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Poésie

Posts Tagged ‘dégringoler’

La parenthèse déchantée (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2019



Illustration: Lucie Llong
    
La parenthèse déchantée

Pendant ma pause
je vais rentrer
et nous ferons l’amour
dans la chambre
aux volets fermés
dehors la pluie
continuera de tomber
la terre de tourner
et les hommes de dégringoler
entre deux mensonges
mais ce n’est pas bien grave
puisqu’il reste quelque part
une chambre
aux volets fermés
où faire valser
nos deux pénombres

(Thomas Vinau)

 

Recueil: Juste après la pluie
Traduction:
Editions: Alma

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CRUELLE ATTENTE (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
CRUELLE ATTENTE

Un soir qu’il gelait à tout fendre,
Un gâs de chez nous fut attendre
Une garçaille de chez nous
Au coin du bois, leur rendez-vous
Et, dessous la lune blêmie,
Histoire de passer le temps,
En attendant sa mie
Le gars allait chantant…
Le gars allait chantant
En attendant sa mie,
En attendant sa mie.

Du haut des cieux tendus de crêpes,
Comme un essaim de folles guêpes
De la neige dégringola.
Et la belle n’était pas là…
Lors, par la campagne endormie,
Dans son lit glacial et blanc,
En attendant sa mie
Le gars allait tremblant…
Le gars allait tremblant
En attendant sa mie. (bis)

Pendant tout ce temps la garçaille
Faisait d’amour grande ripaille
Au coin du feu bien chaudement,
Entre les bras d’un autre amant;
Et, pressentant cette infamie,
Pauvret au cœur naïf et franc,
En attendant sa mie
Le gars allait pleurant…
Le gars allait pleurant
En attendant sa mie. (bis)

Le mordit de baisers la bise;
Le gel à travers sa chemise
Ses fines aiguilles planta,
Et pour lui le hibou chanta,
Si bien que, quand l’aube palie
Au-dessus du bois apparut,
En attendant sa mie
Le pauvre gars mourut…
Le pauvre gars mourut
En attendant sa mie. (bis)

(Gaston Couté)

 

 

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L’OBSTINATION DU PLAISIR (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



Illustration: Joane Michaud
    
L’OBSTINATION DU PLAISIR

pareil à l’oiseau migrateur
qui à son retour
retrouve son nid détruit
pareil à l’aube
qui d’un chant
dégringole
pierre blanche dans le silence
le corps s’obstine
le corps revient à l’assaut
coup de feu dans l’oubli

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

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Prévenant ses bêtes (Muriel Carminati)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2018




    
Prévenant ses bêtes
qu’il leur apporte de l’eau
le berger sourit
de les voir qui dégringolent
comme une averse d’été

(Muriel Carminati)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Cahiers de Poésie Verte
Traduction:
Editions: Friches

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JANE ÉVEILLÉE (Frank O’Hara)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



 

Cayetano De Arquer-Buigas   8faa5e7cdb27 [1280x768]

JANE ÉVEILLÉE

Les opales qui se cachent sous tes paupières
quand tu dors, quand tu chevauches des poneys
mystérieusement, surgissent et s’épanouissent
comme les fleurs bleues de l’automne

toujours à neuf heures. Et des boucles
dégringolent langoureusement vers
l’élastique qui bâille, brun,
ta main repoussant tout

ce sommeil noir rebelle dans
la forme tranquille de la lumière du jour
et son indifférence radieuse aux
volutes lumineuses, oh !

et les valses bourgeonnantes
où nous fonçons des nuits durant.
Avant l’aube tu rugis
les yeux fermés, sans sourire,

ta chair volcanique cache
tout au vigile,
et les vrilles des rêves
étranglent les policiers qui courent

trop lentement pour t’échapper,
la course des vagues vertigineuses
de ton besoin murmurant. Mais
c’est le saint gardien du jour

ce policier, et te penchant
par la fenêtre ouverte tu lui
demandes quelle robe porter et comment
modestement te coiffer,

car tel est désormais ton mode.
Seulement par hasard trébuchant dans l’escalier
refais-tu la danse, et
alors, dans la parfaite variété, celle

atténuée, impeccablement déguisée,
ambiance blanche noire rose bleue safran
et dorée, trouvons-nous
le sauvage nocturne, en transe.

(Frank O’Hara)

Illustration: Cayetano De Arquer-Buigas

 

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Dès l’aube verte (Maurice Blanchard)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Dès l’aube verte, j’ai fleuri dans les betteraves du
plateau, j’ai dégringolé, Silène, les soixante-neuf
marches de l’église. Je rase les murs d’un cœur
horizontal, capable de tout, un cœur à couper la
brume, un nettoyage de printemps et je danse, je
bondis, cœur d’épousée, dans le coton des berges, dans
les vapeurs du monde, je beurre mon désir, je chante
l’eau qui coule, symbole de l’éternité.

(Maurice Blanchard)


Illustration: William Bouguereau

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Je palpe les angles de la nuit (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2016



Je palpe les angles de la nuit —
ton coude, ton genou,
ton menton.
Des pierres dégringolent.
Pas le moindre bruit.

Où es-tu?

(Yannis Ritsos)

Illustration: Gustave Courbet

 

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Drôle de bruit (Bonchô)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2015




Drôle de bruit
L’épouvantail
Dégringole tout seul

(Bonchô)

Illustration

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