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Posts Tagged ‘demoiselle’

Chanson (Vincent Voiture)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



 

Anne-Marie Zilberman (2)

Chanson

Les demoiselles de ce temps
Ont depuis peu beaucoup d’amants,
On dit qu’il n’en manque à personne,
L’année est bonne.

Nous avons vu les ans passez,
Que les galants étaient glacés ;
Mais maintenant tout en foisonne,
L’année est bonne.

Le temps n’est pas bien loin encor
Qu’ils se vendaient au poids de l’or,
Et pour le présent on les donne,
L’année est bonne.

Le soleil de nous rapproché,
Rend le monde plus échauffé ;
L’amour règne, le sang bouillonne,
L’année est bonne.

(Vincent Voiture)

Illustration: Anne-Marie Zilberman

 

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Savez-vous (Didier Rimaud)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



Savez-vous

Savez-vous ce que voient
Les yeux des libellules,
Les yeux des coccinelles
Et ceux des papillons ?

Savez-vous où s’en vont
Les pieds des renoncules,
Les pieds des chanterelles
Et ceux des limaçons ?

Savez-vous bien pourquoi
La carpe fait des bulles,
Le feu des étincelles,
Et moi cette chanson ?

Savez-vous ce qui bat
Au cœur des campanules,
Au cœur des demoiselles
Et des petits garçons ?

(Didier Rimaud)

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La demoiselle aux mains légères (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



La demoiselle aux mains légères
a des cascades plein les doigts
Elle leur fait prendre un peu l’air
en les emmenant dans les bois

Un seul regard de la pensive
fait fleurir un oiseau rieur
Il est malin comme l’eau vive
volant ici il est ailleurs

D’où venez-vous oiseau moqueur ?
Je suis né de deux mains légères
Où allez-vous oiseau rôdeur ?
Je vais au caprice de l’air

L’oiseau est vraiment délicieux
La demoiselle aux mains légères
a des étoiles plein les yeux
L’oiseau lui chante son grand air

et leur gaîté réjouit les cieux

(Claude Roy)


Illustration: Pierre-Yves Vigneron

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Ecole (Frederico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018


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MAÎTRE
Quelle est la demoiselle
qui épouse le vent?

ENFANT
La demoiselle de tous
les désirs

MAÎTRE
Que lui offre
le vent?

ENFANT
Des tourbillons d’or
et des cartes superposées.

MAÎTRE
Que donne-t-elle en échange?

ENFANT
Son coeur ouvert.

MAÎTRE
Comment s’appelle-t-elle?

ENFANT
Son nom est secret

(La fenêtre
de l’école
a un rideau
d’étoiles.)

(Frederico Garcia Lorca)

Illustration

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La demoiselle (Théophile Gautier)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018



La demoiselle.
Sur la bruyère arrosée
De rosée ;
Sur le buisson d’églantier ;
Sur les ombreuses futaies ;
Sur les haies
Croissant au bord du sentier ;

Sur la modeste et petite
Marguerite,
Qui penche son front rêvant ;
Sur le seigle, verte houle
Qui déroule
Le caprice ailé du vent ;

Sur les prés, sur la colline
Qui s’incline
Vers le champ bariolé
De pittoresques guirlandes ;
Sur les landes ;
Sur le grand orme isolé,

La demoiselle se berce ;
Et s’il perce
Dans la brume, au bord du ciel,
Un rayon d’or qui scintille,
Elle brille
Comme un regard d’Ariel.

Traversant, près des charmilles,
Les familles
Des bourdonnants moucherons,
Elle se mêle à leur ronde
Vagabonde,
Et comme eux décrit des ronds.

Bientôt elle vole et joue
Sur la roue
Du jet d’eau qui, s’élançant
Dans les airs, retombe, roule
Et s’écoule
En un ruisseau bruissant.

Plus rapide que la brise,
Elle frise,
Dans son vol capricieux,
L’eau transparente où se mire
Et s’admire
Le saule au front soucieux ;

Où, s’entr’ouvrant blancs et jaunes,
Près des aunes,
Les deux nénuphars en fleurs,
Au gré du flot qui gazouille
Et les mouille,
Étalent leurs deux couleurs ;

Où se baigne le nuage ;
Où voyage
Le ciel d’été souriant ;
Où le soleil plonge, tremble,
Et ressemble
Au beau soleil d’Orient.

Et quand la grise hirondelle
Auprès d’elle
Passe, et ride à plis d’azur,
Dans sa chasse circulaire,
L’onde claire,
Elle s’enfuit d’un vol sûr.

