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Poésie

Posts Tagged ‘écaille’

Si tu pars (Arthur Bidegain)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2018



 

si tu pars envoie
moi des écailles de
dragon
que je puisse m’envoler

(Arthur Bidegain)

Illustration

 

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Poissons (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018



 

Les poissons
vus par l’économie
sont abaissés par des mains éplucheuses
grattant l’écaille
scrutant l’oeil mort
alors qu’au jardin ploient les tiges
et que l’air pur qui passe
par l’entrebâillement d’une fenêtre
flatte une femme qui se dévêt
et qui jamais n’a vu la mer.

(Jean Follain)

 

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Voici la mer, verte et claire (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2018



 

Voici la mer, verte et claire
Et dans ses flancs, mille poissons
Ondulant leurs écailles en silence
Dans un monde d’herbes vertes et claires.
Voici mille cailloux : mille yeux
Tous plus vifs que le soleil.
Voici les vagues : des danseurs
Sur un parquet d’émeraude
Font des pointes
Pour danser la mer
Légers comme pour une pantomime.

(Dylan Thomas)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

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TOMBEAU DU NÉANT (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017



Illustration: Alexandre Folliot
    
TOMBEAU DU NÉANT

Ci-gît la vie,
ci-gît le rire,
ci-gît tout ce qui planait sur la montagne,
tout ce qui dansait au son de la résine ;
ci-gît un homme qui n’eut que le tort d’exister,
ci-gît un enfant qui crut saisir un peu d’espace.

Mort l’arc-en-ciel, vieux châle décrépi ;
morte la comète, d’avoir voulu se reposer ;
et l’arbre s’est pendu du haut de sa propre cime,
et le vautour s’est étranglé de son aile puissante,
et le poisson explosa en découvrant la brise pure.

« Désolées », disent les roches, et les voilà qui se réduisent en amadou ;
« Peinées », disent les vagues, et les voilà qui se transforment en écailles.
Où est celui qui s’obstinait à devenir lui-même ? on l’a tué ;
où est celui qui cherchait à savoir pourquoi l’on parle
pourquoi l’on pleure ? nulle part, il fut écorché vif.

Ci-gît quoi donc ? personne n’ose en discuter.
Ci-gît, pourquoi le dire ? quelqu’un sur qui déjà galope la bourrasque;
ci-gît ce qui est trop éphémère pour qu’on l’appelle mort ;

ci-gît…
qui donc encore comprend l’épitaphe ?
qui donc encore conçoit le deuil ?
qui donc encore s’émeut de voir
les gens tomber, les choses disparaître ?

(Joë Bousquet)

 

Recueil: Poèmes, un
Traduction:
Editions: Gallimard

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A la tête des Perches (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017



&

Illustration
nbsp;   
A la tête des Perches

rocs sauvages
arbres foudroyés, nudité
du bois blanc — dans ces hauteurs
steppiques
au-dessus
des nuages

tu respires une odeur marine
accroupi

je t’écoute, torrent
aux écailles d’argent

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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LE POÈME FINAL (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



 

Carry Akroyd Aerial (May)

LE POÈME FINAL

J’ai une forge dans le coeur.
Je sens plus pourpre que l’aurore,
Plus noyé que l’algue,
Plus lointain que la mouette,
Plus creux que les puits.
Mais je ne donne naissance
Qu’à l’écaille et qu’aux grains.

Ma langue se prend aux mots :
Je n’exprime plus blanc,
Je ne dis plus noir ;
A peine le gris d’une falaise rongée,
Le bref vertige d’une ombre,
L’hirondelle entrevue
Et l’iris deviné.

Où sont les justes paroles,
Le feu sans agonie,
Le poème final ?
En quel lieu est la vie ?

(Andrée Chedid)

Illustration: Carry Akroyd

 

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QUE NE POUVONS-NOUS DÉCHIRER LA RÉALITÉ COMME UN BROUILLON (Mathieu Bénézet)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2017



    

QUE NE POUVONS-NOUS DÉCHIRER LA RÉALITÉ COMME UN BROUILLON

textes écrits dans l’oreille d’une voix qui gémit
textes écrits sur les parois poreuses d’un sourire
textes écrits sur les paupières des pleurs tombant dans le silence
d’une couleur vive
textes écrits dans les mains de la pluie qui hurle dans les tempes d’écaille
textes écrits sur les murs
textes écrits en nous
inexorables
indéchirables

(Mathieu Bénézet)

 

Recueil: … Et nous apprîmes
Editions: Flammarion

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À l’orient de tout (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017




    
À l’orient de tout, là où se souvient
La mer, l’orage a dispersé écailles
Des dragons, carapaces des tortues
Nous nous prosternons vers le pur silence
Régnant par-delà la terre exilée
À l’heure du soir, à l’orient de tout

Où se lève le vent de l’unique mémoire

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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La nature serait mieux faite (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



La nature serait mieux faite
si la truite plutôt que d’écailles
était couverte d’amandes effilées.

(Laurent Albarracin)

 

 

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SECONDE VIE ICARE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



 

SECONDE VIE
ICARE

La voix du soleil

Écoute écoute-moi car toi tu peux m’entendre
Je le vois à tes yeux sans repos
Je le vois à tes mains raidies lorsque les mots sont pauvres puis
comme des feuilles qui ne peuvent mieux faire que mourir
Je le sens à ce souffle qui te prend et te laisse comme si les oiseaux
t’avaient quitté
Écoute écoute-moi car toi tu peux sortir de ta chair et de ta maison
comme le ferait un mort neuf de ses bandelettes
Tu peux m’entendre toi qui sais que ces épis de blé que l’on sépare
ne témoigneront plus pour le chant de la terre
Tu peux m’entendre toi qui cherches la vie et la raison de vivre
Toi qui sais que tout est autre chose encore
Et le secret dont tu as une part aussi vrai que le son de tes pas
sur l’asphalte des villes

Ce cri que je suis
Ce cri que je suis en toi
Écoute-le et laisse ces royaumes sans énigmes où les jours
s’abattent l’un sur l’autre comme les volets d’une maison sage

Ce cri que je suis en toi fera tomber les écailles de ta première
naissance

Ce cri d’amour que je suis en toi
Ce cri d’amour que je suis en toi

Plus terrible que l’inquiétude du matin et que les mers dont la
nuit sonde les profondeurs
D’autres n’en veulent pas

Ils laissent accumuler en eux des moissons vaines entre lesquelles
je ne peux me frayer le passage

Ce cri
Ce cri terrible et tendre que je suis en toi habite ton visage le
plus nu
Qu’il te prenne que tu n’aies plus de cesse
Qu’il redresse ta jeune nuque qu’il batte à tes tempes
Et en ce point sacré entre tes deux yeux.

(Andrée Chedid)

Illustration: Henri Matisse

 

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