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Poésie

Posts Tagged ‘deux’

LA CUEILLEUSE (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2022



Illustration: Ma Yuanyu
    
LA CUEILLEUSE

Elle cueille la vigne là-bas.
Un jour que je ne la vois pas
Me semble aussi long que trois mois.

Elle cueille les roseaux là-bas.
Un jour que je ne la vois pas
Me semble aussi long que deux automnes ou trois.

Elle cueille l’herbe là-bas.
Un jour que je ne la vois pas
Me semble aussi long que deux ans ou trois.

(Anonyme)

***

 

Recueil: Poèmes choisis et illustrés du Livre de la Poésie
Traduction:
Editions: China Intercontinental Press

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Tout l’univers (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2022



Illustration: Géraldine Alibeu
    
Tout l’univers

Il est une fois le môme qui court et la môme qui danse.
Le môme qui court sait pourquoi.
Pressé, il se prépare
à la vie des grands hasards.
La môme qui danse ne sait pas vraiment
pourquoi elle danse autant.
Mais, en dansant, elle rêve.
Le môme qui court vite rêve moins
jusqu’au jour où il s’arrête enfin.
Quand ils dansent ensemble,
le soleil ralentit sa course
à l’endroit, à l’envers,
la terre et les étoiles aussi.
Il est une fois rien qu’eux deux
et tout l’univers.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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PREMIER REGARD (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2022



Illustration: Kitty Crowther
    
PREMIER REGARD

Un battement d’ailes de papillon
peut changer l’avenir.
Alors, que dire du battement
de tes cils ?

Tu me regardes en riant
et le futur n’a qu’à bien se tenir.

Tous les instants vont par deux
et prennent tout leur temps
quand ils sont dans tes yeux.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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ILS ÉTAIENT DEUX (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2022


 


Frank Cadogan Cowper  _33 

ILS ÉTAIENT DEUX

Une coupe au bord de la bouche,
elle allait d’un si ferme pas
et la main si sûre que pas
une goutte ne se versa.
Il montait un cheval farouche.
Si sûre et ferme était sa main
que, frémissant au coup de frein,
le cheval s’arrêta soudain.
Et pourtant, quand la main légère
à l’autre main gantée de fer
cette simple coupe tendit,
ils tremblaient si fort, elle et lui,
que les mains ne se rencontrèrent,
et le vin noir se répandit.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: Frank Cadogan Cowper

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On se comprend (Yves Leclair)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2022



Illustration
    
On se comprend

C’est rudement beau et
nous sommes deux ce soir à regarder
l’orangé du couchant, une pie me tenant
compagnie. Or voici qu’elle
s’envole, rejoint un gros corbeau
tout là-haut sur le toit de l’école,
mais après confidences revient
tout près de moi dans son flagrant tilleul

(Yves Leclair)

Recueil: Plumes de poèmes
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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À l’ancienne (Claude Haller)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2022



Illustration: Dianne Dengel 
    
À l’ancienne

Une petite vieille
Sur son bâton noueux
Clopinait merveille
Près de son petit vieux

Ils allaient se faire
Au coin de l’avenue
Un petit bol d’air
Qu’était le bienvenu

Puis rentraient chez eux
Le coeur plein de soleil
Un fil d’or en leurs doux yeux
Allumait rose vermeil

Et le soir en s’endormant
Ces deux chers petits vieux
Pour un rien s’alarmant
Avaient l’air presque heureux
Tout étonnés ma foi
D’être encore deux

(Claude Haller)

Recueil: Poèmes du petit matin
Traduction:
Editions: Hachette

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Deux mois (Hippolyte Taine)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2022




Illustration: ArbreaPhotos
    
Deux mois

Les petits ont deux mois; fourrés comme des ours,
Lustrés comme des loirs, ils sont bien de leur race.
Juin flambe en eux, jamais leur souplesse n’est lasse ;
Il faut à leurs ébats les seize heures des jours.

Dressant leurs reins arqués sur leurs pieds de velours
Ils s’affrontent; soudain, l’un à l’autre s’enlace;
Ils roulent; tous leurs jeux sont des assauts de grâce;
Auprès d’eux les chevreuils bondissants semblent lourds.

La grâce en les enfants, la beauté dans les roses,
La nature impuissante en ses métamorphoses,
N’a que deux fois produit le chef-d’oeuvre parfait.

Hors d’elle, l’art vagit empêtré dans ses langes.
Qu’a fait l’orgueil humain ? les peintres, qu’ont-ils fait ?
Corrège, des amours, et Raphaël, des anges !

(Hippolyte Taine)

Recueil: le chat en cent poèmes
Traduction:
Editions: Omnibus

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Chatons dans tous les coins (William Wordsworth)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2022




Illustration: ArbreaPhotos
    
Chatons dans tous les coins

Chatons, chatons dans tous les coins,
Chatons mâchonnant mes lorgnons,
Chatons griffant mes pantalons,
Chatons partout sous les coussins,
Un chaton derrière, un chaton devant …
Comment seront-ils donc, quand ils seront grands ?

Chatons qui bataillent en tout lieu,
Chatons qui roulent le long des escaliers,
Un chaton sur ma tête,
Un chaton sur la galette,
Un chaton dans mon soulier…
Je ne peux pas le croire : ils ne sont que deux !

(William Wordsworth)

Recueil: le chat en cent poèmes
Traduction:
Editions: Omnibus

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Retiré du monde après la mort de sa bien-aimée (Le Bonze Nagaié)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2022



Illustration: Hosui Yamamoto
    
Retiré du monde après la mort de sa bien-aimée

Dans cette demeure
D’où, tous deux, nous aimions voir
La lune le soir,
Hélas! de l’astre à cette heure,
Le rayon seul rôde et pleure.

(Le Bonze Nagaié)

Recueil: Poëmes de la libellule
Traduction: Judith Gautier
Editions: Beaux-Arts de Paris

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Nos deux vieux (Santoka)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2022



Illustration: Kurt Peiser
    
nos deux vieux
visages
silencieux

***

(Santoka)

 

Recueil: Santoka Zen Saké Haïku
Traduction: Cheng Wing fun & Hervé Collet
Editions: Moundarren

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