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Poésie

Posts Tagged ‘délicieuse’

Désir (Ernest Hemingway)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2016



 

Désir

Le désir et
Toutes les douces pulsations lancinantes
Et toutes les délicieuses blessures
Qui étaient toi,
Ont ensemble disparu dans la nuit lugubre.

Maintenant quand je dors tu viens sans un sourire
T’étendre auprès de moi
Baïonnette froide, rigide et triste
Sur mon âme gonflée de larmes
Et palpitante.

(Ernest Hemingway)

Illustration: Victor Bauer

 

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Un peu de musique (Germain Nouveau)

Posted by arbrealettres sur 7 juin 2016



Une musique amoureuse
Sous les doigts d’un guitariste
S’est éveillée, un peu triste,
Avec la brise peureuse;

Et sous la feuillée ombreuse
Où le jour mourant résiste,
Tourne, se lasse, et persiste
Une valse langoureuse.

On sent, dans l’air qui s’effondre,
Son âme en extase fondre;
– Et parmi la vapeur rose

De la nuit délicieuse
Monte cette blonde chose,
La lune silencieuse.

(Germain Nouveau)

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Telle doit être ta contemplation (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2016


 

Telle doit être ta contemplation.
Une étreinte intime avec les corps.
En deçà de toute image.

Cette délicieuse saveur du vide,
qui donne goût à toute existence.

Cette saveur d’eau pure
qui désaltère de toutes les images.

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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MIDI (Charles-Ferdinand Ramuz)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015




MIDI

Les lézards dorment en bougeant la queue dans les pierres ;
l’avant-toit ne fait plus par terre
la barre droite qu’il faisait ;
sur le talus, pour avoir frais,
les doigts cherchent une touffe d’herbe.

Tout est silence dans la maison, la cour est déserte ;
les canards bleus, les canards verts, les canards blancs
sont rangés, comme si on leur avait coupé la tête,
l’un à côté de l’autre au bord de l’étang.

Le chien, dans sa niche de paille et d’ombre,
le museau sur ses pattes, ronfle,
et seul le bout de son museau se montre.

De temps en temps seulement, on voit
un paquet de moineaux qui se laisse tomber du toit ;
ils font dans l’air une tache légère,
puis ils se roulent dans la poussière,

ils font alors une petite fumée, ? oh ! apportez-moi
une de ces pommes pas encore mûres, pleines d’acidité,
qu’on cueille aux arbres du verger,
avant le temps, avec la queue,

et dont le jus entre les dents
a une fraîcheur délicieuse.

(Charles-Ferdinand Ramuz)

 

 

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