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J’habillerai de noir (Mihai Beniuc)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2020




    
J’habillerai de noir,
De la tête aux pieds,
Ma solitude.
Comme le mois d’août
Je pleurerai des gerbes d’étoiles.
Ma superbe douleur, fais parler maintenant
Les fontaines du chant
Enfermées, comme au coeur d’une montagne,
Dans le tréfonds de mon âme.
Que sonne à nouveau
Le cor porteur de mort
Traversant mes rythmes.
Volez, volez
Dans la majesté de l’automne,
Rêves dorés
Du printemps à venir !

(Mihai Beniuc)

 

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J’habillerai de noir, de la tête aux pieds, ma solitude (Mihai Beniuc)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2020




    
J’habillerai de noir,
De la tête aux pieds,
Ma solitude.
Comme le mois d’août,
Je pleurerai des gerbes d’étoiles.
Ma superbe douleur, fais parler maintenant
Les fontaines du chant
Enfermées, comme au coeur d’une montagne,
Au fond de mon âme.
Que sonne à nouveau
Le porteur de mort
Traversant mes rythmes !
Volez, volez
Dans la majesté de l’automne,
Rêves dorés
Des printemps à venir !

(Mihai Beniuc)

 

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Son corps est d’un blanc monotone (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



 

Son corps est d’un blanc monotone
Comme la neige sur les champs ;
Mais sa toison semble un automne
Doré par les soleils couchants.

Ses seins droits ont la pointe aiguë
Ainsi que la ronce des murs
Et sont froids comme la ciguë
Pleine de poisons doux et sûrs.

Dire l’odeur de sa peau fraîche,
Aucun parfum ne le saurait,
Ni le foin séché dans la crèche,
Ni l’haleine d’une forêt,

Ni le thym, ni la marjolaine,
Ni le muguet, ni le cresson
Nourri des pleurs de la fontaine
Et tout baigné de sa chanson,

Ni le repli des coquillages
Qui garde un arôme énervant,
Souvenance d’anciens sillages,
D’algues, de marée et de vent.

(Jean Richepin)

 Illustration: Victor Karlovich Shtemberg

 

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Hop! dans ma poche (Suzanne François)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2020



Illustration
    
Hop! dans ma poche

Je trouve un caillou violet
Hop! dans ma poche
Parfois je le sors
Mon petit trésor
Un caillou violet
Hop! dans ma poche

Je trouve un oeillet fané
Hop! dans ma poche
Parfois je le sors
Mon petit trésor
Un oeillet fané
Un caillou violet
Hop! dans ma poche

Je trouve un bouton doré
Hop! dans ma poche
Parfois je le sors
Mon petit trésor
Un bouton doré
Un oeillet fané
Un caillou violet
Hop! dans ma poche

Je trouve un gros clou rouillé
Hop! dans ma poche
Parfois je le sors
Mon petit trésor
Un gros clou rouillé
Un bouton doré
Un oeillet fané
Un caillou violet
Hop! dans ma poche

Je trouve un joli papier
Hop! dans ma poche
Parfois je le sors
Mon petit trésor
Un joli papier
Un gros clou rouillé
Un bouton doré
Un oeillet fané
Un caillou violet
Hop! dans ma poche

etc…

(Suzanne François)

 

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Ode (Valery Larbaud)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2020



Ode

Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée,
Ô train de luxe ! et l’angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
Ô Harmonika-Zug !

J’ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers,
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales…
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j’ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !

Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn , prêtez-moi
Vos miraculeux bruits sourds et
Vos vibrantes voix de chanterelle ;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d’or
Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses…

Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

(Valery Larbaud)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration: Murad Sayen

 

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Malheur est râpe (Pierre-Albert Birot)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020



bonheur

Malheur est râpe
Et bonheur papier doré

(Pierre-Albert Birot)

 

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Automne (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020



Automne

Ce que j’écris et qui,
doré par mon orgueil,
me semble traits de feu
n’est peut-être que lueurs sur un marécage
ou flamboiement de feuilles mortes.

(Michel Leiris)

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CHANSON D’AUTOMNE (Armand Silvestre)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2020



Illustration: Margaret Brohan
    
CHANSON D’AUTOMNE

Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants,
Aux rapides couchants, aux aurores pâlies,
Je regarde couler, avec l’eau des torrents,
Tes jours faits de mélancolies.

Sur l’aile du regret mes esprits emportés,
Comme s’il se pouvait que notre âge renaisse !
Parcourent, en rêvant, les coteaux enchantés
Où jadis sourit ma jeunesse.

Je sens, au clair soleil du souvenir vainqueur,
Refleurir en bouquet les roses déliées
Et monter à mes yeux des larmes, qu’en mon cœur,
Mes vingt ans avaient oubliées !

*

L’An fuit vers son déclin, comme un ruisseau qui passe,
Emportant du couchant les fuyantes clartés ;
Et pareil à celui des oiseaux attristés,
Le vol des souvenirs s’alanguit dans l’espace…
L’An fuit vers son déclin, comme un ruisseau qui passe.

Un peu d’âme erre encore aux calices défunts
Des lents volubilis et des roses trémières,
Et vers le firmament des lointaines lumières,
Un rêve monte encore sur l’aile des parfums.
Un peu d’âme erre encore aux calices défunts.

Une chanson d’adieu sort des sources troublées,
S’il vous plaît, mon amour, reprenons le chemin
Où tous deux, au printemps, et la main dans la main,
Nous suivions le caprice odorant des allées ;
Une chanson d’adieu sort des sources troublées !

Une chanson d’amour sort de mon cœur fervent
Qu’un Avril éternel a fleuri de jeunesse.
Que meurent les beaux jours ! Que l’âpre hiver renaisse !
Comme un hymne joyeux dans le plainte du vent,
Une chanson d’amour sort de mon cœur, de mon cœur fervent !

Une chanson d’amour vers ta beauté sacrée,
Femme, immortel été ! Femme, immortel printemps !
Sœur de l’étoile en feu qui, par les cieux flottants,
Verse en toute saison, sa lumière dorée ;
Une chanson d’amour vers ta beauté sacrée,

Femme, immortel été ! Femme, immortel printemps!

(Armand Silvestre)

 

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Ruche dorée de l’air (Robert Guiette)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2020



Ruche dorée de l’air
alvéole de l’heure
Rayon de ma douleur

Au poids de la nuit
que le miel est impur

(Robert Guiette)

Illustration

 

 

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EN LES BOIS DORÉS (Isabelle de Gill)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2020




    
EN LES BOIS DORÉS

Ô que de doux murmures
Fillettes en les bois dorés !
Les oiseaux aux ramures
Suspendent frissons et baisers.

Ils abritent, fécondes,
Les sèves qui parlent tout bas,
Ô fillettes ! et ces ondes
Qui vont chuchotant sous vos pas.

(Isabelle de Gill)

 

Recueil: Arpèges
Traduction:
Editions: Les Délices

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