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Poésie

Posts Tagged ‘écorchure’

Dans ma bouche (Yànnis Stiggas)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019



    Dans ma bouche
l’autre lueur est urgente
elle qui s’espionne
— voilà en gros comment se perdent les plus beaux poèmes
et le sommeil tout en écorchures et lichens

Quelle toundra le sommeil
quelle toundra l’amour
advenant par distillations successives

Pour commencer en tous cas c’est toi
le reste c’est
une chimie tragique

Je vais te le dire le plus simplement que je peux :
J e suis au milieu du pont
et je t’attends
je t’attends tout le temps

(Yànnis Stiggas)

 

Recueil: Vagabondages du sang
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Des Vanneaux

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Le coeur du vieil homme (Gilles Guilleron)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



L’écorchure au genou du petit garçon
pique pour toujours le coeur du vieil homme

***

Au fond du coeur du vieillard
bat le coeur
de sa maman

(Gilles Guilleron)


Illustration

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Pierres perdues (Louis Aldebert)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2015


nuages

pierres perdues
il marche dans la ville
quelques baies de genièvre
oubliées dans la poche
roulent sous ses doigts
sur l’axe d’un reflet du jeu de glace
des rues
où verse l’avalanche bleue
minérale cendrée
du causse
moutonnements d’herbe argentée
moires rouillées dans l’invasion des
rouvres
la charge sans cesse accélérée
des ombres des nuages
l’assaut
puis l’écorchure du retour
à six heures sous l’horloge

(Louis Aldebert)

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Coupures (François de Cornière)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


ronces2

refaire le chemin
envahi par les ronces les genêts
comme tous les ans
jusqu’au ruisseau
qu’on entend bien couler
et couper ce qui pousse
sauvagement
à la hache sécateur ou serpette
en se méfiant des vipères
près des pierres tombées
pour les enfants surtout
et dans ces gestes
qu’on fait un peu comme un poème
(on casse toujours pour avancer)
penser que c’est dérisoire
que cela va repousser
que tout ceci est vain
et frapper de toutes ses forces
sur les branches piquantes
pour le plaisir en bas
de trouver l’eau glacée
d’y plonger nu
pour y laver des écorchures

(François de Cornière)

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