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Poésie

Posts Tagged ‘désorienté’

La noire virginité (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019




    
La noire virginité

Lignes parallèles
Un vieil homme
Fixe une collégienne en mousseline blanche
Et tout cela
Aussi plaisant que déroutant
Ne risque pas de se rencontrer
Je suis à jamais désorientée
Les hommes en vieillissant deviennent gloutons —
Quel non-sens
Il est midi —
Et les jeunes pousses du salut
Sont rabattues vers le réfectoire

(Mina Loy)

 

Recueil: Il n’est ni vie ni mort, poésie complète
Traduction: Olivier Apert
Editions: Nous

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UNE FEMME EN PLEURS (Tang Wall)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2018



UNE FEMME EN PLEURS

Le monde est hostile
L’amour est infidèle
A l’approche de la nuit
La pluie fragilise les fleurs
Le vent matinal sèche mes larmes
Je m’appuie sur la balustrade
Silencieuse, j’essaie de vider mon coeur
Impossible ! Impossible ! Impossible !

Solitaire, je ne suis plus comme hier
Mon âme malade est désorientée
comme la corde de la balançoire
Le son du cor me fait frémir
Le soir est déjà profond
Par crainte d’être surprise
J’essuie mes larmes
Je m’efforce de dessiner un sourire
Trompeur ! Trompeur ! Trompeur !

(Tang Wall)

Illustration

 

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Quelque part dans une maison calme (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2017




    
Quelque part dans une maison calme

le soleil passe à travers les volets
et la poussière se croyant seule se met à danser
sans autre bruit que celui que fait un insecte.

Il y a bien au loin le cri d’un enfant
ou celui d’un chien oppressé de solitude.
Il y a bien, dans l’herbe, le pas d’une source
où la mer vient, en se cachant, prendre pied.

Il n’y a plus soudain dans le jour immense
qu’un bourdon désorienté qui se cogne aux carreaux
qu’un oiseau brûlé de soleil
qui retombe comme une feuille au milieu des blés.

Et la chambre plus profonde que le monde
se tient dans l’ombre auprès de la porte
avec un coeur qui a cessé de battre
parce qu’il n’y a plus de soleil dans les volets.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Les champs se taisent (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2017



 

    

Les champs se taisent de toute leur rosée.
Les fenêtres se dévisagent durement
et il circule encore en elles de l’ombre
amassée au fond des chambres endormies.

Le sang colle sous la peau,
chargé de la nuit des racines
qui étreignent la terre
ou qui montent dans les songes.

La rue frappe mon pied désorienté
par les mille années de sommeil d’une nuit
et l’on entend dans le vent qui s’élève
grincer les chaînes de la terre.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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ô jeune homme pleure tout ton soûl ! (Abdourahman A. Waberi)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2015



Ô jeune homme pleure tout ton soûl !
Désorienté comme l’étoile dilacérante
Sans soleil ni fourmillant récif
Ton oeil quête son Orient par devers toi
Ta conscience: un manteau d’emprunts usé

(Abdourahman A. Waberi)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha
 

 

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