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Poésie

Posts Tagged ‘déteindre’

L’oiseau blanc (Wakayama Bokusui)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2021



Ne voyez-vous pas comme il est triste cet oiseau blanc
Ni le bleu du ciel ni le bleu de la mer ne déteignent sur lui
Qui flotte dans le vent

(Wakayama Bokusui)


Illustration

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Défense de stationner (Armand Monjo)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2020



aimer

 

Ne cesse pas mon oeil de regarder

Le temps d’un cil qui bat
et les fleurs sont passées
les filles se font femmes
et les pommes pourrissent

Ne cesse pas ma main de caresser

Un rien d’inattention
et la beauté se fripe
le rat saigne l’oiseau
la volupté se fane
le soleil a déteint

Ne cesse pas ma bouche de crier

Le silence a du sang
aux pointes de ses lances
au loin la forêt hurle
et les bourreaux transpirent

La mer évaporée
les poissons éclatés
tous les dés sont jetés
dans un chaudron de braise

Ne cesse pas d’aimer

(Armand Monjo)

 

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MARCHE SANS DIRECTION (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2017




    
MARCHE SANS DIRECTION

Sur le train des ailes
la voix qui s’éteint
L’énorme prunelle
sur le ciel déteint
Il y a des bruits dans l’air
Si la terre s’étale
l’horizon se cache
Tout est à refaire
On fuit au gré du vent qui couche dans les lignes
Tous les arbres rompus au pas du voyageur
Toutes les bornes mortes qui gardent le ruisseau
Et toutes les étoiles qui croupissent dans l’eau
L’oiseau qui chante sur une branche de la nuit
Un fruit noir à cet arbre
que le vent a cueilli
Un mot de plus qui tombe
La fin d’une chanson
Le nom de ce visage
Le feu de la maison

(Pierre Reverdy)

 

Recueil: Main d’oeuvre
Editions: Mercure de France

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Petite poupée (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2016



Petite poupée, marionnette porte-bonheur,
elle se débat à ma fenêtre, au gré du vent.
La pluie a mouillé sa robe, sa figure et ses mains qui déteignent.
Elle a même perdu une jambe.

Mais sa bague reste, et, avec elle son pouvoir.
L’hiver elle frappe à la vitre de son petit pied chaussé de bleu et danse,
danse de joie, de froid pour réchauffer son coeur, son coeur de bois porte-bonheur.
La nuit, elle lève ses bras suppliants vers les étoiles.

(Pierre Reverdy)

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