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Poésie

Posts Tagged ‘(David Herbert Lawrence)’

Je voudrais (David Herbert Lawrence)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



 

Illustration: Gilbert Garcin
    
Je voudrais qu’il fasse partout obscur
sur moi, au-dehors, lourdement obscur
absolument.

***

I wish it would be completely dark everywhere,
inside me, and out, heavily dark
utterly.

(David Herbert Lawrence)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Lorand Gaspar et Sarah Clair
Editions: Gallimard

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Des dieux (David Herbert Lawrence)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



Illustration: Orina Kafe
    
Des dieux, vous demandez des dieux ?
Là où il y a femme il y a cygne.

***

Gods, do you ask for gods ?
Where there is woman there is swan.

(David Herbert Lawrence)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Lorand Gaspar et Sarah Clair
Editions: Gallimard

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QUE N’AI-JE CONNU UNE FEMME ? (David Herbert Lawrence)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
QUE N’AI-JE CONNU UNE FEMME ?

Que n’ai-je connu une femme
qui serait comme un feu rouge dans l’âtre
rayonnante après les agitations du jour?

Ainsi l’on pourrait s’approcher d’elle
dans la rouge quiétude du crépuscule
et trouver sa joie en elle
sans avoir à faire l’effort poli de l’aimer
ou l’effort mental de faire sa connaissance.
Sans avoir à prendre froid en lui parlant.

***

I WISH I KNEW A WOMAN –

I wish I knew a woman
who was like a red fire on the hearth
glowing after the day’s restless draughts.

So Mat one could draw near ber
in the red stillness of the dusk
and really take delight in her
witbout having to make Me polite effort of loving her
or the mental effort of making her acquaintance.
Without having to take a chill, talking to her.

(David Herbert Lawrence)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Lorand Gaspar et Sarah Clair
Editions: Gallimard

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Premier matin (David Herbert Lawrence)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2015



Premier matin
La nuit a été un échec
Mais pourquoi pas – ?
Dans le noir
L’aube pâle moussant à la fenêtre
A travers la croisée noire
Je n’ai pu être libre
Me libérer du passé; de ces autres –
Et notre amour a tourné au chaos,
A l’horreur
Tu t’es détournée pour me fuir
Maintenant, au matin
Assis sur le banc près du petit autel,
Nous regardons les parois montagneuses
Parois d’ombre bleue,
Et voyons tout près, à nos pieds dans la prairie
Les aigrettes de pissenlit par milliers
Bulles enchevêtrées dans l’herbe vert foncé
Immobiles sous l’éclat du soleil …
Cela suffit, tu es proche …
Les montagnes sont en équilibre
Les semences de pissenlit à demi enfouies dans l’herbe :
Toi et moi ensemble
Nous les portons, allègres et superbes
Sur notre amour
Fier et joyeux
Elles se dressent sur notre amour,
Tout part de nous,
Nous sommes la source.

***

First morning

The night was a failure
but why not–?

In the darkness
with the pale dawn seething at the window
through the black frame
I could not be free,
not free myself from the past, those others–
and our love was a confusion,
there was a horror,
you recoiled away from me.

Now, in the morning
As we sit in the sunshine on the seat by the little shrine,
And look at the mountain-walls,
Walls of blue shadow,
And see so near at our feet in the meadow
Myriads of dandelion pappus
Bubbles ravelled in the dark green grass
Held still beneath the sunshine–

It is enough, you are near–
The mountains are balanced,
The dandelion seeds stay half-submerged in the grass;
You and I together
We hold them proud and blithe
On our love.
They stand upright on our love,
Everything starts from us,
We are the source.

(David Herbert Lawrence)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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