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Poésie

Posts Tagged ‘difficile’

Il est difficile d’être vrai (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2019



Jean-Pierre Alaux   Gravitation  mg0001

Il est difficile d’être vrai et en seigneurie
sans les hallebardes de la poésie.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Jean-Pierre Alaux

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Se rencontrer, difficile, et se quitter, plus encore (Li Shangyin)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



 

 

Kathy Sosa (17) [1280x768]

Se rencontrer, difficile, et se quitter, plus encore.
Le vent d’Est a faibli, les cent fleurs sont fanées.
Le ver à soie du printemps jusqu’à la mort déroule son fil,
La chandelle ne sèche ses pleurs qu’une fois réduite en cendres.

Seul chagrin de mon miroir au matin: le nuage grisonnant de tes tempes.
Lorsque je chante dans la nuit, tu dois sentir le froid du clair de lune.
D’ici jusqu’à l’île des immortels la route n’est pas longue.
Ô oiseau bleu, prends bien soin de lui rendre visite en mon nom.

(Li Shangyin)

Illustration: Kathy Sosa

 

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Homme exclu de la vie et de la mort (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



 

camp de travail

Homme exclu de la vie et de la mort
Que c’est difficile que c’est difficile

(Guy Lévis Mano)

 

 

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Les poèmes sont difficiles à faire taire (Stephen Greenblatt)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2019



 

Sarolta Bán 9jho1_500

Les poèmes sont difficiles à faire taire.
Il y a des moments rares et puissants où un écrivain disparu
depuis longtemps semble se tenir devant vous et vous parler
directement, comme s’il portait un message a votre intention.

(Stephen Greenblatt)

Illustration: Sarolta Bán

 

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Qu’il est difficile (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2019



Qu’il est difficile
Dans la chaleur de l’été
De croire à la neige !

(Abbas Kiarostami)


Illustration: Olga Guyot

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Lumière lumineuse (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



Hommage aux anges
[25]

… du n’a que faire
de la lune pour luire,

car minute après minute il cliquait
(le réveil à la tête de mon lit,

avec son disque terne, lumineux)
quand la Dame a frappé ;

Je parlais, bavardais
avec des amis dans l’autre pièce,

quand nous avons vu le vestibule
s’éclairer — alors nous avons vu où était la porte,

il n’y avait pas de porte
(c’était un rêve, évidemment),

et elle se tenait là,
en fait, sur le palier de l’escalier.

[26]

L’un de nous a dit, c’est étrange,
elle est vraiment là-bas,

je me demande ce qui l’a fait venir ?
un autre d’entre nous a dit,

avons-nous un pouvoir en groupe,
nous trois ensemble,

qui agisse comme une sorte d’aimant,
qui attire le surnaturel ?

(et pourtant c’était tout à fait naturel,
nous en convenions) ;

j’ignore ce que j’ai dit
ou si j’ai dit quelque chose,

car avant d’avoir le temps de parler,
j’ai compris que j’avais rêvé,

que j’étais alors couchée sur mon lit,
que la lumière lumineuse

était le cadran phosphorescent
de mon petit réveil

et les coups légers à la porte
étaient le tictac du réveil.

[27]

Et pourtant de façon très subtile,
elle était là plus que jamais,

comme si elle s’était miraculeusement
rattachée au temps d’ici,

ce qui n’est pas une chose facile, difficile
même pour un étranger plein d’expérience,

à propos desquels n’oubliez pas
car il y en a eu qui ont logé des Anges sans le savoir.

***

… of the no need
of the moon to shine in it,

for it was ticking minute by minute
(the clock at my bed-head,

with its dim, luminous disc)
when the Lady knocked;

I was talking casually
with friends in the other room,

when we saw the outer hall
grow lighter—then we saw where the door was,

there was no door
(this was a dream of course),

and she was standing there,
actually, at the turn of the stair.

One of us said, how odd,
she is actually standing there,

I wonder what brought her?
another of us said,

have we some power between us,
we three together,

that acts as a sort of magnet,
that attracts the super-natural?

(yet it was all natural enough,
we agreed) ;

I do not know what I said
or if I said anything,

for before I had time to speak,
I realized I had been dreaming,

that I lay awake now on my bed,
that the luminous light

was the phosphorescent face
of my little clock

and the faint knocking
was the clock ticking.

And yet in some very subtle way,
she was there more than ever,

as if she had miraculously
related herself to time here,

which is no easy trick, difficult
even for the experienced stranger,

of whom we must be not forgetful
for some have entertained angels unawares.

(Hilda Doolittle)

Illustration: Marc Chagall

 

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Quand sous un mur (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



Tombe-de-Blok  [800x600]

Quand sous un mur, dans les orties,
Mes pauvres os seront pourris,
Quelque tardif historien
Écrira une oeuvre importante.

Il martyrisera, le maudit,
Des écoliers innocents :
Dates de naissance et de mort,
Tas de citations mal choisies !

Triste sort qu’une vie si confuse,
Difficile ensemble, et oisive :
Devenir la chose d’un docteur,
Et grossir l’armée des critiques !

Ah, pouvoir se terrer sous les herbes,
S’endormir d’un sommeil éternel !
Taisez-vous donc, livres maudits :
Je ne vous ai jamais écrits !

(Alexandre Blok)

 Illustration

 

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Tu fus quelques nuits d’amour en mes bras (Gaston Miron)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2018



Tu fus quelques nuits d’amour en mes bras
et beaucoup de vertige, beaucoup d’insurrection
même après tant d’années de mer entre nous
à chaque aube il est dur de ne plus t’aimer

parfois dans la foule surgit l’éclair d’un visage
blanc comme fut naguère le tien dans ma tourmente
autour de moi l’air est plein de trous bourdonnant
peut-être qu’ailleurs passent sur ta chair désolée
pareillement des éboulis de bruits vides
et fleurissent les mêmes brûlures éblouissantes

si j’ai ma part d’incohérence, il n’empêche
que par moments ton absence fait rage
qu’à travers cette absence je me désoleille
par mauvaise affliction et sale vue malade
j’ai un corps en mottes de braise où griffe
un mal fluide de glace vive en ma substance

ces temps difficiles malmènent nos consciences
et le monde file un mauvais coton, et moi
tel le bec du pivert sur l’écorce des arbres
de déraison en désespoir mon cœur s’acharne
et comme, mitraillette, il martèle
ta lumière n’a pas fini de m’atteindre
ce jour-là, ma nouvellement oubliée
je reprendrai haut bord et destin de poursuivre
en une femme aimée pour elle à cause de toi

(Gaston Miron)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

Illustration

 

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LA MER (Norge)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2018


 


LA MER

Il est difficile de peindre la mer,
mais il est simple de peindre des vagues.
Toutes les couleurs conviennent,
elles sont toujours justes,
car il existe des vagues de toutes les couleurs.
Voilà pourquoi l’artiste dessine beaucoup de vagues,
puis il étend des jaunes, des bleus, des verts, des gris, des bruns mêmes.
Enfin, il peint le sentiment.
C’est le plus important pour la mer.

(Norge)


Illustration: Geneviève Goulley

 

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Apprentissage (Norge)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2018



Apprentissage

Il apprit, le zam, le zem, le zim.
Quand il sut le zim, le zem, le zam,
Il apprit le zom, le zum, le zoum.
Quand il sut le zoum,
Le zum, le zom, il apprit quoi, quoi ?
Il apprit à vivre.
Difficile.

(Norge)

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