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GABRIEL PÉRI (Paul Éluard)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2020



GABRIEL PÉRI
    
Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amis
Ajoutons-y Péri
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.

(Paul Éluard)

 

Recueil: Au rendez-vous allemand
Traduction:
Editions:

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Ô Volonté de Dieu (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2020




    
Ô Volonté de Dieu

Ô Volonté de Dieu, tu t’éveilles et le Vide
s’emplit, les hommes t’ont nommée force, et tes ailes
emportent les étoiles dans leur ronde
inlassable ; son, lumière, forme
sont les masques de ton mouvement éternel.
Nous voyons ce que tu choisis, mais c’est toi que nous voyons.

Moi, Morcundeya, délivré des mondes,
le Voyant — mais c’est Dieu seul qui voit ! –
je m’affranchis des liens qui retiennent ici-bas
l’homme à sa petitesse, perdu depuis la nuit des temps
dans le spectacle que ses sens tissent autour de lui ;
je les découvre et ne suis plus leurré.
Mais avant que je m’élance, avant que je devienne
le vaste et lumineux Infini, et que libéré du passé
et de l’avenir, j’oublie ces êtres qui forgent leurs propres fers,
une fois je parlerai et vous dirai ce que je vois.
Le reste est Dieu. Partout, il n’est plus que silence.
Mes yeux au-dedans s’ouvrirent et je vis.

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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Le Chant de triomphe de Trishancou (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2020



Trishancou 
    
Le Chant de triomphe de Trishancou

Je ne mourrai pas.
Bien que ce corps, quand l’esprit sera las
de son étroite demeure, doive nourrir les flammes,
ma maison brûlera, moi pas.

Abandonnant cette gaine
je découvrirai un vaste espace éthéré.
À la tombe avide échappera mon esprit,
trompant l’étreinte de la mort.

La Nuit retiendra
le soleil en ses profondeurs glacées ; le Temps aussi devra cesser ;
les astres qui peinent auront leur délivrance.
Je ne cesse pas, moi, je demeure.

Avant que les premières graines
fussent semées sur terre, j’étais déjà vieux,
et quand se refroidiront des planètes point encore nées
mon histoire se poursuivra.

Je suis la lumière
au coeur des étoiles, la force léonine et la joie des matins ;
je suis l’homme et la jeune fille et le petit garçon,
protéen, infini.

Je suis l’arbre
qui se dresse, solitaire, sur le bleu sans limite ;
je suis la rosée qui pleut en silence
et la mer illimitée.

Je tiens le ciel entre mes mains
et soutiens la terre exubérante.
À ma naissance j’étais l’éternel Penseur
et le demeurerai après ma mort.

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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La poésie circulaire (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2020




L’homme découvre la poésie circulaire
il s’aperçoit qu’elle roule et tangue
comme les flots de la botanique
et prépare périodiquement son flux et son reflux

(Benjamin Péret)

Illustration

 

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LA FENÊTRE (Forough Farrokhzad)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2020



Illustration: Barbaras BilderKunst
    
LA FENÊTRE

Quand ma foi
s’accrochait au faible fil de la justice
et que partout en ville
les cœurs de mes lampes
se brisaient et volaient en éclats,
quand le foulard noir de la loi
bandait les yeux d’enfant de mon amour
et que des fontaines de sang
giclaient des pauvres temples de mon désir,
quand la vie n’était rien de plus,
rien d’autre que le tic – tac d’une horloge,
j’ai découvert que je dois,
de manière absolue et sans mesure
dois aimer.

***

***

THE WINDOW

When my faith was hanging
by the weak thread of justice
and in the whole city
the hearts of my lamps were
being torn to pieces,
when the childlike eyes of my love
were being blindfolded by law’s black kerchief,
and fountains of blood were gushing forth
from the distressed temples of desire,
when my life was no longer anything,
nothing but the tick-tock of a wall clock,
I discovered that I must,
that I absolutely had to
love madly.

***

***

A JANELA

Quando a minha fé ainda dependia
do fio fraco da justiça
e em toda a cidade
os corações das minhas lâmpadas ficaram
feitos em pedaços;
quando os olhos infantis do meu amor
foram vendados com o pano escuro da lei,
e fontes de sangue escorriam aos borbotões
dos templos angustiados do meu desejo;
quando a minha vida já não era nada,
nada mais do que o tique-taque de um relógio de parede,
descobri então que devia,
que tinha obrigatoriamente
que amar com loucura.

