Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘déplier’

Que rien ne te contraigne (Paul Louis Rossi)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



 

Que rien ne te contraigne

Que rien ne te contraigne — ah je n’y peux rien –
au soleil avant d’éclore venu baiser tes mains
qu’y pourrais-je, le jour est encore plus fort

(ô toute dorée)

Je sais bien qu’à sa chaude lumière
résister est vain
ta peau brille comme un or fin ruisselle
et dans le sable où tu sommeilles
sans refuge à mon inquiétude

(toute dorée)

C’est Isis transformée qui vient braver mes yeux
tant aveugles qu’ils n’aiment que la nuit
et si plier mes bras toujours ne puis
les déplier je dois pour embrasser votre clarté

(ah ! dorée)

(Paul Louis Rossi)

Illustration: Abraxsis Der Jen

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je déplie une carte (Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017




    
1

Je déplie une carte
pour savoir où tu es

quel chemin suivre
dans les méandres

si les animaux traversent
les champs déserts

si comme eux
un frisson court en moi.

2

J’attends la neige
qui ne vient pas

principe actif : me perdre

les yeux en l’air,
émerveillés.

(Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Le poème correspondant
Traduction:
Editions: La Porte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Au-delà de la flamme (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2017




    
au-delà de la flamme
aiguë du cierge
qui plie la haute
quête et déplie
la prière fragile
brûle le mystère
partagé

(Silvia Baron Supervielle)

 

Recueil: Sur le fleuve
Editions: Arfuyen

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Parfois s’installe un oranger du Mexique (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



    

Parfois s’installe un oranger du Mexique
dans l’oreillette droite de votre coeur

laissez-le
déplier ses odeurs, accueillir ses oiseaux
s’entourer d’herbe.

Il tiendrait aisément sur votre paume
parce que le coeur est petit, maniable

pourtant sa perspective n’en finit pas.

Jetez vos heures lourdes
au-delà de son horizon.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

SIGNER (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2016



eblouissement

SIGNER

Ça tient d’une magie simple
D’une concordance des contretemps
Captée en un instant
Qui renverse les frontières les saisons
Les dés jetés dans la poussière

C’est un étourdissement

Avec une boussole en feu
Une fois parti au grand large
On déplie ses océans
On garde la tête à l’Orient
On parie sur une volonté cavalière

C’est un éblouissement

(André Velter)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Lire (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2016



Les mots traversent l’éther de la page.
A peine veut-on les saisir, entre deux doigts de fée,
qu’ils meurent et renaissent plus loin :
comme à ce jeu, vous en souvenez-vous,
où il est question d’un bois,
et où demande est faite au loup de signaler sa présence.
Semblablement, le lecteur y est lorsque l’auteur n’y est plus,
tous deux se cherchant en vain dans la forêt de Langue d’Or.

Lire.
Déplier l’échelle qui est dans l’âme,
dont les degrés se perdent de vue,
vers le haut comme vers le bas.

(Christian Bobin)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Retouche au chat (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2016



Retouche au chat

en ronde bosse sur le temps
lentement dépliant
sa nébuleuse indifférente

(Daniel Boulanger)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Ces jours qui sont à nous (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2016


 


 

Carl Larsson  karin-on-the-shore(1) [1280x768]

Ces jours qui sont à nous si nous les déplions
Pour entendre leur chuchotante rêverie
Ah c’est à peine si nous les reconnaissons.
Quelqu’un nous a changé toute la broderie.

(Jules Supervielle)

Illustration: Carl Larsson

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Et quand tu chantes (Jean-Louis Giovannoni)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2016


Et quand tu chantes
tu as l’impression
enfin de te déplier
de ne plus avoir de corps
pour te tenir en un lieu

(Jean-Louis Giovannoni)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , | 3 Comments »

Les choses rêvent leurs rêves propres (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2015



Méconnaître que le fleuve est une épée
et que les choses rêvent leurs rêves propres
c’est ignorer qu’ici,
près de notre regard
en existe un autre:
le regard secret du monde.

Quand on le découvre,
la vie se retourne comme un gant
qui dégage la main qu’il enfermait
et le tact libéré
touche pour la première fois tout ce qui existe.

La réalité est un temps plié
qu’il faut déplier comme une toile
d’une singulière délicatesse
pour trouver au dedans
une autre main qui attend.

(Roberto Juarroz)


Illustration: René Magritte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :