Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘eau’

La pluie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2021



La pluie

J’écoute
Une chanson de pluie
Qui parle de gouttes d’eau
Dans la mare
Et d’escargots
Qui laissent
Des sillages d’argent
Sur les dalles
De l’allée.

(Jean-Baptiste Besnard)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sur l’eau qui coule (Kokinshû)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Sur l’eau qui coule
Plus vain que d’écrire des chiffres
Est de penser à qui ne pense à vous

(Kokinshû)


Illustration

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

L’eau qui se perd (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



L’eau qui se perd
Irrigue
Les herbes sauvages

(Abbas Kiarostami)


Illustration: Julie Kerekes

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Une goulée de cidre (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2021




    
Une goulée de cidre
Est plus sinueuse
Qu’une gorgée d’eau.

(Eugène Guillevic)

 

Recueil: Lexiquer
Traduction:
Editions: La Tuilerie Tropicale

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | 2 Comments »

Nous restons figés parfois… (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2021




Illustration: Robert Doisneau
    
Nous restons figés parfois…

Nous restons figés parfois
au milieu d’une rue,
d’un mot
ou d’un baiser,
les yeux immobiles
comme deux longs verres d’eau solitaire,
la vie immobile
et les mains inertes entre un geste et celui qui aurait suivi,
comme si elles n’étaient plus nulle part.
Nos souvenirs alors sont d’un autre
dont à peine nous nous souvenons.

C’est comme si nous prêtions notre vie pour un temps,
sans l’assurance qu’elle nous sera rendue
et sans que personne nous l’ait demandée,
mais en sachant qu’elle sert alors
à quelque chose qui nous concerne plus que tout.

La mort n’est-elle un prêt, elle aussi,
au milieu d’une rue
d’un mot
ou d’un baiser ?

***

Nos quedamos a veces detenidos
en medio de una calle,
de una palabra
o de un beso,
con los ojos inmóviles
como dos largos vasos de agua solitaria,
con la vida inmóvil
y las manos quietas entre un gesto y el que hubiera seguido,
como si no estuvieran ya en ninguna parte.
Nuestros recuerdos son entonces de otro,
a quien apenas recordamos.

Es como si prestásemos la vida por un rato,
sin la seguridad de que nos va a ser devuelta
y sin que nadie nos la haya pedido,
pero sabiendo que es usada
para algo que nos concierne más que todo.

¿No será también la muerte un préstamo,
en medio de una calle,
de una palabra
o de un beso?

(Roberto Juarroz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Poésie verticale
Traduction: Traduit de l’espagnol (Argentine) par Roger Munier
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Deux paysans (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2021



Deux paysans

Ma bien-aimée
Si le château veut bien
Si la plaine du château veut bien
Si l’odeur de l’eau su château veut bien

Si la feuille qui passe entre les feuilles
Si l’oreille des écorces
Si les fourmis de l’ombre
Veulent bien, veulent bien
Nous serons à nous.

(Pierre Morhange)


Illustration: Marie Caire-Tonoir

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE BONHEUR EST EN MOI… (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2021



LE BONHEUR EST EN MOI…
A Carmen.

Le bonheur est en moi comme une eau si tranquille
Que le jour et la nuit n’y mêlent plus leurs eaux
Plus dur que les rochers, plus tremblant que les îles
Comme un bateau s’en va sur deux sillons de laine
Comme un lourd front d’auroch qui partage les eaux

Le bonheur est en moi comme une flûte d’aube
Qui s’allume et s’endort, ô ma rainette d’eau
Ma rainette d’eau claire sur les rives d’argile,
Ce bonheur caressé comme une harpe d’eau.
Douce tête sans nid, douce tête sans rides
Épaule du sommeil, vague au faîte des arbres
Tous les sommeils chantaient en moi comme les eaux

Pour se poser la lune écarte les roseaux
Je retrouve avec toi les printemps éternels
L’arôme des rosiers, les murmures des masques
Les oiseaux sont couchés sur la paille du ciel
Et ton coeur lentement chuchote jusqu’à moi
Doux comme une souris dans le palais des livres
Le rire silencieux de l’herbe déserte

Tout m’entraîne vers toi, tout conspire à ta perte
Ame fraîche, éblouie sous cette averse d’or.

(Maurice Fombeure)

Illustration: Alexander Sigov

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les feuilles sont l’espoir des racines (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2021




    
Les feuilles sont l’espoir des racines
Les fleurs, celui des branches
Et le bourgeon, celui de la ramure

Pour nous, quelle sève à notre espoir ?

Le ramage est l’espoir de l’oiseau
Le clapotis, celui des eaux
Le chuchotement, celui des vents

Pour nous, quel chant à notre espoir ?

La rose est l’espoir de la tige
Le bleu, celui de l’océan
Et le vert, celui du printemps

Pour nous quelle couleur à notre espoir ?

Le miel est l’espoir de la ruche
Le vin est celui de la vigne
Et la miche est celui du blé

Pour nous, quelle saveur à notre espoir ?

La proie est l’espoir du rapace
Le venin, celui du serpent
Le butin, celui du pirate

Pour nous, quel destin à notre espoir ?

(Jacques Lacarrière)

 

Recueil: A l’orée du pays fertile
Traduction:
Editions: Seghers

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Moutons dans la brume (Sylvia Plath)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2021




    
Moutons dans la brume

Les collines descendent dans la blancheur.
Les gens comme les étoiles
Me regardent, attristés : je les déçois.

Le train laisse une trace de son souffle.
Ô lent
Cheval couleur de rouille,

Sabots, tintement désolé –
Tout le matin depuis ce
Matin sombre,

Fleur ignorée.
Mes os renferment un silence, les champs font
Au loin mon coeur fondre.

Ils menacent
De me conduire à un ciel
Sans étoiles ni père, une eau noire.

***

Sheep in Fog

The hills step off into whiteness.
People or stars
Regard me sadly, I disappoint them.

The train leaves a line of Breath,
O slow
Horse the colour of rust,

Hooves, dolorous bells-
All morning the
Morning has been blackening,

A flower left out.
My bones hold a stillness, the far
Fields melt my heart.

They threaten
To let me through to a heaven
Starless and fatherless, a dark water.

(Sylvia Plath)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Collected Poems (Faber & Faber – Ariel)
Traduction: Traduit de l’anglais (États-Unis) par Valérie Rouzeau.
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ARC-EN-CIEL (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2021



Illustration: Noèla Morisot
    
ARC-EN-CIEL

Errer du zénith au nadir et,
faisant flèche de tout bois, parcourir
l’entière gamme des couleurs pour
qu’une joie pointe
hors de l’eau noire.

(Michel Leiris)

 

Recueil: Ondes
Traduction:
Editions: Le Temps qu’il fait

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :