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Poésie

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Tu m’accables (Henri Thomas)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2019




    
Tu m’accables, femme au grand dos
contre moi dans ce lit,
je me demande, les yeux clos,
pourquoi je suis ici.

J’aimais bien les vagabondages,
la poudre des chemins,
la pauvreté, les paysages,
le goût du lendemain.

Même une chambre dans Paris
fut parfois la nacelle
où j’embarquais dans le jour gris
ou dans la nuit si belle.

Ô mes chambres, j’ai descendu
tant d’escaliers béants
vers le désert des jours confus,
les recommencements!

Et maintenant je dors avec
la femme, unique chair,
vaincu peut-être, ou bien cœur sec
où va briller l’éclair?

(Henri Thomas)

 

Recueil: Poésies
Traduction:
Editions: Gallimard

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MÉLÈZES (Renée Brock)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2019



 

Illustration
    
MÉLÈZES

Te souviens-tu du sable à deux ?
Me voici seule sur la neige.
Je t’écris, petit amoureux,
Dos aux squelettes des mélèzes,
Dans l’odeur du genévrier.

Je t’ai perdu, mon amoureux.

Ô de ce temps sableux avais-je,
Comme une avare en ses greniers,
Mis trop peu de ce sable à deux ?

(Renée Brock)

 

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Langage à part, poésie (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2019


 


 

Sarolta Bán   2

Langage à part, poésie,
unissez la mort, la vie,
noces et enterrements,
je marche de long en large,
mon squelette sur le dos.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Sarolta Bán

 

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Comment croire au bois mort (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019



 

Comment croire au bois mort
Aux natures mortes

Ils font simplement le chemin
Leur paisible travail
De traverser

Je ne pense pas que l’habitude
Soit uniquement une répétition

C’est une façon rebelle de dire
Jamais assez
A ce qui passe et semble perdu

Je ne crois pas que nos visages
Finissent au-dessous
Du menton

Mes mains mon sexe mon dos
Et mes genoux savent
Rire et pleurer

(Werner Lambersy)

Illustration: Heater Jansh

 

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Le dos rond et la tête basse (René Maublanc)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2019



 

compagnie Suforel gL

Le dos rond et la tête basse,
Quand il balaie deux feuilles mortes,
Quatre tombent autour de lui.

Octobre 1919.

(René Maublanc)

Illustration

 

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Aux petits soins (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2019




    
Aux petits soins

Au fond
de l’appartement
le temps s’étire
une mouche
lui masse
le dos

(Guillaume Siaudeau)

 

Recueil: Inauguration de l’ennui
Traduction:
Editions: Alma

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Pour m’amuser (Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



Pour m’amuser
J’avais pris maman sur mon dos
Elle était si légère
Que j’ai pleuré
Je n’ai pas pu avancer

(Takuboku)

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Le Mot – La Page (Paul Vincensini)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2019



La Page. Viens te rouler dans ma neige.
Le Mot. Cela me gêne. Je n’ai pas de dos.
La Page. Viens donc te poser sur moi.
Le Mot. Je n’ai pas de peau, pas de poids.
La Page (qui n’y tient plus). Perds-toi en moi!
Le Mot (qui ne demande pas mieux,
mais qui tient, avant tout,
à avoir le dernier mot).
Fondons ensemble comme flocon dans l’eau!

Rideau d’eau

(Paul Vincensini)

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L’été tranquille dort sur le dos (Patricia Castex Menier)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2019



L’été tranquille dort sur le dos

Ton corps avec ses feux de brandes,
ses bouffées d’étoiles.
Il fait très clair dans l’étreinte,
tous nos gestes jetés comme noeuds de sarments.
Dehors, les collines gonflent leur silhouette ronde,
et l’été tranquille dort sur le dos.

(Patricia Castex Menier)

 

 

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IZMIR À TROIS HEURES (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



IZMIR À TROIS HEURES

Peu avant la prochaine rue déserte
deux mendiants, dont l’un n’a plus de jambes –
et que l’autre porte de-ci de-là sur le dos.

Ils s’arrêtent – comme sur une route à minuit un animal
ébloui fixe les phares d’une voiture –
un instant puis continuent leur chemin

aussi vite que les écoliers d’une cour de récréation
et traversent la rue pendant qu’une myriade
d’horloges torrides tictaque dans l’espace de midi.

Du bleu qui passe sur la rade en glissades incandescentes.
Du noir qui rampe puis s’estompe, oeil hagard dans le roc.
Du blanc qui souffle en tempête dans le regard.

Lorsque les sabots ont piétiné trois heures
l’obscurité cognait aux parois de lumière.
La ville rampait aux portes de la mer

et scintillait dans la lunette du vautour.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

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