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LES YEUX me brûlent de soif (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2017



LES YEUX me brûlent de soif
sous le poids de notre science
à ciel ouvert tu gis
dans la joie de mes veines
Je me repeuple à la tendresse
de nos semences
Bouche close dans un désert de laves
Jamais je ne cesserai de m’y mouvoir
– tristesse tiède tapie derrière un coeur charnel
Printemps comme un buisson repu.

(Djamal Amrani)

Illustration: Arthur Braginsky

 

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Tu es prise dans les jardins de mes rides (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



IL N’EST PAS jusqu’à tes feux
qui n’aient arrêté mon sourire
Tu es prise dans les jardins
de mes rides
à moins que ce ne soit toi qui me moules
dans l’immobilité craintive
d’un arc-en-ciel.
Ma vie est toujours en avance d’un pas
Peu m’importe le matin qui se plante
entre mes dents
le monde qui s’insinue dans
des cendres mordorées
Peu m’importe les oiseaux de pierre
les algues lisses les chevaux fous
et la face nue de mes planètes
peu m’importe l’épaule et le sein
l’insulte et le joyau.
Tu coules toujours immense
dans mes paupières jusqu’à l’impudique
dénouement. Chair matinale qui me regarde.

(Djamal Amrani)

Illustration: Irina Kotova

 

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Tu possèdes tous les noms mais n’as qu’un seul visage (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2016



Tu possèdes tous les noms mais n’as qu’un seul visage
– un visage à emballer à atterrer le ciel. Tu dépeuples mon coeur. –
Rien ne surnage. Il n’y a plus rien derrière aujourd’hui
plus rien que le long bâillement de mon masque. Tout dort.
Tout baigne dans la nuit. Je suis dépouillé et je vois avec des yeux futurs.
Je regarde le peigne glisser dans tes cheveux.
Ta voix donne sur la mer. Je sors de moi et des miens.
Oh! laisse-moi voir le visage transfiguré de mon adolescence.
Oui tout s’éveille à présent.
Tout s’éclaire dans la nuit que la lumière assiège.

Ma présence s’est précipitée dans une autre présence
notre unité immense franchit le temps.

(Djamal Amrani)

Illustration: Ademaro Bardelli

 

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FAUT-IL… (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2015



FAUT-IL…

Faut-il qu’il me souvienne
du rêve impossible où je me replie
et des plaies de ma métamorphose.

Faut-il qu’il me souvienne
de l’épaule qui palpite
et de la lumière au bout de la rue.

Faut-il qu’il me souvienne
de ton corps prompt oublié
sur le chemin de plage.

Faut-il qu’il me souvienne
de mes cahiers nus de souvenirs
et de la fleur qui pleure sous les oliviers.

Faut-il qu’il me souvienne
de ma mémoire décimée
à l’orée de l’enfance qui s’ennuage.

(Djamal Amrani)

Illustration: Alex Alemany

 

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