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Posts Tagged ‘demoiselle’

Y’a de la joie (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021


Y a d’la joie bonjour bonjour les hirondelles
Y a d’la joie dans le ciel par dessus le toit
Y a d’la joie et du soleil dans les ruelles
Y a d’la joie partout y a d’la joie

Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C’est l’amour qui vient avec je ne sais quoi
C’est l’amour bonjour bonjour les demoiselles
Y a d’la joie partout y a d’la joie

Le gris boulanger bat la pâte à pleins bras
Il fait du bon pain du pain si fin que j’ai faim
On voit le facteur qui s’envole là-bas
Comme un ange bleu portant ses lettres au Bon Dieu

Miracle sans nom à la station Javel
On voit le métro qui sort de son tunnel
Grisé de soleil, de chansons et de fleurs
Il court vers le bois, il court à toute vapeur

Y a d’la joie la tour Eiffel part en balade
Comme une folle elle saute la Seine à pieds joints
Puis elle dit: « Tant pis pour moi si je suis malade
Je m’embêtais toute seule dans mon coin »

Y a d’la joie le percepteur met sa jaquette
Plie boutique et dit d’un air très doux, très doux
« Bien le bonjour, pour aujourd’hui finie la quête
Gardez tout Messieurs, gardez tout »

Mais voilà que soudain je m’éveille dans mon lit
Donc j’avais rêvé, oui, car le ciel est gris
Il faut se lever, se laver, se vêtir
Et ne plus chanter si l’on n’a plus rien à dire

Mais je crois pourtant que ce rêve a du bon
Car il m’a permis de faire une chanson
Chanson de printemps, chansonnette d’amour
Chanson de vingt ans, chanson de toujours.

Y a d’la joie bonjour bonjour les hirondelles
Y a d’la joie dans le ciel par dessus le toit
Y a d’la joie et du soleil dans les ruelles
Y a d’la joie partout y a d’la joie

Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C’est l’amour qui vient avec je ne sais quoi
C’est l’amour bonjour les demoiselles
Y a d’la joie partout y a d’la joie

(Charles Trenet)


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Mam´zelle Clio (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

Alphonse Mucha ur [1280x768]

1. Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Le premier jour je me rappelle
C´était chez des amis idiots
Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Votre maman avait des ailes
Dans une robe de taff´tas
Vous étiez une demoiselle
Et je vous murmurais tout bas

{Refrain:}
Dormir avec vous dormir une nuit,
Faire un rêve à deux quand le ciel est noir au fond de ma chambre
Le sommeil est doux quand tombe la pluie
Quand le vent du nord murmure tout bas
Décembre
Tous les mots d´amour le vent nous les dit
Quand la cloche sonne une heure perdue lointaine…
Oublier la vie oublier nos peines
Dormir une nuit dormir mon amour dormir avec vous

2. Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Vous êtes mariée c´est ridicule
Avec le fils de ces idiots
Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Votre mari est somnambule
Il se promène sur les toits
Toute la nuit tandis que moi

{Refrain:}
Je dors avec vous dans le même lit
Nous rêvons tous deux quand le ciel est noir au fond de ma chambre
Votre corps charmant se donne à minuit
Dans un petit hôtel tout près de la rue Delambre
Y a pas d´eau courante et pour faire pipi
C´est au fond de la cour
Mais là-bas y a pas de lumière
Mais ces petites bêtises me sont familières
Je dors avec vous et pendant le jour
J´attends notre nuit

3. Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Votre mari dans une crise
M´a flanqué deux balles dans la peau
Mam´zelle Clio
Mam´zelle Clio
Je suis bien mort quoi qu´on en dise
Oui mais le diable m´a permis
De revenir toutes les nuits

{Refrain:}
Dormir avec vous sans vous faire peur
Caresser vos cheveux toucher votre cœur vous dire à l´oreille
 » Je t´aime chérie je t´aime et j´en meurs  »
Et tirer les poils du petit cocu qui veille
La commode qui grince un bruit sur le toit
Le lit qui gémit c´est moi dans le bois ma brune
Je suis courant d´air et rayon de lune
J´ai l´éternité pour chanter tout bas
Je dors avec toi

