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Une brise aiguise les aiguilles de pin (Chingak)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2022



Illustration: Bang Hai Ja Ciel-Terre
    
Une brise aiguise les aiguilles de pin
Monte la tristesse profonde et lointaine
La lune roule sur les vagues de mon coeur
Dans mon esprit un cristal de silence
Écoute et regard, reflets d’un miroir
Je flâne en pinçant les cordes de mon coeur
Là où l’écho s’évanouit, s’épanouit la méditation
Coeur apaisé, cendres éteintes

(Chingak)

Recueil: Les mille monts de lune Poèmes de Corée
Traduction: Sunmi Kim
Editions: Albin Michel

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Je suis en quête (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2021



Je suis en quête

J’écarte les vapeurs du matin
Pour étreindre des couleurs
Et entendre les accords
D’une musique inaudible.

Le feu s’évapore
Et la sève s’élève
Secoué par des doigts invisibles
Le diapason de la pluie
Scande le rythme de vivre.

J’entre par effraction
Dans ce lieu et connais
Des après-midi secrets
Faits de rires et de caresses
Où j’oublie tout car pour moi
S’est tu l’écho des jours anciens

Je vis hors de l’espace et du temps

Un soupçon de clarté
Se glisse dans la chambre
Et une pointe d’ombre
Se pose sur ton épaule
Je me blottis entre tes bras
Pour mettre mon coeur à l’abri

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Zhaoming Wu

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Ménilmontant (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

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Ménilmontant

Ménilmontant mais oui madame
C´est là que j´ai laissé mon cœur
C´est là que je viens retrouver mon âme
Toute ma flamme
Tout mon bonheur…
Quand je revois ma petite église
Où les mariages allaient gaiement
Quand je revois ma vieille maison grise
Où même la brise
Parle d´antan
Elles me racontent
Comme autrefois
De jolis contes
Beaux jours passés je vous revois
Un rendez-vous
Une musique
Des yeux rêveurs tout un roman
Tout un roman d´amour poétique et pathétique
Ménilmontant!

Quand midi sonne
La vie s´éveille à nouveau
Tout résonne
De mille échos
La midinette fait sa dînette au bistro
La pipelette
Lit ses journaux
Voici la grille verte
Voici la porte ouverte
Qui grince un peu pour dire « Bonjour bonjour
Alors te v´là de retour? »

Ménilmontant mais oui madame
C´est là que j´ai laissé mon cœur
C´est là que je viens retrouver mon âme
Toute ma flamme
Tout mon bonheur…
Quand je revois ma petite gare
Où chaque train passait joyeux
J´entends encor dans le tintamarre
Des mots bizarres
Des mots d´adieux
Je suis pas poète
Mais je suis ému,
Et dans ma tête
Y a des souvenirs jamais perdus
Un soir d´hiver
Une musique
Des yeux très doux les tiens maman
Quel beau roman d´amour poétique
Et pathétique
Ménilmontant!

(Charles Trenet)

 

 

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Mon village englouti (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

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Mon village englouti

Mon village au fond de l´eau
Se souvient des heures si proches
Quand volait, dans le jour nouveau,
Le son joyeux de ses cloches.
Mon village au fond de l´eau
Se souvient du bruit des enclumes
Dont j´entends encore les échos,
Vibrant sous un manteau d´écume
Et la voix des peupliers
Jamais, jamais je n´ai pu l´oublier.

Tant de souvenirs engloutis
Dorment là, sous l´onde isolée,
Depuis qu´un barrage maudit
A noyé ma verte vallée.

Mon village au fond de l´eau
Se souvient de choses jolies,
D´un amour qui fut si beau,
Soleil de toute ma vie…
A présent qu´a sonné le glas,
L´amour est mort, fut-il volage?
Et mon cœur est triste et bien las.
Mon cœur, pareil à ce village,
Ce village au fond de l´eau
Dont seul j´entends les soupirs, les sanglots.

(Charles Trenet)

Illustration

 

 

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Ah dis ah dis ah dis ah bonjour (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

Ah dis ah dis ah dis ah bonjour

Quel est, dans le bois, ce lumineux coquelicot?
C´est le soleil plus matinal que tes jolis yeux ma chérie.
Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico?
C´est la chanson d´un jeune coq qui chante sur la prairie.
Quelle est cette goutte sur la joue de cette fleur?
C´est la rosée qui met partout qui met des larmes de bonheur.
Quelle est cette ardeur qui vient avec le gai printemps?
C´est du désir. Réveille-toi. La nature a vingt ans.

Ouvre ton cœur à l´amour.
Ouvre ta fenêtre au jour.
Laisse entrer chez toi le gai soleil et dis,
Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bon-jour!
Cueille la fleur, la plus belle.
Chante une chanson nouvelle
Et va-t´en courir sur les chemins
Qui sont de la nature les lignes de la main.

Prends un bain dans la rivière.
Sèche-toi dans la clairière
Et n´assieds pas ton derrière
Sur les orties familières…
Dis-toi que le temps est court,
Qu´il faut penser à l´amour.
Ouvre ton cœur et ta fenêtre au jour
Et dis : Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bon-jour!

