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Poésie

Posts Tagged ‘diapré’

Des concepts (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018




    
Des concepts encore riches, diaprés, chargés de sourde incandescence.
Des concepts proches de l’image, comme lieux de rencontre et d’entente
entre le concret immédiat et l’essence.
Des concepts encore nimbés de rêve…

(Roger Munier)

 

Recueil: Contre-jour
Traduction:
Editions: Atelier la Feugraie

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Le monde (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Illustration: Salvador Dali
    
Le monde est de tout point aimable à contempler
Mais spécialement beau le monde des poètes ;
Sur des champs diaprés, clairs ou gris d’argent,
Jour et nuit resplendissent des lumières.
Aujourd’hui tout est splendeur pour moi ; si seulement cela durait !
Car je vois aujourd’hui par les lunettes de l’amour.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

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Malin Plaisir (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017


Sous la forme d’un papillon
Je vole, après mon dernier souffle,
Vers les lieux que j’ai tant aimés,
Ces témoins de plaisirs célestes:
Sur les prairies, au bord des sources,
Autour d’un coteau, par le bois.

J’épie un couple d’amants tendres;
J’abaisse, du front de la belle,
Des fleurs qui l’ornent, mes regards;
Tout ce que la mort m’a ravi,
Là, je le revois en image
Et suis heureux comme je fus.

Muette, elle sourit, l’enlace;
Sa bouche à lui savoure l’heure
Que lui envoient des dieux propices,
S’ébat du sein jusqu’à la bouche,
De la bouche jusques aux mains,
Et je m’ébats autour de lui.

Elle me voit – ce papillon …
Tremblant de désir de l’aimé,
Elle fait un bond; je m’envole.
« Chéri, viens! Nous l’attraperons!
Viens donc! J’aimerais tant l’avoir,
Tant, ce petit rien diapré ».

***

Schadenfreude

In des Papillons Gestalt
Flattr’ ich, nach den letzten Zügen,
Zu den vielgeliebten Stellen,
Zeugen himmlischer Vergnügen,
Ober Wiesen, an die Quellen,
Um den Hügel, durch den Wald.

Ich belausch’ ein zärtlich Paar.
Von des schönen Mädchens Haupte
Aus den Kränzen schau’ ich nieder;
Alles, was der Tod mir raubte,
Seh’ ich hier im Bilde wieder,
Bin so glücklich, wie ich war.

Sie umarmt ihn lächelnd stumm,
Und sein Mund genießt der Stunde,
Die ihm güt’ge Götter senden,
Hüpft vom Busen zu dem Munde,
Von dem Munde zu den Händen,
Und ich hüpf’ um ihn herum.

Und sie sieht mich Schmetterling.
Zitternd vor des Freunds Verlangen
Springt sie auf, da flieg’ ich ferne.
« Liebster, komm’, ihn einzufangen!
Komm’ ich hätt’ es gar zu gerne,
Gern das kleine bunte Ding. »

(Goethe)

Illustration

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Les Fleurs que j’aime (Louise Colet)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017




    
Les Fleurs que j’aime

Fleurs arrosées
Par les rosées
Du mois de mai,
Que je vous aime !
Vous que parsème
L’air embaumé !

Par vos guirlandes,
Les champs, les landes
Sont diaprés :
La marguerite
Modeste habite
Au bord des prés.

Le bluet jette
Sa frêle aigrette
Dans la moisson ;
Et sur les roches
Pendent les cloches
Du liseron.

Le chèvrefeuille
Mêle sa feuille
Au blanc jasmin,
Et l’églantine
Plie et s’incline
Sur le chemin.

Coupe d’opale,
Sur l’eau s’étale
Le nénufar ;
La nonpareille
Offre à l’abeille
Son doux nectar.

Sur la verveine
Le noir phalène
Vient reposer ;
La sensitive
Se meurt, craintive,
Sous un baiser.

De la pervenche
La fleur se penche
Sur le cyprès ;
L’onde qui glisse
Voit le narcisse
Fleurir tout près.

Fleurs virginales,
A vos rivales,
Roses et lis,
Je vous préfère,
Quand je vais faire
Dans les taillis
Une couronne
Dont j’environne
Mes blonds cheveux,
Ou que je donne
A la Madone
Avec mes vœux.

(Louise Colet)

 

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Diaprée compagnie (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2017



Illustration
    
Diaprée compagnie,
Vous les ancolies
D’arc-en-ciel nimbées,
Ou de brume de nuit.
Une saison durant
Vous nous sauvez de

La mélancolie.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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PRINTEMPS (Fernand Sarnette)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2016



PRINTEMPS
STANCES

Pourquoi laisser encor vos muses endormies ?
Le dernier soir d’hiver là-bas s’est effacé,
Emportant dans les plis de son manteau glacé
Les sonates de deuil que vos luths ont gémies.
Dans les roses splendeurs des aubes purpurines
La nature s’attarde aux langueurs du réveil ;
Coquette, elle sourit aux baisers du soleil…
Poètes, reprenez vos chimères divines !

Quand les redirez-vous vos tendres mélopées ?
Et vos rêves ailés et vos rythmes berceurs ?
Voyez, les nuits d’amour en leurs tièdes douceurs
De plis mystérieux se sont enveloppées.
Phébé va s’inonder de clartés azulines :
Qu’attendez-vous pour nous chanter les doux frissons,
Et la rumeur des soirs, et les voix des buissons ?
Poètes, reprenez vos chimères divines !

Dans l’azur rayonnant, nos cimes désolées
De léger satin vert vont bientôt se couvrir ;
Sous le charme d’avril, les bois vont refleurir
Et faire pardonner leurs feuilles envolées.
Le virginal miroir des sources cristallines
De rires diaprés commence à se plisser
Sous le souffle embaumé qui vient les caresser.
Poètes, reprenez vos chimères divines !

(Fernand Sarnette)

Illustration: Sandro Botticelli

 

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Floridum mare (José-Maria de Hérédia)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2016



Salvador Dali papillons s [800x600]

Floridum mare

La moisson débordant le plateau diapré
Roule, ondule et déferle au vent frais qui la berce ;
Et le profil, au ciel lointain, de quelque herse
Semble un bateau qui tangue et lève un noir beaupré.

Et sous mes pieds, la mer, jusqu’au couchant pourpré,
Céruléenne ou rose ou violette ou perse
Ou blanche de moutons que le reflux disperse,
Verdoie à l’infini comme un immense pré.

Aussi les goëlands qui suivent la marée,
Vers les blés mûrs que gonfle une houle dorée,
Avec des cris joyeux, volaient en tourbillons ;

Tandis que, de la terre, une brise emmiellée
Éparpillait au gré de leur ivresse ailée
Sur l’Océan fleuri des vols de papillons.

(José-Maria de Hérédia)

Illustration: Salvador Dali

 

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Chaque plume sur l’autre rayonne (Bernard Manciet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2015



Chaque plume sur l’autre rayonne
et te diapre et t’accroît en épaules
d’une aile à l’autre échange de torches
quand te bouscule l’orage en foule

de l’envergure l’ireuse joie
par à-coups argentés tremble et s’ouvre
hausse les dieux affamés de foudre
les ralentit et leurs pas retourne

(Bernard Manciet)


Illustration

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