(Charles Trenet)

Illustration: Alphonse Mucha

 

 

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Virgule (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2021




Virgule

Avait replié ses ailes
Avait agrandi ses yeux
On eût dit une hirondelle
Ayant coupé ses cheveux

Ainsi font les demoiselles
Sur le clavecin des bois
Du soleil au bout des ailes
Une larme au bout des doigts

(Henry Bauchau)

 

 

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Je suis un voyageur en noir (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2021



Je suis un voyageur en noir.
Qui voudrait suivre mes empreintes?
Qui voudrait m’entendre et savoir?
Bateau de deuil, bateau de plaintes,
Je suis un voyageur en noir.

Je suis un navire en détresse
Sous l’offense du mauvais sort.
Ma cargaison n’est que tristesse,
Ah! ne montez pas à mon bord,
Je suis un navire en détresse.

Je suis un voyageur en noir.
Toute saison m’est étrangère.
Un souvenir veut me revoir,
Ma pensée est sa messagère,
Je suis un voyageur en noir.

Enfants, beaux oiseaux demoiselles,
Citadelles d’enlacements,
Dites, la parole peut-elle,
Peut-elle égarer le tourment?
Enfants, beaux oiseaux demoiselles,

Peut-elle égarer le malheur,
Lui faire quitter son ouvrage,
Le changer en saule pleureur
Drapant une chambre d’ombrage?
Peut-elle égarer le malheur?

Mes mains sont herbier de caresses.
Herbes d’amour, fleurs de mes soins
Ne sont plus qu’ombre et sécheresse
En ma paume et bruissant au loin.
Mes mains sont herbier de caresses.

Notre lit était un pays,
Une île, une gorge bien creuse,
La plaine où nous avons cueilli
Des fleurs du nom d’aventureuses.
Notre lit était leur pays.

Jeunes filles battant des ailes,
Premiers rayons, premier oubli.
Dites, la parole peut-elle
Plier le drap de l’ancien lit ?
Jeunes filles battant des ailes,

Peut-elle égarer le chagrin,
Le changer en rose des vents marins,
Soit en forêt, soit en prairie ?
Peut-elle égarer le chagrin ?

Si vous montez du puits des larmes,
Enfants, vous venez de mon coeur.
Vous êtes, peut-être, en vos charmes
Ma morte libre de mes pleurs?
Si vous montez du puits des larmes

Vais-je m’arrêter à jamais
Auprès de vous, mes patineuses ?
Comme vous, celle que j’aimais
Etait en étant nombreuse.
Vais-je m’arrêter à jamais

Pour votre chaleur à ma hanche,
Pour goûter à votre pâleur
Et pour vos doux bras de peau blanche ?
Ne serais-je plus voyageur
Pour votre chaleur à ma hanche?

Sous quelque auvent, guettant mon pas,
Un petit garçon me supplie,
Il crie :  » Oh! ne t’attarde pas,
Ma mère croit que tu l’oublies
Sous quelque auvent, guettant un pas  »

Femme, mon ange fiancée,
Nous marierons nos souvenirs.
Cultive un jardin de pensées
Je viendrai bientôt les cueillir.
Femme, mon ange fiancée,

Regarde aux miroirs du trépas,
Rougissante des nuits prochaines,
Ta lèvre où mon baiser soupa.
Attend la fin de ma semaine,
Regarde aux miroirs du trépas.

(Louise de Vilmorin)

Illustration: Max Mitenkov

 

 

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Attendez le prochain bateau (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2020



Attendez le prochain bateau

Belle, sous la mauvaise étoile,
Un soir, une dame à vapeurs,
Sur le pont d’un bateau à voiles
Soupirait pour un voyageur.
Mais insensible aux vœux d’un cœur
Il aimait une dame à voile
Au bord d’un navire à vapeur.

Oh! Demoiselles fragiles,
Coquettes des miroirs d’eau,
Voici le port, voici l’île,
Attendez le prochain bateau.

