Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘découvrir’

Ô frère, mon coeur soupire (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



 

Illustration

    
Ô frère, mon coeur soupire après le vrai Maître, qui remplit la coupe de l’amour
pour me l’offrir après y avoir bu.

Il lève le voile et Brahma se révèle à mes yeux.
Il découvre en Lui les mondes, et me fait entendre la musique mystérieuse.
Il me montre que joies et douleurs ne font qu’un.

Toutes ses paroles sont pleines d’amour.

Kabîr dit : « En vérité il n’a rien à craindre de celui qui possède un tel Maître
pour le conduire dans un sûr refuge. »

(Kabîr)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Où est l’utilité des mots (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2017



 

Illustration

    

Où est l’utilité des mots puisque l’amour a enivré mon coeur ?
J’ai enveloppé le diamant dans mon manteau :
pourquoi le découvrir à tous moments ?

Quand le plateau de la balance était léger, il montait;
à présent qu’il est chargé à quoi bon peser sur lui.

Le cygne a pris son vol jusqu’au lac qui est là-bas derrière les montagnes ;
pourquoi rechercherait-il les mares et les fossés ?

Ton Seigneur est en toi;
pourquoi tes yeux s’ouvriraient-ils sur le monde extérieur ?
Kabîr dit : « Écoute mon frère !
mon Seigneur m’a ravi et m’a uni à Lui. »

(Kabîr)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Brefs (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017



 

Illustration 

    
Brefs

De l’autre côté de la forêt
le ciel prend ses quartiers,
les noms deviennent fleuves.
Ce que l’on n’aperçoit plus
existe alors de plein droit.
Le bleu atteint ta perfection
pour découvrir un paysage
restituant au corps sa part d’infini.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Absence (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017



Absence

Je n’ose ouvrir la porte
de crainte de découvrir
un cadavre allongé derrière
ou de respirer l’odeur de l’absence.

(Jean-Baptiste Besnard)

son site ici: Jean-Baptiste Besnard

Illustration: Vladimir Kush

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | 2 Comments »

Vérité mirage (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2017



Illustration
    
Vérité mirage

Le feu éteint, la cendre s’envole.
Les traces que l’on découvre
nous renvoient à un destin
aussi léger que notre souffle.
II ne subsiste de ce passage
souligné en blanc
que des images tremblant à contre-temps.
L’éclair, convenons-en,
aura été à notre mesure.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Nous sommes toujours en quête (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2017



Illustration: Octavio Ocampo
    

Nous sommes toujours en quête d’un territoire, d’un visage
que nous avons découverts depuis longtemps
et sur lesquels nous fermons les yeux.

Le désert, l’oasis, le corps de l’autre
demeurent comme le promontoire au bout duquel
l’horizon est l’ultime point que nous convoitons.

Le départ aura-t-il jamais lieu ?

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Réalité des lieux (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Réalité des lieux

Le rivage atteint, il reste à découvrir :
un même lieu s’impose au regard,
un même fleuve se noue au rivage
L’instant brise la pierre, s’inscrit sur le corps
Ni la mémoire, ni l’oubli n’ont part à cette durée.
Le souffle, le visage proche escortent le voyageur
qui répète le mot de passe.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’homme cherche tant un appui dans ces labyrinthes obscurs (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



L’homme cherche tant un appui
dans ces labyrinthes obscurs
obstrués d’algues dorées

Il aimerait tant découvrir
une fleur sauvage
qui lui rappelle la terre vierge
peinte de soleil
des yeux d’azur
lui restituant la mer qu’il a perdue
depuis l’enfance

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Salvador Dali

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

CONTE DE FEES (Jacqueline Commard)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2017



CONTE DE FEES

Si j’étais une fée … je te ferais Princesse !
Toi ma petite fille au regard limpide
Ta vie résonnerait en un chant d’allégresse
Pour t’offrir un destin sans image livide.

Tes châteaux en Espagne auraient un goût de vrai
Où tu irais danser au-delà de minuit
Ta pantoufle de vair, par bonheur échouerait
Dans les mains d’un héros des Mille et Une Nuits.

Tes jardins seraient pleins de citrouilles dorées
Pour que de ma baguette en sortent des carrosses
Qui anéantiraient comme un raz de marée
Les crapauds malveillants et les Fées « Carabosse ».

Tes voyages lointains sur des tapis volants
Te feraient découvrir le Pays des Merveilles …
La Lampe d’Aladin, dans le soleil couchant
T’éclairerait sans fin de ses rayons de miel …

Quand je te vois dormir au creux de ton berceau
Soudain je t’imagine en Belle au Bois Dormant
Sortant de son cocon de soie et de cristaux
Et qui prendrait l’Amour pour un Prince Charmant !

Mais … je rêvais tout haut … me revoici sur terre
C’est Toi qui es la Fée de notre quotidien
Lorsque tu apparais, tu portes la lumière
Eblouissant nos vies de tes yeux enfantins !

(Jacqueline Commard)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Quand Il se révèle à Lui-même (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2017



Quand Il se révèle à Lui-même, Brahma découvre l’invisible.
Comme la graine est dans la plante,
comme l’ombre est dans l’arbre,
comme l’espace est dans le ciel,
comme une infinité de formes sont dans l’espace, —

Ainsi, d’au-delà de l’Infini, l’Infini vient;
et l’Infini se prolonge dans le fini.

La créature est dans Brahma et Brahma est dans la créature;
ils sont à jamais distincts et cependant à jamais unis.
Lui-même, Il est l’arbre, la graine et le germe.
Lui-même, Il est la fleur, le fruit et l’ombre.

Il est le soleil, la lumière et tout ce qui s’éclaire.
Il est Brahma, la créature et l’Illusion.
Il est la forme multiple, l’espace infini;
Il est le souffle, la parole, la pensée.
Il est le limité et l’illimité;
et, par-delà le limité et l’illimité,
Il est l’Être Pur.

Il est l’Esprit immanent dans Brahma et dans la créature.

(Kabîr)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »