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Poésie

Posts Tagged ‘déshabillé’

Hasard (Patrice Blanc)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019



Illustration    
    
Hasard

des pluies de sang

au creux de l’oubli
au bout de l’angoisse
le hasard ne brille pas

tu es déshabillée
lumineuse et heureuse
je te prends par le cou
pour mieux sentir tes vaisseaux
ta texture de vie
tes humeurs
tes tissus

des pluies de sang
dans un corps à corps

le hasard est un film …

(Patrice Blanc)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: De sang, de nerfs et d’os
Traduction:
Editions: du Contentieux

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Vite déshabillée (Jean-Paul Chague)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2018



 

F.A. Moore La Réponse

vite déshabillée
du plus léger bavardage

la bouche hésite
sans provisions

l’amant heureux
signe sur ton corps

ce qui ne passe pas
la page trop poreuse

(Jean-Paul Chague)

Illustration: F.A. Moore

 

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Se pourrait-il qu’une nuit (Bruno Mabille)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



Illustration: François Martin-Kavel
    
Se pourrait-il qu’une nuit
même en rêve
elle vînt à moi
en simple déshabillé
ou nue avec juste un collier
plutôt qu’en jupe blanche
et chemise ample
qui dérobent à mes yeux
dans la lumière du jour
ce que d’elle je voudrais tant étreindre
et mordre à pleine bouche ?

(Bruno Mabille)

 

Recueil: A celle qui s’avance
Traduction:
Editions: Gallimard

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Fleur de pêcher (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018



Fleur de pêcher

—Je suis née dans un verger, de parents honnêtes;
mais … ici, un violent accès de toux lui coupa la parole.
—Ne faites pas attention, reprit-elle
en coupant chacun de ses mots:
malgré le mauvais temps, j’ai voulu me montrer
avec une robe blanche un dimanche d’avril dernier,
et j’ai pris un catarrhe.
Elle voulut continuer, mais à chaque instant
une toux de plus en plus opiniâtre l’arrêtait.
—Reposez-vous, lui dit le Cactus: vous êtes frileuse de votre nature,
et malheureusement pour vous, aussi coquette que frileuse.
Nous devinons votre histoire sans qu’il soit besoin que vous la racontiez.
Ne faites pas d’efforts inutiles qui aggraveraient encore votre mal.
Vous étiez jeune, l’hiver vous avait claquemurée dans votre cellule,
vous étiez impatiente de vous faire voir avec votre beau déshabillé neuf,
qui vous rendait si jolie;
mais une robe blanche ne fait pas le printemps.

(J.J. Grandville)

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Les fleurs dans le pré (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Les fleurs dans le pré
filles des herbes

Dans la carrière la lumière
déshabillée
le bonheur d’être pierre

(Georges Bonnet)

Illustration: Carrières des Baux de Provence (Photo Ali)

 

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TERRE A FOUDRE (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2016




TERRE A FOUDRE

Je n’ai pas été déshabillé par la foudre
J’ai lentement pourri
Je me suis lentement écoulé
Sans colère
Sans rancune.

Je n’ai pas été déshabillé par la foudre
Dont parlent les journaux marqués d’un signet vert
Debout sur les autels

Je crois pourtant à la foudre
A son fracas de verre, à son odeur de poudre
Au mâchonnement de sucre noir qu’elle laisse derrière elle
Dans l’arroyo d’une ligne de vie.
[…]

(Jean Rousselot)

 

 

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Dans l’eau de la claire fontaine (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2016



tableau-de-peintre-en-relief-en-papier-mache-baigneuse-femme-dans-la-mer-5913711

Dans l’eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues.

En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d’aller chercher
Des morceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger.

Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
Mais la belle n’était pas bien grosse
Une seule rose a suffi.

Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu’une seule feuille a suffi.

Elle me tendit ses bras, ses lèvres,
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu’ell’ fut toute déshabillée.

Le jeu dut plaire à l’ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell’ s’alla baigner toute nue
En priant qu’il fît du vent
Qu’il fît du vent.

(Georges Brassens)

Illustration

 

 

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Retouche à l’en-cas (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 26 avril 2016


oeuf

hirondelles aux oreilles
le soleil en déshabillé
quitte le harem des marguerites
le jour en chat sur la pelouse

ces fastes n’émeuvent pas l’oeuf
dans son coquetier sur le banc
prêt au sacrifice
et blanc pour la nuit qu’il appelle

(Daniel Boulanger)

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Nue (Jacques Goorma)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2016



Nue

Tu ne comprends pas toi-même
mieux qu’un autre
le mystère de ce que tu as écrit
Mais peut-être
mieux qu’un autre
te comprend-il

***

Rien
Je n’ai rien
Je suis cette clarté déshabillée
ce vertige trop connu
auquel jamais l’on ne s’habitue
cette ferveur incendiaire
qui brûle tout sans bouger
cette aube incessante
qui se lève au fond de l’homme

Je n’ai rien
rien que mon cœur enfeuillé
pour rendre à la seule présence
la splendeur de sa nudité

(Jacques Goorma)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Edmond Grandjean

 

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LA STATUE ET LE VISITEUR (Jean Brilman)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2015




LA STATUE ET LE VISITEUR

Lovée dans une robe de pierre dorée
Transparente comme un déshabillé
Laissant passer une cuisse rosée
Ferme et dodue
La statue
Fait du charme sans retenue
A un homme, qui passe
Et le dévisage avec audace.
Elle paraît vive et gaie
Frémissante de jeunesse
Lui est myope, laid
Rongé par la vieillesse
Elle a deux mille ans
Et lui déjà trente ans !

(Jean Brilman)

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