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Poésie

Posts Tagged ‘éclair’

Près du rail (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2021



    

Près du rail, où souvent passe comme un éclair
Le convoi furieux et son cheval de fer,
Tranquille, l’aiguilleur vit dans sa maisonnette.
Par la fenêtre, on voit l’intérieur honnête,
Tel que le voyageur fiévreux doit l’envier.
C’est la femme parfois qui se tient au levier,
Portant sur un seul bras son enfant qui l’embrasse.
Jetant un sifflement atroce, le train passe
Devant l’humble logis qui tressaille au fracas.
Et le petit enfant ne se dérange pas.

(François Coppée)

 

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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Instants inoubliables (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2020



instants inoubliables
que ceux où un oeil
plonge en lui-même
rejette ses brumes
saisit en un éclair
la totalité
de ce qu’il est

(Charles Juliet)

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Nous reverrons-nous un jour ? (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2020


Accorde-nous de boire l’eau céleste
Aussi pure que les perles de crapaud
sous l’éclair de la lune

De surgir une fois encore du sol
Des chairs meurtries au gré de la tige
du bambou réduite aux os

De ne pas oublier le cou du cygne
Plus tendre qu’un rêve de paradis
au cœur de la foule en perdition

De perpétuer les mots non dits à jamais
Lèvres d’iris effleurées par la brise
émanant du volcan d’origine

« Nous reverrons-nous un jour ? » « Mais… »

(François Cheng)

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Le lézard (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Le lézard, s’il s’élance
sous la grande ardeur
d’entre les chaumes —

la voile, quand elle gonfle
et s’abîme au saut
du rocher —

le canon de midi
plus ténu que ton coeur
et le chronomètre s’il
se déclenche sans bruit —

alors? Lueur d’éclair

vainement vous transmue en chose
riche et singulière. Tout autre était ta marque.

***

Il ramarro, se scocca
sotto la grande fersa
dalle stoppie –

la vela, quando fiotta
e s’inabissa al salto
della rocca –

i1 cannone di mezzodi
più fioco del tuo cuore
e il cronometro se
scatta senza rumore –

e poi? Luce di lampo
invano puô mutarvi in alcunché
di ricco e strano. Altro era il tuo stampo.

(Eugenio Montale)

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Si un jour tes faims n’ont plus de mots (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Si un jour

tes faims n’ont plus de mots
campe dans la stupeur
de l’éclair

(Bernard Montini)

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Naissance du ciel (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2020



Naissance du ciel

le coeur avale la nuit
comme une encre
de silence

il se nourrit du gouffre
pour se dépeupler de soi

c’est la brûlure
qui donne la couleur

inscrit
les corps
dans la lumière

pierre d’angle
dans un cercle de tourbe

pierre d’oubli
dans le cercle du vide

la vie touche
au plus juste

pour celui qui boit
la naissance du ciel

avec la seule conviction
de l’éclair

qui aimante le rappel
au point limite

chemin du visage
d’infini en infini

entre voie et vie
visage oublié sur la terre

sous l’emprise du si longtemps
visage troué

maison de vie
suaire du bout du monde

visage du fond du ciel

(Zéno Bianu)

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La nuée là-bas (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2020



Illustration: Jean Martin
    
La nuée là-bas
de l’éclair elle attend
la visite

(Bashô)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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A bord de la « Virginie» (Louise Michel)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2020



A bord de la « Virginie»

Voyez, des vagues aux étoiles,
Poindre ces errantes blancheurs!
Des flottes sont à pleines voiles
Dans les immenses profondeurs;
Dans les cieux, des flottes de mondes,
Sur les flots, les facettes blondes
De phosphorescentes lueurs.

Et les flottantes étincelles,
Et les mondes au loin perdus,
Brillent ainsi que des prunelles;
Partout vibrent des sons confus,
Disant les légendes nouvelles;
Le coq gaulois frappe ses ailes.
Au guy, l’an neuf, Brennus, Brennus.

L’aspect de ces gouffres enivre.
Plus haut, ô flots! plus fort, ô vents!
Il devient trop étroit de vivre
Tant ici les songes sont grands.
Ne vaudrait-il pas mieux renaître,
Et s’insurger pour disparaître,
Dans le fracas des éléments!

Enflez les voiles, ô tempêtes!
Plus haut, ô flots! plus fort, ô vent!
Que l’éclair brille sur nos têtes!
Navire, en avant! en avant!
Pourquoi les brises monotones?
Ouvrez vos ailes, ô cyclones!
Traversons l’abîme béant.

(Louise Michel)


Illustration

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Sur l’autel se repose le jour (Bernard Manciet)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2020




repas de fleur et fleur de farine
fête de rien mais du rien l’éclair
sur l’autel se repose le jour
olivier tel de mercure et d’ambre

(Bernard Manciet)

Illustration: Vladimir Kush

 

 

 

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Le dieu de foudre (Bernard Manciet)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



Le dieu de foudre ne se décèle
sinon de dos nef sur l’astre faible
tanguée elle te jette en éclats
proue obscure et trouble et prophétique

poupe bâtie de chant des cordages
et de la houle l’éclair t’embrasse
selon le pur nombre du naufrage
coupe et colombe tu resplendis

(Bernard Manciet)


Illustration: Aelbert Cuyp

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