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Poésie

Posts Tagged ‘debout’

Le temps (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017


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Le temps, le temps
A pu faire d’une flamme
Une pierre qui dort debout

(Guillevic)

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Le brin de paille (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



Le brin de paille
Au bord du chemin

Croit se souvenir
Que lui aussi

A été debout.

(Guillevic)

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Tu te souviens (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2017



Tu te souviens
Notre maison était solitaire debout
dans la mêlée des oliviers et des figues
Et la source dormait tout contre cela petite petite pupille

Tu te souviens
Le bois battait des ailes comme les papillons
C’était première nuit sur la terre…

La Nuit…

Creuse l’abîme de ton sein
deviens labyrinthe et prends-moi

(Adonis)

Illustration: Guy Borremans

 

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Ce n’était pas la Mort (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017



Ce n’était pas la Mort, car j’étais debout
Et que tous les Morts, gisent –
Ce n’était pas la Nuit, car toutes les Cloches,
Langue dardée, sonnaient Midi.

Ce n’était pas le Gel, car sur ma Chair
Je sentais – ramper – des Siroccos –
Ni le Feu – car le seul Marbre de mes pieds
Eût gardé frais, un Sanctuaire –

Pourtant, j’éprouvais tout cela ensemble,
Les Formes que j’ai vues
Apprêtées, pour l’Enterrement,
Me rappelaient la mienne –

Comme si pour l’adapter à un cadre,
On eût rogné ma vie,
Et qu’elle ne pût respirer sans clé,
On aurait dit Minuit –

Quand tout ce qui tictaque – stoppe –
Et que partout – bée l’espace –
Ou que l’Affreux gel – aux matins d’Automne,
Abolit le Sol Palpitant –

Mais surtout, le Chaos – Sans bornes – froid –
Sans une Chance, ou un espar –
Ni même l’Annonce d’une Terre –
Pour justifier – le Désespoir.

(Emily Dickinson)


Illustration: Sabin Balasa

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Cologne (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2017



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Cologne

Temps du cœur, ils sont debout
les rêvés
pour les chiffres de minuit.

un peu parla dans le silence immobile, un peu se tut
un peu alla son chemin.
Banni et perdu
étaient chez eux.

Vous cathédrales.
Vous cathédrales, pas vu
vous fleuves, pas entendu
vos horloges si profondes en nous.

(Paul Celan)

Illustration

 

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Nue, debout (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



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Nue, debout, les mains derrière le dos,
comme si on les lui avait
serrées dans des liens. Les seins
dressés, qui peuvent inviter à la morsure

comme aux baisers. Solide enfant
dont une petite forêt ombreuse
ceint la zone amoureuse,
charmante pudeur de nature. Rien,

elle n’a rien d’autre. Mais encore deux pommes
bien rondes et couplées avec grâce
paraissent appeler le doux
châtiment de l’enfance. Oh combien

voudraient pour eux l’éclair
du plaisir promis à mes yeux,
qui est souvent le paradis,
et plus souvent est l’enfer sans issue !

(Umberto Saba)

Illustration

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Il y avait sous un hangar (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



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Il y avait sous un hangar
une brouette grise que sa fonction lassait
sur un mur chaulé des outils mal connus
une hache désormais sans écho
le jour debout dans une porte ouverte
et posée contre un chevalet
une scie dont la lame
dentelait la lumière

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Entre les fleurs un arrosoir (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



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Entre les fleurs un arrosoir
debout sur les graviers

Son fer blanc terni
cabossé sur le flanc droit

L’odeur des lilas

Rien d’autre

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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CRÉPUSCULE, AUBE (László Marsall)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017




CRÉPUSCULE, AUBE

Nuage erre : un cygne a mal.
L’occident : cercueil de feu.
Vient la lune : femme en pleurs,
sur le monde : ses cheveux.

Je m’enroule aux rais de lune,
debout, coiffé d’un grand heaume,
soleil naît sur un lit chaud,
je meurs dans la nouvelle aube.

(László Marsall)

 

 

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DANS UN LENT IMPARFAIT (Sándor Csoóri)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2017



DANS UN LENT IMPARFAIT

Lentement, afin que rien ne casse,
lentement, afin que rien ne passe,
lentement, afin que le coeur s’use debout.

En rampant vaguement, comme un roi-des-chenilles vert,
comme la vermine des charrettes à bras
à travers le temps calciné ; —
la jambe appartient dès lors à l’anéantissement
et déjà la main elle aussi se dessèche.

Lentement, tout comme en l’homme disparaît l’oiseau,
la ville dans les villes,
mon corps dans le corps du monde ; —
dans un lent imparfait,
devant un éclair de magnésium qui tarde.

(Sándor Csoóri)

Illustration: Chloe Yzoard

 

 

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