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Poésie

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Mettre ma vie en pages (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2019




    
Mettre ma vie en pages
Est-ce bien raisonnable

Récurer
Calembours et calembredaines

Étendre mes rêves
Encore humides

Trouer à mains nues
Les poches de tristesse

Découdre les plaies

Sans gants ni masque
Souffler sur les cadavres

Donner à lire
Ma destinée
Dans les détours de mes viscères

Peut-être vaut-il mieux
Faire la coquette

À l’envi répétant
Que je suis vieille
Malade et moche

Et pauvre aussi

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Signe d’aucun signe (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

univers

Signe d’aucun signe où l’art pense à tout, pourquoi ton cri : Univers?
Que brille le jour de dire la vérité mésodique par le chant dans le recul de la mémoire-avenir.
Comète, viens à nous dans le tourbillon des âges !
Allons par maints détours jusqu’aux esquisses des continents.
Nous rêvons un autre monde sans sauterelles ni cafards.
Adieu ! rosier mal taillé à l’insu des parfums.
Là-bas dans le ciel bleu de hautes Ecritures je vais rencontrer ma vie.
Elle a peut-être quelque chose à dire.

(Georges Libbrecht)

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Je suis un labyrinthe (Stéphane Sangral)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2019



    

Je suis un labyrinthe, et j’y suis enfermé,
et ses tours et détours me dessinent mon moi,
et je rêve de fuir, et je suis enfermé
dans ce rêve, et parfois, l’esprit au bord de moi,
je me crois libéré de ces tours et détours,
et tourne en cette croyance qui n’est que tours
et détours d’un esprit fatigué de ses tours
et détours, et je suis de « je suis » le détour…

(Stéphane Sangral)

 

Recueil: Méandres et Néant
Traduction:
Editions: Galilée

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Le meilleur de l’amour (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Le meilleur de l’amour dans l’amour continue
Par quel obscur détour dans l’oubli, le sait-on?

(Albert Ayguesparse)

 

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Une oeuvre d’homme (Albert Camus)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2018




    
Une oeuvre d’homme n’est rien d’autre
que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l’art
les deux ou trois images simples et grandes
sur lesquelles le coeur, une première fois,
s’est ouvert?

(Albert Camus)

 

Recueil: L’Envers et l’Endroit
Traduction:
Editions: Folio

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Heureux (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018



Illustration
    
Heureux qu’au détour
d’un sentier de la forêt en pleine frondaison
le rougegorge se soit porté en ambassade
pour vous saluer
ti ti tireli.

(Henri Pichette)

    

Recueil: Les ditelis du rougegorge
Traduction:
Editions: Gallimard

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La Poursuivie (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018


 


Tristan  e

La Poursuivie

Je te poursuis encore sur le versant des songes
mais tu glisses de moi comme sable en la main
et comme un coquillage invente son mensonge
la courbe de ton corps esquive ton dessein

Je te traque et tu fuis Je te perds et tu plonges
Les forêts des grands fonds ont d’étranges détours
Je marche sur la mer et mon ombre s’allonge
sous le soleil obscur et dans l’ombre des tours

Aux plages de fraîcheur que déroule le lit
la trace de nos corps s’efface avec le jour
Le lit s’enfle et se gonfle aux brises de la nuit
Tristan la voile est noire et tu mourras d’amour

Tristan la voile est noire Iseult ne t’aime plus
La Belle au Bois s’endort du sommeil de l’hiver
Mourir ou bien dormir le flux et le reflux
me ramènent toujours aux lieux où j’ai souffert

Mais que le chant du coq à l’aube revenue
Mais qu’un rai de soleil qu’un pigeon qu’un appel
que le matin léger me rendent l’enfant nue
me voici de nouveau le complice du ciel

Sur son front la couronne invisible des Soeurs
Tristan la voile est blanche au flot des nébuleuses

(Claude Roy)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration

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Rose des sables (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2018



Rose des sables

Tourment du rêve ancré
au coeur nacré des sables.
Labyrinthe déclos par les détours du gypse.
Broderie d’erg. En toi, ocres et dures,
recommencent les dunes. Et leurs courbes
effeuillées au derviche des vents.

(Jacques Lacarrière)


Illustration

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Dame du lac (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Illustration: Aristide Maillol
    

Dame du lac

Dame du lac où toute onde est métal
si belle et blonde, avec dans tes cheveux
un frisson d’or exilé d’une étoile
où je te vis jadis dans l’autre vie,
où je me rêve auprès de toi qui dors.

Nous danserons. Ce sera comme un bal
avec des yeux qui s’aiment, des yeux d’eau
pour nous sourire — et ta voix dans la mienne
comme un baiser mais que l’on ose à peine
pour que le soir ne s’effarouche pas.

Oh ! souviens-toi de cet homme qui passe
cueillant les mots pour dire la beauté.
Il va partir au détour d’une année
et ton soleil verra d’autres rivages.
ll restera ce poème pour toi.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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LA ROUTE (Louis Mercier)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



LA ROUTE

FRAGMENT

Oh ! la route est étrange le soir.
Ses détours incertains par les terres,
Sa blancheur qui se tord dans le noir,
Semblent nous menacer d’un mystère.

D’où vient-elle ? où va-t-elle si tard ?
Et qui sait l’ennui qui nous guette
De derrière les halliers hagards
Où s’enfonce la route inquiète ?

Mais voici qu’on distingue des pas,
Quelqu’un fait craquer les feuilles mortes…
Qui es-tu, toi que l’on n’attend pas,
Et qui viens quand on ferme les portes ?

Il approche, il porte de la nuit
Dans les plis de ses vêtements sombres ;
On dirait le berger qui conduit
La bande vagabonde des ombres.

C’est peut-être quelque hôte mauvais
Qui nous vient de la part des ténèbres,
Peut-être le messager qui sait
La nouvelle inconnue et funèbre.

Il passe outre ; il s’éloigne. Le chien
Le harcèle un moment sur la route
Et revient en grondant. Puis plus rien
Que l’ombre qui grossit. Et j’écoute,

Dans la nuit frissonnante de peur,
Comme un pas de quelqu’un qui chemine.

J’écoute le bruit sourd de mon cœur
Qui se hâte au fond de ma poitrine.

(Louis Mercier)

Illustration

 

 

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