Quel est cet oiseau qui, gentiment, nous applaudit?
C´est l´hirondelle de mon cœur qui chante, chante jour et nuit.
Quel est ce château qui nous sourit à l´horizon?
C´est le mirage le plus beau ma chérie : c´est notre maison.
Qui est ce gros chien qui jappe au bas de l´escalier?
C´est le gardien, le gros Médor dont le visage est familier.
Quel est cet étang qui nous invite à canoter?
C´est le bon temps, l´avenir, c´est le printemps et l´été.

(Charles Trenet)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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LA COMPLAINTE D’AUTEUIL (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2021



 

Camille Pissarro   La-Marchande-de-Marrons-Fiore-de-la-St-Martin-Pontoise [1280x768]

LA COMPLAINTE D’AUTEUIL

LA joueuse de violon
qui jouait avec ses mouflons
et la marchande de marrons
tournant son cornet de chansons
me rappellent ce dimanche
mort de mille et un chagrins
où je retenais par la main
l’enfant voleur de pervenches

Au pavillon des trépassés
las de s’être tant délassés
tous les échos du temps passé
à manger des parfaits glacés
renvoyaient leurs mots de passe
que brouillait dans le faux jour
une amazone de velours
sur fond de trompe de chasse

Mémoire promeneuse en deuil
L’enfant plus fourré qu’écureuil
s’était fait un chapeau de feuilles
de saules du bosquet d’Auteuil
et les ombres de la mare
mêlaient dans un air d’adieu
les deux paillettes de ses yeux
au vol plané des fanfares

Sur le chemin des écoliers
en aurais-je tant oublié
entre un rond point de canotier
et le gant rouge d’un mercier
Ohé folle hop militaire
et toi chantre du mourron
qui pour un sou de carillon
sortais d’un globe de verre

Ici haut comme ici bas
en passant de vie à trépas
se peut-il qu’il ne reste pas
la moindre trace de mes pas
Cet enfant c’était moi-même
emporté dans un tour de vent
Mais qu’importent les absents
si je me souviens que je t’aime

(Paul Gilson)

Illustration: Camille Pissarro

 

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Renonce à l’envolée de pourpre (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2021


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Renonce à l’envolée de pourpre,
à l’incendie, aux grâces de l’éclair.
Choisis l’enclos,
resserre ton jardin
puisque monte le froid du coeur des pierres.
Ah! bien heureux de respirer encore
et de pouvoir risquer une parole
et d’espérer qu’une ombre
tendant l’oreille
écoute ta rumeur,
y reconnaisse
l’écho lointain du sang.

(Jean Joubert)

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A LA GRACE (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2021


 


Adrian Borda The_Swan_Song_Hunter_by_borda

A LA GRACE

Par-delà mes ruines
toujours fraichissantes
écho non coupable
dans l’obscure arène
où je me débats
sans nulle manoeuvre
soudain apparue
égarée peut-être
énergie lointaine
je ne sais pour qui
je ne sais pas où

Echappée au temps
éclat non complice
dans ses lents replis
Misère et vaillance
mon sol dérobé
élue sans contrainte
égalant mon voeu
elle est la secrète
et brille au-dessus
du chant qui implore
du chant qui accuse
par-dela ma voix

A demain mes morts
continuement fraîches
comme il fut hier
comme il est aujourd’hui
la vie devenant

A travers mon cœur
et autres emblèmes
où il s’accomplit
l’Esprit s’est levé
d’entre ses combats

J’affirme sans preuve
Je tiens le contraire
Il n’importe pas

Il n’est pas de père
Aucun parchemin
ne m’a convaincu

Je crois en la grâce
Je parie pour elle
C’est la respirer
que d’en être épris

J’ai tant fait d’appels
sana avoir de signes
tant de vains efforts
A force de rage
et n’acceptant rien
que tout assumer
l’âme sourirait ?

Faveur inouïe
car la récompense
n’est pas méritée
Non plus le malheur

M’élevé-je en elle
Je n’ai plus de poids
Je chante à la grâce
même s’il n’est rien
que par mon amour

(André Frénaud)

Illustration: Adrian Borda

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Nous dans la campagne (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021



Nous dans la campagne

Nous percevons des joies vagabondes
De claires paroles
Dans le bec d’oiseaux fabuleux
Alors que des vagues nonchalantes
Déferlent sous un ciel séraphique

La forêt est en nous
Éternellement l’arbre reverdit
L’herbe repousse
Et la fleur s’épanouit
Sous un ciel inaltérable

Quand la campagne frissonne
Nous nous frayons un passage à travers le vent
Complices des heures bleues
Sous des poussées de lumière
Longeant des rivières qui rêvent
Nous sommes pleins d’un plaisir aérien
Alors que sans raison
L’écho résonne au confluent.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: ïle de Nancy (Confluent)

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RENDEZ-VOUS (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2021



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RENDEZ-VOUS

au temple qui fait écho à mon chant
dans l’éternité du mouvement, va ma dévotion
mon chemin est un voyage perpétuel
les inconnus deviennent mes rendez-vous

(Adonis)

 

Recueil: Mémoire du vent
Traduction: André Velter
Editions: Gallimard

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