***

LA VENTANA

Cuando mi fe aun pendía
del hilo débil de la justicia
y en toda la ciudad
los corazones de mis lámparas quedaron
hechos pedazos;
cuando los ojos infantiles de mi amor
fueron vendados con el pañuelo negro de la ley,
y fuentes de sangre manaban a borbotones
de los templos angustiados de mi deseo;
cuando mi vida ya no era nada,
nada más que el tic-tac de un reloj de pared,
descubrí entonces que debía,
que tenía absolutamente
que amar con locura.

****

DAS FENSTER

Als mein Glaube
am seidenen Faden der Gerechtigkeit hing
und in der ganzen Stadt
die Herzen der Lichter
in Stücke gerissen waren,
als die kindlichen Augen meiner Liebe
mit dem schwarzen Kopftuch des Gesetzes verbunden wurden,
und Fontänen von Blut
aus den verzweifelten Tempeln meines Verlangens strömten,
als mein Leben nichts mehr war,
nichts anderes als das Ticken einer Wanduhr,
entdeckte ich dass ich lieben muss,
dass ich unbedingt,
wahnsinnig lieben muss.

***

FEREASTRA

Când mi-a rămas credința suspendată
de firul gingaș al dreptății atârnând
iar prin oraș, răpusă la pământ,
inima razei mele a zăcut
călcată în picioare,
când din nevinovații ochi ai dragostei
sub vălul negru și reglementar ascunși
prinse-a țâșni izvorul sângelui
ce-a inundat locașul cel mai sfânt,
viața-mi pierdu orice valoare,
și numai sunetul pendulei
a mai bătut secundele
în care-am înțeles că negreșit
va trebui himeric să iubesc.

***

HET VENSTER

Toen mijn geloof
aan de zwakke draad van de gerechtigheid hing
en overal in de stad
de harten van mijn lampen
gebroken en versplinterd waren,
toen de kinderlijke ogen van mijn liefde
geblinddoekt werden door het zwarte hoofddoek van de wet,
en fonteinen van bloed
uit armoedige tempels van mijn verlangen gutsten,
toen mijn leven niets meer was,
niets anders, dan de tik tak van een wandklok,
ontdekte ik dat ik moet,
dat ik absoluut en mateloos
moet beminnen.

***

***

私の信念が正義という 名の細い糸でぶらさがり
街中で心臓の灯りが粉々に砕け散る時、
また、恋人の子どものような眼が
法律の黒いスカーフで覆われていて、
血の泉が打ちひしがれた欲望の寺院から湧き出る時
もう私の命は何ものでもなく
壁時計のチクタク鳴る音でしかない
その時に私は気づくのだ
狂ったように人を愛さなければいけないことを

***

GLUGGINN

Þegar trú min hékk
í veikum þræði réttlætis
og hjörtu lampa minna
voru tætt í sundur
út um alla borg,
þegar svartur klútur laganna
var bundinn fyrir barnsleg augu elskunnar minnar
og blóðið gaus fram úr
illa förnum hofum ástarinnar,
þegar líf mitt var ekki lengur neitt,
ekkert nema tifið í klukkunni á veggnum,
fann ég að ég yrði,
að ég gæti ekki annað
en elskað hömlulaust.

***

ΠΑΡΑΘΥΡΟ

Καθώς η πίστη μου κρέμονταν
απ’ τη λεπτή κλωστή της δικαιοσύνης
και σ’ όλη την πόλη του φωτός μου η καρδιά
είχε θρυμματιστεί
καθώς τα παιδικά της αγάπης μου μάτια
είχαν δεθεί με του νόμου το μαντήλι
και συντριβάνια αίμα χύνονταν
απ’ το απελπισμένο τέμπλο της επιθυμίας
καθώς η ζωή μου δεν είχε πια καμμιάν αξία
τίποτα παρά ένα χτύπημα του ρολογιού στον τοίχο,
αποφάσισα ότι έπρεπε
αναμφισβήτητα
να ξαναγαπήσω.