Plus tard, devenue dame à voile,
À bord d’un navire à vapeur,
Elle revit ce voyageur
Blanchi aux feux de son étoile.
Mais il avait perdu son cœur
Sur le pont d’un bateau à voiles
Aux pieds d’une dame à vapeurs.

Oh! Demoiselles fragiles,
Coquettes des miroirs d’eau,
Voici le port, voici l’île,
Attendez le prochain bateau.

(Louise de Vilmorin)

Illustration: Claude Théberge

 

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Tremblement de demoiselles (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2020



La niche de neige est plus lente,
Plus transparente la fenêtre,
Voile turquoise négligemment
Jeté sur une chaise.

Un tissu ivre de soi, sous
La caresse de la lumière,
Éprouve l’été — puisse-t-il
N’être pas touché par l’hiver.

Et si, en diamants de glace,
Le froid ruisselle, ici c’est
Tremblement de demoiselles
Si vivantes, aux yeux bleus.

(Ossip Mandelstam)

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Pétronille (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2020



Illustration: Valérie Renoux
    

Pétronille

Je suis une petite fille
Mais je mets des pantalons.
J’ai beau m’appeler Pétronille
J’aime mieux être un garçon.

Quand la crémière m’interpelle
Bonjour ma petite demoiselle »
Exprès je lui réponds
« Bonjour M’sieur Potiron. »

Quand le boucher s’écrie
« Qu’est-ce que veut aujourd’hui
Ma petite escalope ? »
Je fronce les sourcils
Et lui dis . « Du persil,
Mademoiselle Pénélope. »

Ça crée la confusion.

J’ai beaucoup d’caractère
Beaucoup de formation

Et sous mes petits airs
Se cache un grand garçon.

Je n’aime pas les filles
Aux réflexes sanguins
Moites sous les charmilles
Et pâles dans les trains.

Quand on est un garçon
On siffle dans ses doigts
On est Ali-Babas
On grimpe sur les toits.

On s’en va sur les mers
Où y’a plein de moutons.
On vole dans les airs
Avec les électrons.

Et devant ces exploits
Tout l’monde reste baba.

« Non Maman, pas ma robe, je veux mon pantalon
Ma ceinture de cuir, mon colt, mes munitions .
Je vais faire un hold-up
A Plessis-Robinson. »

(René de Obaldia)

 

Recueil: Innocentines
Traduction:
Editions: Gracet & Fasquelle

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L’allumeur de réverbères (Patricia Coulange)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2020



Entre chien et loup
il sillonnait les rues
portant sa hotte sur le dos;
Une hotte de ferraille
remplie d’amours brûlantes,
de flammes ardentes
qu’il accordait
telle une aubade
aux demoiselles longilignes
sagement alignées
de part en part
au lit crépusculaire des trottoirs
impudiques à recevoir,
sans jalousie aucune
envers leurs rivales voisines,
de cet amant de chaque soir
la même étreinte incendiaire,
le même baiser
volé au sombre oreiller de la nuit.

(Patricia Coulange)

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RONDE (Jules Mougin)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



RONDE

Que fait la pie ?
Elle vit sa vie.
Que fait Corbeau ?
Il interroge.
Bâtissent leurs nids tous les oiseaux.

Que faites-vous là, mésange ?
L’ange bleu, monsieur.
Que fait moineau sur ma maison ?
Le bel amour, c’est la saison.

Que fait l’hirondelle ?
La demoiselle
et le printemps.

(Jules Mougin)

Illustration

 

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La demoiselle à l’ombrelle (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2020



 

La demoiselle à l’ombrelle
Suit un chemin de couleur
En corsage de dentelle,
Une rose sur le coeur.

Elle descend vers la Seine
Qui scintille de chaleur
Et sa bouche-fleur égrène
Un air où l’amour se meurt.

Sous le chapeau à cerises
Ses cheveux – miel et soleil –
Frisent de blondeurs exquises
Quand ses yeux sourient au ciel.

L’ombre des osiers s’allonge.
Elle va, sans s’étonner
D’être une beauté de songe
Dans un tableau de Monet.

(Marc Alyn)

Illustration: Claude Monet

 

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