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LA NUIT (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




LA NUIT

Je connais peu la nuit
mais la nuit semble me connaître
et en plus m’assiste, comme si elle m’aimait,
couvre ma conscience de ses étoiles.

Peut-être la nuit est-elle la vie et le soleil la mort.
Peut-être la nuit est-elle rien
et les conjectures sur elle rien
et les êtres qui la vivent rien.
Peut-être les mots sont-ils seuls à exister
dans l’énorme vide des siècles
qui nous griffent l’âme de leurs souvenirs.

Mais la nuit doit savoir la misère
qui s’abreuve de notre sang et de nos idées.
Elle doit jeter sur nos regards de la haine
les sachant pleins d’appétits, de désunions.

Mais il arrive que j’entends la nuit pleurer dans mes os.
Son immense larme délire
et crie que quelque chose est parti pour toujours.
Un jour, nous reviendrons à être.

(Alejandra Pizarnik)

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Que les atomes entrent dans la danse ! (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



    

Il y a une désunion semblable à l’union qui est bonheur.
Par la mort du corps s’éclaire la lampe du cœur
Du rire de l’éclair le nuage se met en pleurs
Et quand le nuage pleure, le jardin se met à rire.

Quelle joie, lorsqu’à la perle je fus uni,
Telle une vague, avec le vent, tout mon être fut dispersé.
Dispersé comme l’éclair, de la mer, j’ai révélé les secrets,
Puis, comme un nuage vidé, au bord de l’eau, je me suis couché;

Que les atomes entrent dans la danse !
Afin que de joie sans pied ni tête,
les âmes entrent dans la danse.

Celui pour l’amour
de qui danse le firmament,
Je te dirai à l’oreille
où est le lieu de sa danse

(Mawlana Rûmî)


Illustration

 

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Il y a une désunion semblable à l’union (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



    

Il y a une désunion semblable à l’union qui est bonheur.
Par la mort du corps s’éclaire la lampe du cœur
Du rire de l’éclair le nuage se met en pleurs
Et quand le nuage pleure, le jardin se met à rire

(Mawlana Rûmî)

 

 

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