***

OKNO

Kiedy moja wiara wisiała
na wątłej nici sprawiedliwości
i w całym mieście
serca moich lamp
wciąż rozrywano na kawałki,
kiedy dziecinne oczy mojej miłości
zawiązane były czarną chustą prawa,
i tryskały fontanny krwi
z nieszczęsnych świątyń pożądania,
kiedy moje życie nie było już czymkolwiek,
niczym tylko tykaniem ściennego zegara,
odkryłam, że muszę,
że absolutnie muszę
kochać szaleńczo.

***

***

窗 户
当我的信仰被
正义的丝线悬挂
在整个城市
我的灯心正
被撕成碎片,
当我的童贞爱眼
被法律的黑手帕蒙住,
血液之泉正从痛苦的
欲望神殿喷涌而出,
当我的生命不再昂扬,
只剩挂钟的滴答声,
我发现: 我必须,
我只得命定地
疯狂地爱。

(Forough Farrokhzad)

 

Recueil: ITHACA 617
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Persan / Anglais : Sudeep Sen / Arabe : Amal Bouchareb / Portugais José Eduardo Degrazia / Espagnol Rafael Carcelén / Allemand Wolfgang Klinck / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Hébreu Dorit Wiseman / Japonais : Japonais: Manabu Kitawaki / Grec Manolis Aligizakis / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka / Indi Jyotirmaya Thakur / Chinois William Zhou /
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

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Exil (Bengt Berg)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2020



 

Illustration: Akbar Behkalam
    
Exil

Dans la ville étrangère au langage incompréhensible
tu marches par des rues inconnues;
tu ne connais même pas le nom de la rivière
dont l’eau coule sous la voûte en pierres
du pont.

Tu es là,
tout seul, dans ton ombre
qui chemine lentement sur l’asphalte
comme une mélodie venue de loin
d’un instrument désaccordé.

Mais tout à coup
un petit oiseau te découvre,
rencontre ton regard
de ses yeux couleur poivre,
avant de disparaître dans la pénombre.

***

Exil

I den främmande staden med det obegripliga språket
vandrar du längs de obekanta gatorna;
inte ens flodens vatten
som rinner in under brons stenvalv
vet du namnet på

Och du står där åter
alldeles ensam i din egen skugga
som sakta sipprar ut över asfalten
som en avlägsen melodi
ur ett ostämt instrument

Men så plötsligt
får en liten fågel syn på dig,
möter din blick
med sina pepparkornsfärgade ögon
innan den försvinner
in i skymningen

***

Exil

În orașul străin cu grai neînțeles
rătăcind pe necunoscutele-i străzi;
nici măcar apei din râul
ce curge sub arcul de piatră al punții
numele nu i-l cunoști.

Și iată-te, stând
singur cu tine, în umbra-ți stingheră
ce-ncet se prelinge pe-asfalt
ca un cântec venit de departe
emis de un fluier ce sună strident.

Dar brusc te zărește
o pasăre mică,
privirea ți-o-ntoarce
cu ochi de piper,
zburând mai apoi spre lumina din zori.

***

***

Exilio

En la ciudad extranjera, con un lenguaje incomprensible,
caminas por calles desconocidas;
ni siquiera del río cuyas aguas corren
bajo el arco de piedra del puente
conoces el nombre

Y allí estás, totalmente sólo
en tu propia sombra
que lentamente se desliza por el asfalto,
como la lejana melodía
de un instrumento desafinado.

Pero súbitamente
un pajarito te descubre,
y se encuentran con tu mirada
sus ojos color pimienta,
antes de desaparecer en el atardecer.

***

ΕΞΟΡΙΑ

Στην ξένη πόλη με την άγνωστη γλώσσα
περπατάς σ’ άγνωστους δρόμους
μήτε και το νερό του ποταμού
που ρέει κάτω απ’ την αψίδα της γέφυρας
που δεν γνωρίζεις τ’ όνομα της.

Kι εκεί στέκεσαι, ολομόναχη
στον ίσκιο σου δίπλα
που αργά κυλά στην άσφαλτο
σαν μακρινή μουσική
από ακούρδιστο όργανο.

Και ξάφνου σε βλέπει το πουλί
με τα πιπεράτα μάτια του
προτού πετάξει μέσα στην αυγή.

***

***

Exil

In de vreemde stad met een onbegrijpelijke taal
loop je langs onbekende straten;
je kent zelfs de naam van de rivier niet
waarvan onder het stenen gewelf van de brug
het water vloeit

En daar sta je dan
helemaal alleen, in je eigen schaduw
die langzaam op het asfalt sijpelt,
zoals een melodie in de verte
van een ontstemd instrument.