Bois qui chantent, fraîches plaines
D’odeurs pleines,
Lacs de moire, coteaux bleus,
Ciel où le nuage passe,
Large espace,
Monts aux rochers anguleux,

Voilà l’immense domaine
Où promène
Ses caprices, fleur des airs,
La demoiselle nacrée,
Diaprée
De reflets roses et verts.

Dans son étroite famille,
Quelle fille
N’a pas vingt fois souhaité,
Rêveuse, d’être comme elle
Demoiselle,
Demoiselle en liberté ?

(Théophile Gautier)

 

 

 

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Une seule L (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2018



Une seule L, c’est péril
pour celui qui veut voler.
Alors mieux vaut avoir deux L
comme libellule, hirondelle,
coccinelle, tourterelle
ou demoiselle.

(Jean Joubert)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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L’enfant nu et son carquois (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018



L’enfant nu et son carquois
le bel enfant narquois
parce qu’il a des ailes
l’enfant vise l’oiseleur
vise la demoiselle
et d’un trait perce deux coeurs.
Il joue son jeu ardent
le jeu du Petit Dardant.

Le Petit Dardant riait – mon coeur –
quand tu deviens cette drôle de soeur
que je ne respectais que tout bas.
La Loire a des vagues moins douces que tes bas.
La Loire a des mousses moins lisses que tes bras.

J’ai tant tardé à t’aimer
j’ai mis tant de temps à t’attendre
que je ne sais commencer
et que je tremble
devant notre carte du Tendre.

Au bosquet des Mirages partagés
m’a dit le Petit Dardant :
– Va sur les berges de ta belle
le miel de lune t’attend.
Va sur les rives aux mésanges
ta princesse fait l’ange.
Sur les bords de ses hanches
va faire un tour en barque
pêcher ses goujons
et danser sous ses ponts
au Bal du Monarque
à Cithère-le-Pont.

Depuis j’allais sur les bords de toi
les mains le coeur les pieds nus
avec les émois
de celui que je fus.

Tout m’écorche
du passé les souvenirs les roches
pourtant une rose naît à chaque peine
que tu me donnes.
Je la cueille pour que m’abandonne
le mal de douce-mère.

A la Fontaine des Fougères
la rose épousait le lierre
et le Petit Dardant
riait de toutes les dents
du printemps.

(Armand Lanoux)


Illustration:Lambert Sustris

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LICORNE (Charles le Quintrec)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2018



 

Pascal Dugourd  femme-licorne

LICORNE

Licorne au corps si doux de femme
Fine tête de demoiselle
Le verbe amour blesse ton âme
Ton rire tremble jusqu’au ciel
Dans les seigles tu dis : je t’aime
J’aime le feu que tu réclames.

Tu pratiques jeux de jeunesse
Licorne folle de mes yeux
Dans les seigles que le jour blesse
Ta voix veinulée qui me veut
Femme qui naît de ma tendresse
Tes jambes nues, ta bouche bleue.

Folle, ma folle je veux croire
A la vérité de ta peau
Tes yeux, tes seins réclament gloire
Ta bouche déchire les mots
Tu marcheras dessus les eaux
Je chevaucherai ta victoire.

Bouche contre bouche au galop
Par les seigles et les forêts
Folle, tous les cris que je te tais
Mes lèvres mouillées de tes mots
Tes mots rouges comme des plaies
Ton rire en moi comme un sanglot.

(Charles le Quintrec)

Illustration: Pascal Dugourd

 

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Retouche à la vieille demoiselle (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2017




    
retouche à la vieille demoiselle

le passant meurt d’un reflet dans la vitre

la solitude à son carreau se farde
et lit la nuit si bien écrite

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: De laine et soie
Editions: Gallimard

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J’ai descendu dans mon jardin (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017



J’ai descendu dans mon jardin

J’ai descendu dans mon jardin, (bis)
Pour y cueillir du romarin.

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Pour y cueillir du romarin, (bis)
J’n’en avais pas cueilli trois brins;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

J’n’en avais pas cueilli trois brins, (bis)
Qu’un rossignol vint sur ma main;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Qu’un rossignol vint sur ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Il me dit trois mots en latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Que les hommes ne valent rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Et les garçons encor bien moins, (bis)
Des dames il ne me dit rien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Des dames il ne me dit rien, (bis)
Mais des d’moisell’s beaucoup de bien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

(Anonyme)

Illustration: Céline Decubber

 

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