de dents qu’on devient salaud
C’est peut-être à coup de métro qu’on se fait une gueule de parigot
Qui ne pense plus qu’à sa voiture à son frigo
C’est peut-être en montrant le fond de son pantalon
Qu’on fait son trou dans la chanson
Faudra que j’essaye avec Fanon…

C’est peut-être par la calotte qu’on devient païen
C’est peut-être par la culotte qu’on devient putain
C’est peut-être par le calot qu’on devient crétin
par le culot qu’on devient quelqu’un
Qui ne fait rien de ses deux mains
C’est peut-être en chantant mon cul sur la commode

Qu’on se fait une chanson à la mode
Faudra que j’essaye avec Fanon…

C’est peut-être au chapeau qu’on voit l’homme d’affaires
C’est peut-être aux affaires qu’on voit le gangster
C’est peut-être à coup d’oseille qu’on se fait sa place au soleil
A coup de baise-main qu’on se fait un lit à baldaquin
C’est peut-être en marchant sur les mains des copains
Qu’on se fait un nom dans la chanson
Faudra que j’essaye avec Fanon…

C’est peut-être en forgeant qu’on devient forgeron
C’est peut-être en ahanant qu’on devient bûcheron
C’est peut-être en bourlinguant qu’on devient matelot
A coup de faucille qu’on devient marteau,
A coup de marteau qu’on fait le gros dos
C’est peut-être à coup de chansons sans concession
Qu’on fait sa petite révolution chez les rois loups de la chanson
C’est peut-être à cause d’une chanson
Qu’en une nuit comme des champignons
Poussent les amis qui font la rime à mes chansons.

(Maurice Fanon)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Médiévallonnementionnellement (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



serge-marshennikov-_500

Médiévallonnementionnellement

Ma princesse charmeresse a de belles fesses
Des seins divinement saintement ciselés
Un visage de nacre encadré de deux tresses
Des joues sur lesquelles j’aime à me reposer

Or ses immenses mammes sont pleines d’amour
Sa croupe potelée est vouée à Éros
Sa poitrine opulente n’égale que le tour
De ses reins bien cambrés sous sa culotte rose

Le reste est trop secret pour être révélé
Et je me tairai donc sur les plus beaux tournois
Que la damoiselle m’offre et sait me donner

Avec vigueur et puis tendresse quelquefois
Je me contenterai de vous laisser rêver
À mes lances rompues pour ma belle adorée

(Jean-Claude Demay)

Illustration: Serge Marshennikov

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MON P’TIT VOYOU (Léo Ferré)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2015



 

Aaron Westerberg (13) [1280x768] [1280x768]

MON P’TIT VOYOU

Quand tout est gris
J’en bourre ma pipe à gamberger
D’ailleurs la vie m’a culotté
Quand tout est gris
J’en mets partout dans ta carrée
Y a pas de raison que je te laisse griser
La vie mon petit voyou
Ça se dresse un point c’est tout

Quand tout est bleu
Y a le permanent dans tes quinquets
Les fleurs d’amour s’foutent en bouquet.
Quand tout est bleu
C’est comme un train qui tend ses bras
Y a pas de raison que j’ne te prenne pas
La vie mon petit voyou
Ça se prend par le bon bout

Quand tout est vert
Et qu’la nature bat ses tapis
On y a joué tous nos habits
Quand tout est vert
C’est comme l’espoir qui va tout nu
On l’a fringué comme on a pu
La vie mon petit voyou
Ça se vend à des prix fous

Quand tout sera noir
Et qu’on fumera des fleurs fanées
On s’en repassera les mêmes goulées
Quand tout sera noir
Les petits oiseaux pourront becqueter
Aux mots d’amour qu’on a causé
Alors mon petit voyou
La vie qu’est-ce qu’on s’en fout

(Léo Ferré)

Illustration: Aaron Westerberg

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :