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Posts Tagged ‘désapprendre’

Désapprendre les routes du petit jour (Emmelie Prophète)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2019



 

Duy Huynh -  (12)

Désapprendre les routes du petit jour
Inventer des commencements
Parce que la folie disparaît
Les soupirs se meurent
Dans ces nuits qui s’effondrent.

Désapprendre les routes
Où traînent les témoins aveugles,
La bande blanche qui sépare
La mémoire et l’amour.

(Emmelie Prophète)

Illustration: Duy Huynh

 

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L’HOMME QUI DEVIENT (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2018



 

Irène Lussou_3

L’HOMME QUI DEVIENT

Son oeil fréquente les ombres
Il a la pierre de l’être
La fleur contradictoire est en sa main
Et le coeur inversé comme un voilier de fête
Il a appris puis désappris tout l’univers

Il a connu les pas des grands malades
L’horizon sans honneur
Les villes de l’âpreté
La terre meuble qui défaille sous les maisons antiques
Et les jours inclinés entre leurs sept miroirs

Il a la pierre de l’être
Son corps pousse des racines
Par hommage il quitta les femmes au genou d’or
La Mort portant sa grâce et l’Amour sa couronne
Il sait que ceux qui rêvent ont toute raison.

(Andrée Chedid)

Illustration: Irène Lussou

 

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Nuit sur la lande (Gustave Kahn)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018



Nuit sur la lande

Toi qui m’as désappris la douleur
sirène qui chante à la rade la meilleure
je tresserai pour toi les âmes de mon âme.

Fleur de l’ardent épithalame
temple oisif aspirais du seuil de mes tentes
je te bercerai des légendes de l’attente.

Au portique de ta beauté
je suis venu chargé des toisons d’aurore
brodées loin des yeux, de toutes les flores.

J’en ferai les tapis pour ta sérénité
et si l’heure chagrine attristait votre front
je le caresserai des aubes de ma passion.

(Gustave Kahn)

 

 

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Soutenir son être (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2017



désapprendre
sous d’invisibles déguisements
à soutenir son être
parmi les débris du vide

ligaturer l’évidence
avec les balafres de la foudre

(Zéno Bianu)

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Des champs de coïncidences (Alain Eludut)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2017



 

7594

Des champs de coïncidences fleurissaient sous nos pas
– nous savions les cueillir nous avons désappris

(Alain Eludut)

 

 

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Reste la famine de l’amour (Jean-Michel Maulpoix)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2016




On désapprend le poème à mesure qu’on l’écrit.
On dilapide pour lui la langue jusqu’à l’oubli.
Reste la famine de l’amour.

(Jean-Michel Maulpoix)


Illustration: Tamara Lunginovic

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Que s’entrechoquent dans l’esprit (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2016



que s’entrechoquent dans l’esprit
les raisons de déraisonner
il reste la saveur des fruits
du passé l’humour des damnés

il faut apprendre à désapprendre
la vraie syntaxe est le temps comme il vient
se souvenir meubler l’attente
et s’inventer le jeu du rien

(Jean-Claude Pirotte)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Désapprendre (Pierre-Albert Jourdan)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2016



Désapprendre pour s’ouvrir.

(Pierre-Albert Jourdan)

Illustration: René Magritte

 

 

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Dame étrusque (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2015



Dame étrusque

On la découvre à demi couchée
comme pour un repas
sur le recueil de ses propres cendres.

Elle tient dans la main un éventail
qui a la forme d’une feuille.

Tout cela, depuis des siècles, immobile,
une urne en terre, rose,
et autre chose encore
qui nous invite à un tendre respect :

un coffret, même pas très lourd
ni très solide,
comme on verrait une boîte à onguents
à l’effigie d’une beauté vivante
sur sa toilette ; et, non loin, son miroir.

Celle-ci fut tout l’amour d’un homme
une saison de Toscane, ou une vie,
sous le même soleil qui éclaire encore nos pas.

Mais le miroir n’a plus rien à craindre de son souffle,
et l’éventail en forme de feuille
n’aura plus à cacher aucune rougeur de honte.
Elle a dû désapprendre ce qu’était la brise…

Que c’est étrange, néanmoins, ces images de mortes
qui éveillent encore une espèce vague d’amour
chez les ombres que nous sommes devenus !

(Philippe Jaccottet)

 

 

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