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Poésie

Posts Tagged ‘demeurer’

L’univers (Pierre Oster)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2020




    
L’univers me représente notre connaissance accomplie.
J’éprouve, par un seul regard,
que nous ne demeurons qu’en apparence à l’écart de la Lumière.

(Pierre Oster)

 

Recueil: Paysage du Tout
Traduction:
Editions: Gallimard

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Amour et poésie (David Marino)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



Amour et poésie

Sous un chêne,
Il égrène
Les odeurs
De nos fleurs.

Il respire
En ce jour
Cette lyre
De l’amour

Qui se pleure
De nos pleurs
Qui demeurent
Dans nos coeurs.

(David Marino)


Illustration

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Lentement j’entre dans l’ombre (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2020




Lentement j’entre dans l’ombre
Comme l’hippopotame
Dans l’énorme boue

Où personne
Ne viendra lui chercher querelle

Doucement
Le soleil s’éteindra
Longuement la nuit va tomber

Longuement
Nous demeurerons dans la nuit

Nous aurons besoin de la durée
Pour réparer les dégâts

(Werner Lambersy)

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

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QUAND JE NE SAIS PLUS OÙ JE SUIS (Pierre-Alain Tâche)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2020


 


 

QUAND JE NE SAIS PLUS OÙ JE SUIS

Quand je ne sais plus où je suis,

sinon compris entre l’éternité
sans fond d’avant le temps
et la lente dilatation de l’infini,

si je ne sais plus très bien qui je suis,
alors je pense à toi,
petite goutte d’eau, ma soeur,

à toi, non encore advenue
et pourtant promise à l’élémentaire,

à toi, qui demeure accolée,
depuis l’indistincte origine,
avec amour, à mon devenir
de poussière d’étoile en exil

et qui ne se souvient ni n’attend.

(Pierre-Alain Tâche)

Illustration: Corrie White (extraordinaires images de gouttes’)

 

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Regarde moi! Regarde moi (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2020



Regarde moi! Regarde moi.
Vous vous dites: les chevaux aussi demandent ça,
et les arbres et les fous et les pauvres,
et tout ce qui passe dans le temps – pour un temps.
Partout l’appel, partout l’impatience de la gloire, d’être aimé, reconnu,
partout cette langueur de l’exil et cette faim d’une vraie demeure
– les yeux d’un autre. Regarde moi! Regarde moi.

(Christian Bobin)

 

 

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La Ville-de-Pierres (Liu Yu-Xi)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020




    
La Ville-de-Pierres

Pays ancien entouré de montagnes qui demeurent
Vagues frappant les murailles, retournant sans écho
A l’est de la rivière Huai, la lune d’autrefois
Seule, franchit encore, à minuit, les créneaux

(Liu Yu-Xi)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Éclaircie au printemps (Wang Jia)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020




    
Éclaircie au printemps

Avant la pluie les fleurs ont leurs corolles à peine ouvertes
Après la pluie les pétales sous les feuilles ont disparu
Papillons et abeilles passent de l’autre côté du mur
Le printemps envolé demeurerait-il chez le voisin?

(Wang Jia)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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RÊVES (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2020




    
RÊVES

Près des villes miraculeuses
puisque vous rêvez rêveuse
sur les rives de la vie
fleuve de peine ou fleuve d’oubli

Vivez rêveuse revivez
tous les songes que vous aimez
ne sont ni mensonge ni folie
ô rêveuse que je vous envie

De l’avenir rêvé qui vous rit
rien ne meurt de vos rêveries
ni les soucis ni les douleurs
ni le sourire du bonheur

Vos rêves ce sont les couronnes
des nuits des heures monotones
que vous donnez à ceux qui meurent
de ne croire qu’à ce qui demeure

Donnez-moi vos rêves rêveuse
la vie est longue et malheureuse
pour celui qui veut s’obstiner
à n’atteindre que la vérité

 

Recueil: Poèmes et poésies
Traduction:
Editions: Grasset

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Karma (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2020



Râdha
    
Karma
(Complainte de Râdha)

Amour, mais mes mots sont vains comme l’air !
En ma douce et joyeuse jeunesse, tu pris soudain
mon coeur. innocent dans les rets de l’Amour,
tu ne voulus pas que chez moi je demeure.

Et maintenant que faire, sinon tenter de suivre
le puissant, l’unique désir de mon âme,
et plongeant dans l’océan, mourir :
ainsi s’apaisera tout le feu de mon coeur.

Mourir et renaître à la vie,
fils de Nanda, bonheur des jeunes filles du Brâj,
et alors de toi je ferai Râdhâ,
visage d’enfant riant parmi ses adorables boucles.

Je t’aimerai alors, et puis te quitterai ;
quand tu passeras sous les branches du kadamba
allant matin et soir à la rivière, adossé à cet arbre
de ma flûte je chanterai pour toi de douces mélodies.

Tu m’entendras et à ma vue succomberas
à mon charme ; et le son de ma voix
remplira de délice ton coeur innocent de jeune fille ;
tu connaîtras alors l’amertume de l’amour.

(d’après un vieux poème bengali de Chandidas)

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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Le Chant de triomphe de Trishancou (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2020



Trishancou 
    
Le Chant de triomphe de Trishancou

Je ne mourrai pas.
Bien que ce corps, quand l’esprit sera las
de son étroite demeure, doive nourrir les flammes,
ma maison brûlera, moi pas.

Abandonnant cette gaine
je découvrirai un vaste espace éthéré.
À la tombe avide échappera mon esprit,
trompant l’étreinte de la mort.

La Nuit retiendra
le soleil en ses profondeurs glacées ; le Temps aussi devra cesser ;
les astres qui peinent auront leur délivrance.
Je ne cesse pas, moi, je demeure.

Avant que les premières graines
fussent semées sur terre, j’étais déjà vieux,
et quand se refroidiront des planètes point encore nées
mon histoire se poursuivra.

Je suis la lumière
au coeur des étoiles, la force léonine et la joie des matins ;
je suis l’homme et la jeune fille et le petit garçon,
protéen, infini.

Je suis l’arbre
qui se dresse, solitaire, sur le bleu sans limite ;
je suis la rosée qui pleut en silence
et la mer illimitée.

Je tiens le ciel entre mes mains
et soutiens la terre exubérante.
À ma naissance j’étais l’éternel Penseur
et le demeurerai après ma mort.

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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