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Poésie

Posts Tagged ‘déranger’

Dans la flamme de la bougie (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2022



Illustration: Carole Cousseau
    
Dans la flamme de la bougie

Dans la flamme de la bougie,
il y a un visage
qui n’est pas fait de cire,
ni de feu.
C’est une danseuse.
Le vent la dérange,
mais elle tourne, tourne.
Dans la flamme de la bougie,
il y a une histoire.
Dans la flamme de la bougie,
il y a un visage
qui n’est pas fait de cire,
ni de feu.
— Danse, danse, mon petit amour.
Rien ne souffle plus alentour.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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Ce qui guette (Gaëlle Josse)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2022



    

ce qui guette
ce qui sommeille
au profond d’espaces inconnus
qu’il faut parfois déranger

que remonte à la surface
l’étincelle
la poussière d’ailes
l’étonnement

(Gaëlle Josse)

Recueil: et recoudre le soleil
Traduction:
Editions: NOTAB/LIA

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L’épreuve dérange (Gaëlle Josse)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2022




Illustration: Edvard Munch
    
l’épreuve dérange

elle nous fait pèlerin
sans foyer

vêtu de craintes et de clous

(Gaëlle Josse)

Recueil: et recoudre le soleil
Traduction:
Editions: NOTAB/LIA

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Les gens du voyage (Frédéric Charles)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2022



Illustration: André Langevin dit: Zaü
    
Les gens du voyage

Hommes du voyage
femmes de la route
et gamins des Toujours-plus-loin
vos murs ont des ailes
et vos ailes en battant dérangent un peu
nos mèches de cheveux.

Elles les dérangent
parce qu’elles ont besoin d’être dérangées
pour doucement nous faire croire qu’en
nous
nous aussi
nous marchons.

(Frédéric Charles)

Recueil: La cour couleurs Anthologie de poèmes contre le racisme
Traduction:
Editions: Rue du monde

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LA CHAMBRE (Cécile Coulon)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2022



Illustration: Edward Hopper
    

LA CHAMBRE

Tout est à sa place :
les livres sur l’étagère,
l’eau dans la bouilloire,
la colère hors de cette maison
et moi dans ma chambre.

Je n’ai jamais fait l’amour dans cette chambre,
je n’ai jamais baisé dans cette chambre,
je n’ai jamais partagé mon lit ni mes rêves,
je n’ai jamais offert à quiconque les odeurs
de la peau, des draps et des cheveux.
C’est ma chambre et je ne veux pas être dérangée.
Je suis dedans, à la bonne place,
à ma bonne place,
comme les livres sur l’étagère,
l’eau dans la bouilloire,
et la colère ailleurs.

(Cécile Coulon)

Recueil: Noir Volcan
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Il vaudrait mieux (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2021



Il vaudrait mieux ne pas déranger les souvenirs engourdis
au fond de leur palais d’hiver

(Paul Gilson)

Illustration: ArbreaPhotos

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LE MONASTÈRE DU SOMMET (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021



Illustration: Patrick Jager
    
LE MONASTÈRE DU SOMMET

Je passe la nuit
dans le temple du Sommet.
Si je tends la main,
je touche les étoiles.
J’ose à peine parler,
de peur de déranger
les Immortels.

(Li Bo)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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Près du rail (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2021



    

Près du rail, où souvent passe comme un éclair
Le convoi furieux et son cheval de fer,
Tranquille, l’aiguilleur vit dans sa maisonnette.
Par la fenêtre, on voit l’intérieur honnête,
Tel que le voyageur fiévreux doit l’envier.
C’est la femme parfois qui se tient au levier,
Portant sur un seul bras son enfant qui l’embrasse.
Jetant un sifflement atroce, le train passe
Devant l’humble logis qui tressaille au fracas.
Et le petit enfant ne se dérange pas.

(François Coppée)

 

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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Elle avait pris ce pli … (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2021



    

Elle avait pris ce pli …

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu’elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c’était un esprit avant d’être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh! que de soirs d’hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J’appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu’elle est morte! Hélas! que Dieu m’assiste !
Je n’étais jamais gai quand je la sentais triste ;
J’étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j’avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.

(Victor Hugo)

 

Recueil: Cent poèmes de Vivtor Hugo
Traduction:
Editions: Omnibus

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MISERERE DE L’AMOUR (Alphonse Daudet)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2020



Illustration: Edvard Munch
    
MISERERE DE L’AMOUR.

Miserere !
Encore une fois, ma colombe,
O mon beau trésor adoré,
Viens t’agenouiller sur la tombe
Où notre amour est enterré.
Miserere !

I.

Il est là dans sa robe blanche ;
Qu’il est chaste et qu’il est joli !
Il dort, ce cher enseveli,
Et comme un fruit mûr sur la branche,
Son jeune front, son front pâli
Incline à terre, et penche, penche…

Miserere !
Regarde-le bien, ma colombe,
O mon beau trésor adoré,
Il est là couché dans la tombe,
Comme nous l’avons enterré,
Miserere !

II.

Depuis les pieds jusqu’à la tête,
Sans regret, comme sans remord,
Nous l’avions fait beau pour la mort.
Ce fut sa dernière toilette ;
Nous ne pleurâmes pas bien fort,
Vous étiez femme et moi poète.

Miserere !
Les temps ont changé, ma colombe,
O mon beau trésor adoré,
Nous venons pleurer sur sa tombe,
Maintenant qu’il est enterré.
Miserere !

III.

Il est mort, la dernière automne ;
C’est au printemps qu’il était né.
Les médecins l’ont condamné
Comme trop pur, trop monotone :
Mon cœur leur avait pardonné…
Je ne sais plus s’il leur pardonne.

Miserere !
Ah ! je le crains bien, ma colombe,
O mon beau trésor adoré,
Trop tôt nous avons fait sa tombe,
Trop tôt nous l’avons enterré.
Miserere !

IV.

Il est des graines de rechange
Pour tout amoureux chapelet.
Nous pourrions, encor, s’il voulait,
Le ressusciter, ce cher ange.
Mais non ! il est là comme il est ;
Je ne veux pas qu’on le dérange.

Miserere !
Par pitié, fermez cette tombe ;
Jamais je n’avais tant pleuré !
Oh ! dites pourquoi, ma colombe,
L’avons-nous si bien enterré ?
Miserere !

(Alphonse Daudet)

 

Recueil: Les amoureuses
Traduction:
Editions:

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