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Poésie

Posts Tagged ‘défaut’

Je Te Donne (Jean-Jacques Goldman)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2019




Je Te Donne

can give a voice, bred with rythms and soul
the heart of a Welsh boy who’s lost his home
put it in harmony , let the words ring
carry your thoughts in the song we sing
Je te donne mes notes , je te donne mes mots
quand ta voix les emporte a ton propre tempo
une épaule fragile et solide a la fois
ce que j’imagine et ce que je crois .

Je te donne toutes mes différences,
tous ces défauts qui sont autant de chance
on sera jamais des standards des gens bien comme il faut
je te donne ce que j’ai ce que je vaux

I can give you the force of my ancestral pride
the well to go on when i’m hurt deep inside
whatever the feeling, whatever the way
it helps me to go on from day to day
je te donne nos doutes et notre indicible espoir
les questions que les routes ont laissées dans l’histoire
nos filles sont brunes et l’on parle un peu fort
et l’humour et l’amour sont nos trésors

Je te donne toutes mes differences…

Je te donne , donne , donne ce que je suis

I can give you my voice, bred with rythm and soul,
je te donne mes notes , je te donne ma voix
the songs that i love, and the stories i’ve told
ce que j’imagine et ce que je crois
i can make you feel good even when i’m down
les raisons qui me portent et ce stupide espoir
my force is a platform that you can climb on
une épaule fragile et forte a la fois
je te donne, je te donne tout ce que je vaux , ce que je suis, mes dons,
mes défauts, mes plus belles chances, mes différences

(Jean-Jacques Goldman)

 

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Le défaut des hommes (Xu Gan)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2019



Illustration
    
Le défaut des hommes
est de déplorer la mort
au lieu d’aimer la vie,
De regretter le passé
au lieu de penser
à l’avenir

(Xu Gan)

 

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POUR CONCLURE (Menno Wigman)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2019




    
POUR CONCLURE

Je connais l’affliction des copyrettes,
des hommes mornes aux journaux jaunis,
des mères à lunettes aux avis de déménagement,

l’odeur des papiers à lettres, relevés de compte,
formulaires d’impôts, contrats de location,
cette encre de rien qui dit que nous existons.

Et j’ai vu des cités les dortoirs mort-nés,
où sans gloire les hommes contrefont des hommes,
et presque sans défaut la rue une rue.

Qui est-ce qu’ils copient ? Qui est-ce que
je copie moi-même ? Père, mère, monde, ADN,
te voilà avec un nom radieusement tien,

dans la tête un espoir habilement calqué
de repos, promotion, progéniture et chèques.
Et moi, qui glapissant habite ces tercets,

si seulement j’avais choses nouvelles à dire.
Lumière. Ciel. Amour. Maladie. Mort.
Je connais l’affliction des copyrettes.

***

TOT BESLUIT

Ik ken de droefenis van copyrettes,
van holle mannen met vergeelde kranten,
bebrilde moeders met verhuisberichten,

de geur van briefpapieren, bankafschriften,
belastingformulieren, huurcontracten,
die inkt van niks die zegt dat we bestaan.

En ik zag.Vinexwijken, pril en doods,
waar mensen roemloos mensen willen lijken,
de straat haast vlekkeloos een straat nabootst.

Wie kopiëren ze? Wie kopieer
ik zef? Vader, moeder, wereld, DNA,
daar sta je met je stralend eigen naam,

je hoofd vol snugger afgekeken hoop
op rust, promotie, kroost en bankbiljetten.
En ik, die keffend in mijn canto’s woon,

had ik maar iets nieuws, iets nieuws te zeggen.
Licht. Hemel. Liefde. Ziekte. Dood.
Ik ken de droefenis van copyrettes.

(Menno Wigman)

 

Recueil: L’affliction des copyrettes
Traduction: Pierre Gallissaires et Jan H. Mysjkin
Editions: Cheyne

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Mon coeur, si doux à prendre (Jean-Paul Toulet)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



Mon coeur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.

Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime,
Ne riez pas trop haut.

C’est à voix basse qu’on enchante
Sous la cendre d’hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert,
Qui se consume et chante.

