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Posts Tagged ‘définir’

Ô ange de lumière (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2017



Ô ange de lumière à l’irrêvée splendeur,fascinante beauté aux formes ravissantes,
admirable joyau de la création, étoile irradiée des érotiques feux,
diamant d’univers étincelant de grâce, très élégante femme aux généreux appâts,
non je ne trouve pas les mots qui conviendraient à définir ton charme ensorcelant d’amour,
ma lyre se taira pour mieux mettre en valeur les éclairs fulgurants de tes yeux envoûtants,
les accents de ta voix aux tendres inflexions et l’éclat de ton corps aux harmonies divines.

(Jean-Claude Demay)

 

 

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Dans l’eau (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2017



 

Dans l’eau — mon absence dans l’aridité. Une fleur.
Une fleur qui définit l’air.
Dans la profondeur du puits, ton corps est fusée.

(Paul Auster)

Illustration: Fan Ho

 

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La voie que l’on peut définir n’est pas le Tao (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



La voie que l’on peut définir
n’est pas le Tao,
la Voie éternelle.
Le nom que l’on peut prononcer
n’est pas le Nom éternel.
Ce qui ne porte pas de nom,
le non-être,
est l’origine du ciel et de la terre.
Ce qui porte un nom
est la mère
de tout ce que nous percevons,
choses et êtres.
Ainsi à celui qui est sans passion
se révèle l’inconnaissable,
le mystère sans nom.
Celui qui est habité
par le feu de la passion
a une vision bornée.
Désir et non désir,
ces deux états
procèdent d’une même origine.
Seuls leurs noms diffèrent.
Ils sont l’Obscurité
et le Mystère.
Mais en vérité c’est
au plus profond de cette obscurité
que se trouve la porte.
La porte de l’absolu
du merveilleux.
Le Tao.

(Lao Tseu)

 

 

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Les lettres, les mots, les phrases (René Crevel)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2016



Les lettres, les mots, les phrases
bornaient nos avenues, nos aventures.
Lorsque je leur ai demandé de définir mon présent,
ils l’ont martyrisé, déchiqueté

(René Crevel)

 

 

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J’ignore (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2016



J’ignore ; j’ignore tout d’un homme perdu
dans le soleil révélé de sa mort.
Seul, inconnu de tous, dans une lumière étrange.
J’ignore qui sera celui-là
dont le regard ne sera plus compréhensible,
le même et un autre que celui qui écrit à présent :
je n’ai pas peur de finir

Je vacille pendant que la phrase qui nomme la Mort
découvre en même temps l’impossibilité de la nommer.
La Mort est là où le langage est impossible.

Alors : je parle d’elle,
mais je n’en parle pas,
puisque je parle.

C’est à l’instant de cette constatation
que je découvre le poème.
Il était sous le drap.

(Jean Tortel)

 

 

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LA LUMIERE D’UNE CHANDELLE (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016



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La lumière d’une chandelle reflétée dans un miroir
prend un air de connaissance
que je voudrais m’efforcer de mieux définir.

C’est une flamme spirituelle,
c’est une âme qui brûle dans un royaume,
celui des miroirs, où nous avons rarement vu se refléter
les couleurs de choses naturelles.

Il semble que les miroirs,
avec leur puissance d’illusion, plus que tout autre objet,
nous donnent l’idée du temps, autant dire celle d’une profonde immobilité,
d’un chemin que nous sentons clos quoiqu’il soit infini, sous nos yeux.

Nous regardons la flamme,
et nous ne pensons pas qu’elle n’est plus celle
que nous avons regardée un instant auparavant

(Leonardo Sinisgalli)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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Les ailes du Réel (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015


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La réalité est magique
parce que l’oiseau a plus de réalité
que le mot « oiseau ».
Or ce « plus »
n’est pas définissable par les mots.

***

Le mot « oiseau » n’a ni plumes ni ailes,
chassez cet oiseux de votre cervelle
et l’oiseau sans lettres, l’oiseau réel
qui vole au-dessus de toute parole
viendra se poser sur votre épaule.

(Henri-Frédéric Blanc)

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