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Poésie

Posts Tagged ‘descendre’

Présages (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2022



Présages

Les poissons descendent la rivière
en chantant à tue-tête;
il fera beau demain.

(Paul Nougé)

 

 

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Non plus de quelque architecture aérienne et trop pure (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2022



Gao Xingjian

Non plus de quelque architecture aérienne et trop pure,
quelque complexe et subtil jeu de lignes à travers quoi pour l’éternité joue le vide.
Il s’agit de descendre. Plus bas. Encore plus bas.
Nous sommes au niveau de la terre noire,
au niveau des odeurs humides, de la fraîcheur obscure,
au niveau de la naissance des pensées verdoyantes.
Nous sommes chez nous.

(Paul Nougé)

Illustration: Gao Xingjian

 

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Nous partout (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2022



Illustration: Géraldine Alibeu
    
Nous partout

J’aime quand nous allons un peu plus loin.
Quand tout le monde descend, et que nous, c’est l’arrêt suivant.
Quand on est dans la lune, et qu’on rit.
On dit qu’on revient dans cinq minutes
et ça dure des heures.
Tu m’as dit que le temps peut s’allonger parfois,
qu’on peut goûter les secondes une à une,
que la vie, c’est notre tout petit infini.
— Où pars-tu pour les vacances ?
— Je ne sais pas encore, juste un peu plus loin.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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Poème pour donner un baiser (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2022



Illustration: Géraldine Alibeu
    
Poème pour donner un baiser

Je crois que je vais faire la goutte d’eau ce matin.
Je vais tomber du ciel de mon lit,
bâiller quelques nuages, prendre ma douche,
je vais traverser un couloir long comme un horizon,
descendre l’escalier à grands pas de goutte,
puis sur ta joue, sans un mot, éclater.
Je crois que, pour un baiser,
je vais faire la goutte d’eau ce matin.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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Pourquoi (Guido Gezelle)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2022



 

Pourquoi, pourquoi, triste saule,
debout au bord du ruisseau,
laisser jusqu’à ses épaules
descendre tes longs rameaux… ?
Est-ce l’amour qui te presse
d’incliner ton feuillage, est-ce
de ta mère les genoux…

(Guido Gezelle)

 

 

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ECRITURE FANTAISISTE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2022




ECRITURE FANTAISISTE

Revêtu d’un scaphandre
Et d’un casque d’acier
Je m’apprête à descendre
Au fond de l’encrier
Comme un harpon ma plume
Remonte des poissons
Quand la lune s’allume
Sur d’étranges moissons
Le flot de l’écriture
S’écoule de ma main
Qui s’agrippe au grappin
Que lance une rature.

(Jean-Baptiste Besnard)

Découvert chez Jean-Baptiste ici

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Ils étaient huit jeunes hommes (Charles Camproux)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022




    
Ils étaient huit jeunes hommes

Ils étaient huit jeunes hommes, nus, nus et qui tremblaient
ils étaient descendus, gelés, enchaînés,
l’un derrière l’autre, nus, les mains dans le dos
et ils savaient pour sûr, ils se savaient condamnés:
le grand camion, au fond, le long de la grande allée,
l’allée des longs cyprès, longs, hauts, est venu s’arrêter,
et les huit jeunes hommes nus, blancs, sans mot sont descendus
entre des hommes verts, vert clair, qui les font se tenir:
se tenir, blancs, nus, devant la grande tombe,
devant le grand trou, long, profond, tout juste creusé,
là tout le long, là, le long de l’allée,
derrière les tombeaux, tout le long, comme une longue tranchée:
par la mitraillette, d’un coup, ils ont tous plongé
dans la longue tranchée, blancs, nus, avec un peu de sang
sur leurs torses blancs, blancs, nus, aux premières aurores:
ils étaient huit jeunes hommes, nus, dépouillés de lendemains.

(Charles Camproux)

Recueil: Guerre à la guerre
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Logis de Yi-gong dans le temple Da-yu (Meng Hao-ran)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022




    

Logis de Yi-gong dans le temple Da-yu

Le Maître Juste, pratiquant du Chan
A sa demeure sur un mont boisé
Volets ouverts : le haut pic s’élance
Au bas du seuil se creusent les ravins

A l’heure du couchant nimbé de pluie
L’ombre verte descend sur la cour
Épouser la pureté d’un lotus :
Son âme que nulle boue n’entache

(Meng Hao-ran)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Cherchant l’ermitage du maître Yong (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022




    
Cherchant l’ermitage du maître Yong

Les hauts pics caressent le ciel de leur émeraude
Hors du monde, oublieux des ans qui passent

Écartant les nuages je cherche la sente ancienne
Adossé à un arbre j’écoute chanter la source

Près des fleurs un buffle accroupi se chauffe au soleil
Sur la cime des pins s’est endormie la blanche grue

Paroles dites : le fleuve en bas est crépusculaire
Tout seul je descendrai vers la froide fumée

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Plaisir de retourner sur la montagne (Hanshan Deqing)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2022



Illustration: Hokusaï
    
Plaisir de retourner sur la montagne

Fuir et quitter le monde n’est pas si difficile,
Habiter en montagne ne cause aucun souci.
Les nuages traversent le beau temps et la pluie,
Les rocs des pics éprouvent l’obscurité du soir.
La biche qui allaite dort au sein des buissons,
Les corbeaux qui reviennent au soir perchent sur l’arbre.
Au-dessus du sommet descend la pleine lune
Qui éclaire mon coeur et le sens de la vie.

(Hanshan Deqing)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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