(Jean-Paul Toulet)

Illustration

 

 

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Tout le temps n’est qu’un léger défaut (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2019



    

Tout le temps n’est qu’un léger défaut dans le bloc éternel,
comme tout l’univers n’est qu’une bulle
dans la pureté générale de l’espace..

L’univers n’est qu’un oiseau dans l’étendue.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Rien n’est saisissable du jour ni de la nuit (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2019



Illustration
    
rien n’est saisissable du jour ni de la nuit
et les mots mêmes
on ne les habite que par défaut
comme la lumière ses lampes
comme le baiser la bouche

sois douce avec l’invisible
dans ma main posée sur ta main
il n’y a pas de consolation
mais une patience
qui nous tient prêts
au bord du gouffre et de la joie

(Jean-Pierre Siméon)

 

Recueil: Lettre à la femme aimée au sujet de la mort Fresque peinte sur un mur obscur
Traduction:
Editions: Cheyne

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La bouée (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
La bouée

Je veux vous avouer ce soir, ma chère amie,
Que lorsque je m’ennuie et que j’ai peur de tout,
Lorsque je me sens seul, tout seul, je pense à vous ;
Car vous êtes, je crois, ma plus sincère amie.

Je pense à vous souvent, car souvent je m’ennuie ;
Et dès que je m’égare en un mauvais sentier,
Je fais appel à la merveilleuse amitié
Qui, depuis un grand jour, l’un à l’autre nous lie.

Si j’ai chanté pour vous ce soir ces quelques vers,
C’est que mon pauvre coeur malade s’est ouvert.
S’il vous parlait tout bas, voudriez-vous l’entendre ?

Si avec ses défauts, avec ses qualités,
Ses mauvais sentiments et sa naïveté,
Il se donnait à vous, voudriez-vous le prendre ?

(Georges Brassens)

 

Recueil: Les couleurs vagues
Editions: Le Cherche Midi

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Poème sans connaissance (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018




    
Poème sans connaissance

Le chat
lorsqu’il a faim
manque d’humour
et le printemps
lorsqu’il débute
manque de bonne humeur,
mais moi j’ignore
ce qui me fait défaut,
peut-être une pensée
derrière le décor
ou une émotion
derrière le lexique.
Il y a quelque chose
au bout de cette feuille
qui pourrait peut-être
la changer en poème
si toutefois vos ombres
voulaient bien
rencontrer les miennes
– pour que la lumière soit.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

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Retouche à la sagesse (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



étang

 

sur l’étang où le temps fait des cercles
dans la paresse ensoleillée
jamais regret ne fut plus vain
d’une oeuvre sans défaut

(Daniel Boulanger)

 

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Le poète et la Muse (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



Illustration: Eoghan de Leastar
    
Le poète et la Muse

LE POÈTE

Dans quel but le destin a-t-il voulu m’élire
poète, moi si faible, avec tous mes défauts ?
Car ma parole est vaine et les sons de ma lyre,
même les plus chantants, sonnent creux, semblent faux.

J’ai beau chercher à dire un sentiment sublime,
gloire et vertu ne sont qu’un rêve, je le sens.
Dans la désillusion mon oeil toujours s’abîme,
dans les ronces partout mon pied s’en va glissant.

Le monde est une froide et sombre comédie.
Mes chants non moins que lui se révèlent menteurs.
Chanter l’amour, la joie ? Infâme parodie,
infâme lyre, proie de spectacles trompeurs !

LA MUSE

Poète, tu n’es pas menteur. Ton monde à toi
est le seul vrai. Seules les cordes de ta lyre
savent la vérité ; elles seules, crois-moi,
au long de notre vie ont l’art de nous conduire.

Serviteur du divin, apprends quel est ton sort :
la beauté, le printemps. Une ode enchanteresse
est issue de ta bouche, et tu es un trésor
de parfums — une voix d’en haut, riche en promesses.

Si la nuit règne sur la terre, n’aie point peur.
Ne crois pas que cette ombre va durer encore.
Tu es près des plaisirs, des vallons et des fleurs ;
courage, et en avant ! Vois se lever l’aurore !

Seule une faible brume effarouche tes yeux.
Sous son voile, pour toi, la Nature accueillante
tresse roses, violettes, narcisses précieux,
couronne pour tes chants, récompense odorante.

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

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