Maar plotseling
word je door een kleine vogel ontdekt,
ontmoet hij jouw blik
met zijn peperkleurige ogen,
alvorens hij in het deemster verdwijnt.

***

EXILE

In the foreign city with an incomprehensible language
you are walking along unfamiliar streets;
not even the water of the river
which flows under the stone arch of the bridge
you know not the name of

And there you are, standing
totally alone, in your own shadow
which slowly trickles out onto the asphalt
like a distant melody
from an instrument that is out of tune.

But suddenly
a little bird notices you,
meets your gaze
with its pepper-coloured eyes,
before it disappears into the dusk.

***

流亡者
在这异邦城市里
带着一种听不懂的语言
你沿着陌生的街道彳亍;
连石拱桥下流淌的
这河里的水
你都不知其名姓
——而你在那儿, 孓然一身
伫立, 在自己的影子里
你的身影慢慢流到柏油路上
像不成调的长笛
滑出的一节遥远的旋律
但突然
一只小鸟注意上你,
用它那胡椒色眼睛
迎接你的目光,
然后消失在黎明里。

***

追放

外国の町で
ことばも解らず
君は、見知らぬ通りを歩いている
石造りのアーチ橋の下、流れる
川には水はなく
君は、その名を知らない
―そこで、君は、立ち止まり
全く一人きり、自分の影のなか
アスファルトの道をゆっくりと装う
遙か遠い旋律のように
微かな音色のフルートから
しかし、不意に
一羽の小鳥が君に気づき
君の眼差しと出会う
胡椒色の眼で
夜明けに消えゆく前に

***

Wygnanie

W obcym mieście o mowie niezrozumiałej
wędrujesz po ulicach nieznanych;
nawet nie znasz imienia
wody wartko płynącej
pod kamiennym łukiem mostu

I znów tam stoisz
zupełnie sam we własnym cieniu,
który powoli spływa na asfalt
jak odległa melodia
rozstrojonego instrumentu.

Wtem nagle
ptaszek spogląda na ciebie
spotyka twoje spojrzenie
oczyma w kolorze pieprzu,
zanim zniknie
w półmroku.

(Bengt Berg)

 

Recueil: ITHACA 616
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Suédois / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Arabe / Espagnol Rafael Carcelén / Grec Manolis Aligizakis / Indi Jyotirmaya Thakur / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Anglais Sudeep Sen / Chinois William Zhou / Japonais Kae Morii / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka /
Editions: POINT

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Au-delà des lignes (Françoise Campo-Timal)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2020



 

Salvador Dali __Saint Jean [1280x768]

Au-delà des lignes
qui arrêtent le regard
est un monde que l’on ignore

Le ciel et son nuage subreptice
l’inventent
mais les lignes
qui arrêtent le regard
renvoient le regard
à lui-même
aux secrets
qu’il lui reste à découvrir
au profond de l’être

(Françoise Campo-Timal)

Illustration: Salvador Dali

 

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Le commencement (José Saramago)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2020




    
Le commencement n’a jamais été l’extrémité nette et précise d’un fil,
le commencement est un processus très lent et très long
qui tâtonne comme un aveugle, qui exige du temps et de la patience,
de façon à pouvoir découvrir dans quelle direction il veut s’engager.

(José Saramago)

 

Recueil: La Caverne
Traduction:
Editions: Seuil

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La soif (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2020



La soif pour découvrir
les points d’eau dans le désert.
Ils sont enfouis par cette soif
où meurt et naît le beau désir,
qu’appelle un seul vocable,
l’eau douce à la bouche intérieure,
au cœur désert qui fait fleurir
les puits cachés dans le sable,
l’âme à sec pour l’assouvir.

(Jean Mambrino)


Illustration : Gilles Blazy

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Opaque est la chair, que traversent les étoiles (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2020



Opaque est la chair, que traversent les étoiles,
la promise à l’état d’une gloire inconnue,
grâce à ce sang versé pour les corps à venir,
qui ruisselle toujours de la chair de l’Agneau,
afin que les errants sur la terre des hommes
dépassent la cruelle absence de leur amour,
pour découvrir enfin tout ce qu’ils s’entre-donnent.


Illustration: Van Eyck

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