Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘déterrer’

Ta lumière (Guido Gezelle)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2022



Jeanie Tomanek cypressdays [1280x768]

Ta lumière est ma vie,
mon agir, mon besoin,
mon espoir, mon bonheur,
mon unique, mon tout

Viens, prends-moi, ravis-moi,
Romps mes terrestres liens,
déracine, déterre…

(Guido Gezelle)

Illustration: Jeanie Tomanek

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

AU REVERS DES FAÇADES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2019



AU REVERS DES FAÇADES

Je déterre ta face
Enfouie dans l’argile
Dans ta prunelle je déchiffre
Les patiences de l’amour
En ta bouche de silences
Je dissous les trophées
J’explore racines,et vents
M’évertuant à te traduire
Loin des masques d’orgueil
Et du geste déguisé

Je te découvre
Au revers des façades
Et des tournures du monde
Loin des courses aux mirages
A rebours du mépris
Je mesure ta place
A l’aulne de l’univers
J’évalue l’exploit
Sur les balances du temps

Tu es ce qui demeure
Quand l’ornement s’éteint.

(Andrée Chedid)

Illustration: Marie-Paule Deville Chabrole

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’homme pleure (Xavier Forneret)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2016



 

Alvaro Zardoni 0

L’homme pleure,
Et s’endort
Comme l’heure
Pour un mort ;

Comme étoile
En la nuit,
Est sans voile
Après bruit. –

L’oiseau chante
Avec feu
Son amante,
Son bon Dieu.

Et l’eau coule
Doucement,
Se déroule
Vaguement.

Et la lune
En chemin,
La fortune
Du chagrin,

Nous fait face,
Va au cœur ;
C’est la glace
Du penseur. –

La nature
En soupirs
Ne murmure
Que désirs.

Toi, mon âme,
Que veux-tu ? –
Une femme
La vertu ?

Rien. Je n’ose
Désirer
Cette chose, –
DÉTERRER.

(Xavier Forneret)

Illustration: Alvaro Zardoni

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA VILLE A DÉTERRER (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2016




LA VILLE A DÉTERRER

Le désert un peu soulevé
On nous a dit pourquoi — mais ce qui fut
Est là-dessous. Le tertre
Est un peu plus herbu que le pâle désert.

Peut-être une respiration
Qui s’est figée.

En grattant le sol, on déchausse
Des pierres qui sont des signes, quelques-unes
Des regards étonnés ou morts
Que des marchands viennent choisir.

Il faudrait savoir lire.

La moindre saillie
Retient le sable et quelque chose
Est enterré sous chaque bosse.
Le vent perpétuel est sec.

(Jean Tortel)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

De noirs galops serrés déterrent vos empreintes (Pierre-Alain Tâche)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2015



De noirs galops serrés déterrent vos empreintes
et comme un taureau bien armé
qui gagne d’invisibles tours
des lieux sûrs
vous méditez de grands essors simultanés

Le corps rompu des horizons palpite
La foudre fend le socle des collines
et ceux que vainc l’aube tranchante et brève
la cire étanche leur ouïe
et le cachet d’une ombre infiniment plus grande
soude leurs cils

(Pierre-Alain Tâche)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :