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Poésie

Posts Tagged ‘écraser’

Jours vides (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2022




    
jours vides
interminables
écrasés d’ennui

rien ne se propose
de ce qui pourrait
m’apporter
ce dont l’attente
me consume

une région de ténèbres
où tout m’est retiré
de ce qui habituellement
me fait vivre

certes le temps va
mais si lentement si lentement
et chaque seconde
ronge lancine accable

ce qui me fait
défaut
je l’ignore

le ne le connais
que par cе besoin
que j’en ai un âpre désir
une torturante
nostalgie

alors
replié dans mes limbes
sourd et aveugle
à ce qui me hèle
voué souvent
à des heures
lasses et cendreuses

j’attends

j’attends
que sourde
la lumière

que meure
le temps

que jaillisse l’eau
dont j’ai soif

(Charles Juliet)

Recueil: Pour plus de lumière anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Gallimard

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TONIGHT QUINTET (West Side Story)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2021




    
WEST SIDE STORY – TONIGHT QUINTET

Les Jets vont vivre leur heure de gloire
Cette nuit.

Les Sharks vont avoir leur revanche
Cette nuit.

Les Portoricains ne cessent de geindre : « Combat loyal ».
Mais si ils cherchent la bagarre,
On va se battre sans ménagement.

On leur réserve une surprise
Cette nuit.

On va les écraser
Cette nuit.

On s’est mis d’accord :« Ok, pas de bazar,
Pas de pièges. »
Mais juste au cas où ils nous tomberaient sur le râble,
On est prêts à mettre le feu
Cette nuit.

On va tout déchirer cette nuit,
On va s’éclater, ça va swinguer !
Ils vont comprendre, cette nuit ;
Plus ils nous chaufferont, plus on leur fera mal !

Ce sont eux qui ont commencé !

Ce sont eux qui ont commencé !

Et nous allons les bouter une bonne fois pour toutes,
Cette nuit !

Anita va bien prendre son pied
Cette nuit.
Nous allons nous retrouver, seuls tous les deux

Cette nuit.
Il va rentrer tout suant et harassé,
Eh bien ?
Qu’importe la fatigue,
Du moment qu’il sent la sueur
Cette nuit !

Cette nuit, ce soir,
Ce ne sera pas n’importe quelle nuit,
Cette nuit il n’y aura pas d’étoile du matin.
Cette nuit, ce soir, je verrai mon amour ce soir.
Et pour nous les étoiles se figeront dans le ciel
Aujourd’hui
Les minutes semblent des heures,
Les heures s’écoulent lentement,
Et le soleil brille encore…

Ô lune, réveille-toi,
Et change ce jour interminable en une nuit sans fin !

J’espère que tu ne nous feras pas faux bond
Cette nuit.
Lorsque Diesel gagnera à la loyale
Cette nuit.
Ces minables de Portoricain
Vont perdre.
Et quand il braillera « Mon oncle ! »
Nous brûlerons leur quartier !

Alors, je peux compter sur toi, mon gars ?

D’accord.

On va vraiment s’en payer une tranche.

D’accord.

Du ventre à la tombe !

Du sperme aux vers !

Je te verrai là-bas vers 8h.

Cette nuit…

Cette nuit, ce soir
Ce ne sera pas n’importe quelle nuit,
Cette nuit il n’y aura pas d’étoile du matin.

On va tout déchirer cette nuit !
Ils vont comprendre, cette nuit,

Ils ont commencé,
Ils ont commencé,
Ils ont commencé.
Et nous allons les bouter une bonne fois pour toutes,
Les Sharks vont avoir leur revanche,
Les Sharks vont connaître leur heure de gloire,
On va tout déchirer cette nuit.
Cette nuit !

Cette nuit, ça va swinguer !
Cette nuit !
Ils ont commencé,
Et c’est nous qui allons les arrêter une bonne fois pour toutes !
Les Jets vont avoir leur revanche,
Les Jets vont connaître leur heure de gloire.
On va tout déchirer cette nuit.

Cette nuit !

Cette nuit, ce soir,
Tard dans la nuit,
Nous allons nous retrouver cette nuit.
Anita va se régaler,
Anita va se régaler,
Bernardo va bien profiter
Cette nuit, ce soir,
Cette nuit, c’est cette nuit,
Nous allons nous éclater cette nuit !

Cette nuit, ce soir,
Je retrouverai mon amour ce soir.
Et pour nous les étoiles se figeront dans le ciel.

Aujourd’hui les minutes semblent des heures.

Les heures s’écoulent lentement,
Et le soleil brille encore.
Ô lune, réveille-toi,
Et change ce jour interminable en une nuit sans fin,

Cette nuit !

***

Tonight.

The Sharks are gonna have their way
Tonight.

The Puerto Ricans grumble: « Fair fight. »
But if they start a rumble,
We’ll rumble ’em right.

We’re gonna hand ’em a surprise
Tonight.

We’re gonna cut ’em down to size
Tonight.

We said, « O.K., no rumpus,
No tricks. »
But just in case they jump us,
We’re ready to mix
Tonight.

We’re gonna rock it tonight,

We’re gonna jazz it up and have us a ball!
They’re gonna get it tonight;
The more they turn it on the harder they’ll fall!

Well, they began it!

Well, they began it!

And we’re the ones to stop ’em once and for all,
Tonight!

Anita’s gonna get her kicks
Tonight.
We’ll have our private little mix
Tonight.
He’ll walk in hot and tired,
So what?

Don’t matter if he’s tired,
As long as he’s hot
Tonight!

Tonight, tonight,
Won’t be just any night,
Tonight there will be no morning star.
Tonight, tonight, I’ll see my love tonight.
And for us, stars will stop where they are.
Today
The minutes seem like hours,
The hours go so slowly,
And still the sky is light . . .
Oh moon, grow bright,
And make this endless day endless night!

I’m counting on you to be there
Tonight.

When Diesel wins it fair and square
Tonight.
That Puerto Rican punk’ll
Go down.
And when he’s hollered « Uncle »
We’ll tear up the town!

So I can count on you, boy?

All right.

We’re gonna have us a ball.

All right.

Womb to tomb!

Sperm to worm!

I’ll see you there about eight.

Tonight . . .

Tonight, tonight
Won’t be just any night,
Tonight there will be no morning star,

We’re gonna rock it tonight!
They’re gonna get it tonight,
They began it,
They began it,
The began it.
We’ll stop ’em once and for all.
The Sharks are gonna have their way,
The Sharks are gonna have their day,
We’re gonna rock it tonight.

Tonight!

We’re gonna jazz it tonight!
Tonight!
They began it,
And we’re the ones to stop ’em once and for all!
The Jets are gonna have their way,
The Jets are gonna have their day.
We’re gonna rock it tonight.
Tonight!

Tonight, tonight,
Late tonight,
We’re gonna mix it tonight.
Anita’s gonna have her day,
Anita’s gonna have her day,
Bernardo’s gonna have his way
Tonight, tonight,

Tonight, this very night,
We’re gonna rock it tonight!

Tonight, tonight,
I’ll see my love tonight.
And for us, stars will stop where they are.

Today the minutes seem like hours.
The hours go so slowly,
And still the skiy is light.
Oh moon, grow bright,
And make this endless day endless night,

Tonight!

(West Side Story)

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DUBLIN BLUES (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2021



 

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DUBLIN BLUES

LE temps me saisit de sa main courante
par un bout de rue où nul ne m’attend
sauf dans le saloon aux portes battantes
la barmaid qui sert les morts sur un rang

J’avais trop rêvé d’une fée aux miettes
qui donc l’appelait mirette d’oiseaux
pour ne pas finir par perdre la tête
en virant au noir d’encre du ruisseau

La nuit qu’écrasaient les chevaux de frise
fait un abattoir de mon carrousel
et mon Opéra se change en cerise
au fond d’un bocal du dernier bordel

(Paul Gilson)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Jours vides interminables (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2021



Illustration: Tamara Lunginovic
    
jours vides
interminables
écrasés d’ennui

rien ne se propose
de ce qui pourrait
m’apporter
ce dont l’attente
me consume

une région de ténèbres
où tout m’est retiré
de ce qui habituellement
me fait vivre

certes le temps va
mais si lentement
si lentement
et chaque seconde
ronge lancine accable

ce qui me fait
défaut
je l’ignore

je ne le connais
que par ce besoin
que j’en ai

un âpre désir
une torturante
nostalgie

alors
replié dans mes limbes
sourd et aveugle
à ce qui me hèle
voué souvent
à des heures
lasses et cendreuses
j’attends

j’attends
que sourde
la lumière

que meure
le temps

que jaillisse l’eau
dont j’ai soif

(Charles Juliet)

 

Recueil: Moisson
Traduction:
Editions: P.O.L.

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LE TERME (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



 

bonhomme-maekawa

LE TERME

UNE feuille froissée
de papier d’emballage
d’à peu près la longueur

et le volume apparent
d’un homme
roulait avec le

vent lentement roulant
et roulant dans
la rue quand

une auto lui passa
dessus et l’écrasa

sur le sol. Différente
d’un homme elle se releva
roulant de nouveau

avec le vent roulant
et roulant, redevenue
comme elle était auparavant.

***

THE TERM

A rumpled sheet
of brown paper
about the length

and apparent bulk
of a man was
rolling with the

wind slowly over
and over in
the street as

a car drove down
upon it and
crushed it to

the ground. Unlike
a man it rose
again rolling

with the wind over
and over to be as
it was before.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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FUTURE LARME (Ion Deaconescu)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2020



Illustration: Tineke Storteboom
    

FUTURE LARME

La vague gronde, se soulève
Son échine d’écume
Écrase l’instant
Laisse des traces profondes
Dans le ciel terrorisé.

Un jour viendra peut-être
Où les ombres des bateaux
Annonceront le secret de l’horizon.
Ainsi Icare, aux ailes de pierre
Volant derrière l’horizon
Se révèle une future larme
Une larme du temps.

***

ZUKÜNFTIGE TRÄNE

Die Welle knurrt, rebelliert,
Ihr Schaumrücken
Zerschlägt den Augenblick,
Hinterlässt tiefe Zeichen im dermaßen
Erschrockenen Himmel.
Vielleicht werden eines Tages
Die Schatten der Schiffe
Das Geheimnis der Ferne verkünden.
Wie Ikarus, mit Steinflügel
Hinter dem Horizont fliegend
Sich als zukünftige Träne entpuppt,
Als Träne der Zeit.

***

未来的眼泪

海浪咆哮,反叛,
它泡沫的背面
粉碎瞬间,
把深深印记留在
如此恐怖的天空。

也许有一天
航船的影子
将标志距离的神秘。
像伊卡洛斯,有石头翅膀,
飞到地平线的后面,
将自己展现为未来的一滴眼泪,
像时间的一滴眼泪。

***

FUTURE TEAR

The wave growls, rebels,
Its back of foam
Smashes the moment,
Leaves deep marks in the
So terrified sky.
Maybe one day
The shadow of the ships
Will proclaim the mystery of the distance.
Like Icarus, with stone wings,
Flying behind the horizon,
Revealing itself as a future tear,
As a tear of the time.

***

LÁGRIMA FUTURA

La ola gruñe, se rebela,
Su espalda de espuma
Rompe el momento,
Deja marcas profundas
en un más que asustado cielo.
Quizás un día
Las sombras de los barcos
Proclamarán el misterio de la distancia.
Como Ícaro que, con alas de piedra,
Volando más allá del horizonte
Se manifiesta como lagrima futura,
Como lagrima del tiempo.

***

TOEKOMSTIGE TRAAN

De golf gromt, rebelleert,
Haar schuimrug
Verplettert het ogenblik
Laat diepe sporen na in de zozeer
Geschrokken hemel.
Misschien komt er een dag
Waarop de schaduwen van de schepen
Het geheim van de verte zullen verkondigen.
Zoals Icarus, met stenen vleugels
Achter de horizon vliegend
Zich als toekomstige traan ontpopt,
Als traan van de tijd.

***

LACRIMA DI FUTURO

L’onda righia, ribelle,
la sua schiena di schiuma
infrange l’attimo,
lascia segni profondi
in un cielo di paura.
Forse un giorno
l’ombra delle navi
proclameranno il mistero della distanza.
come Icaro, con ali di pietra,
volando oltre l’orizzonte,
svelandosi come una lacrima di futuro,
come una lacrima del tempo.

***

LÁGRIMA FUTURA

A onda ruge, se rebela,
Sua espalda de espuma
Rompe o momento,
Deixa marcas profundas no mais que assustado céu.

Quem sabe um dia as sombras dos barcos
Proclamarão o mistério da distância.
Como Ícaro, que com asas de pedra,
Voando mais além do horizonte
Manifesta-se como lágrima futura,
Como lágrima do tempo.

(Ion Deaconescu)

 

Recueil: ITHACA 588
Traduction: Français Gabriela Căluțiu Sonnenberg – Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Allemand Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Chinois William Zhou / Anglais Gabriela Căluțiu Sonnenberg – Germain Droogenbroodt / Espagnol Rafael Carcelén / Néerlandais Gabriela Căluțiu Sonnenberg – Germain Droogenbroodt / Italien Luca Benassi / Portugais José Eduardo Degrazia
Editions: POINTS

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UNE LIGNE (Pai Ch’iu)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2020



Illustration : Barbaras BilderKunst – Barbara Walder
    
UNE LIGNE

Ce qui s’élève est ciel, est envol.
Ce qui descend sont vagues écrasantes,
est déchéance et perdition.

Une ligne divise le monde :
abandonné au milieu il y a toi,
désemparé tu vacilles

Réveillée de sa sieste
une oie sauvage pourchasse l’horizon.

Tu es une moucheture de poussière
entre ciel et terre.

***

A LINE

What ascends is sky, escape.
What descends is dashing waves, decadence and decay.

A line divides the world:
You’re left in the centre,
Floating unsupported.

Awakening from an afternoon nap,
A wild goose chases the horizon.

You’re a speck of dust
Between heaven and earth
Seeking a place to stay for the night

***

EEN LIJN

Wat opstijgt is hemel, is vlucht.
Wat neerdaalt zijn verpletterende golven,
is teloorgang en verderf.

Een lijn scheidt de wereld:
achtergelaten in het midden ben jij,
zwalp je hulpeloos rond.

Uit haar middagslaap ontwaakt
jaagt een wilde gans de horizon achterna.

Jij bent een spikkeltje stof
tussen hemel en aarde,

***

EINE LINIE

Was aufsteigt ist Himmel, ist Flucht
Was absteigt sind zerschmetterende Wogen.

Eine Linie trennt die Welt
Vergessen, in der Mitte, bist du
Hilflos treibend

Du bist ein Körnchen Staub
Zwischen Himmel und Erde
Suchst du einen Hort für die Nacht.

***

Una linea

Ciò che sale è il cielo, fuga.
Ciò che scende sono onde che si infrangono, decadenza
e declino.

Una linea divide il mondo: tu
rimani al centro,
galleggiando senza un aiuto.

Svegliandosi dal riposo del pomeriggio
un’oca selvaggia insegue l’orizzonte.

Sei un granello di polvere
fra cielo e terra
Alla ricerca di un posto dove passare la notte.

***

O LINIE

Ce crește spre cer, e doar evadare
Ce cade din el e tumult vijelios.

O linie simplă desparte Pământul
E muchia pe care stingher poposești
Suspendat în derivă

Firicel de nisip
Între cer și pământ
Căutând adăpost pentru-o noapte.

***

ΜΙΑ ΓΡΑΜΜΗ

Ότι ανυψώνεται είναι ουρανός, διαφυγή
Ότι κατέρχεται κύματα ολοφώτεινα, παρακμή, φθορά.

Μια γραμμή χωρίζει τον κόσμο:
Κι έμεινες στο κέντρο
να πλέεις δίχως σωσίβιο.

Tο απόγευμα που ξυπνά
μια χήνα κυνηγά τον ορίζοντα

ένας κόκκος σκόνης είσαι
ανάμεσα σε γη κι ουρανό
και ψάχνεις να βρεις πού να ξοδέψεις τη νύχτα

***

一条线

上升的是天空,逃离。
下降的是汹涌的波浪,颓废和腐朽。
一条线分割世界:
你被留在中心,
没有支撑地漂浮着。
从午睡中醒来,
一只天鹅在追求地平线。
你是天地间的
一粒尘埃
在找个地方过夜。

***

UMA LINHA

O que sobe ao céu, é fuga
O que desce são ondas desfeitas, decadência e perdição.

Uma linha divide o mundo:
Permaneces no centro,
Flutuando sem sustentação.

Despertando de uma sesta
Um ganso selvagem persegue o horizonte.

És um pouco de pó
Entre o céu e a terra
Buscando um lugar de acolhimento à noite.

***

LINIA

Co wzniosłe – jest niebem, ocaleniem.

Co upadłe – jest szalejącymi falami,
dekadencją i rozpadem.

Świat dzieli linia:
Ty pozostajesz w centrum,
unosisz się,
niczym nie podtrzymywany.

Przebudzenie z popołudniowej drzemki.
Dzika gęś goni za horyzont.

Jesteś drobiną pyłu między niebem i ziemią,
poszukującą miejsca na nocleg.

(Pai Ch’iu)

 

Recueil: Ithaca 591
Traduction: Français: Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Anglais: Zhou Dao Mo / Néerlandais: Germain Droogenbroodt / Allemand / Italien: Luca Benassi / Roumain: Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Grec: Manolis Aligizakis / Chinois / Portugais: José Eduardo Degrazia / Polonais: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Editions: POINTS

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Paysage d’hiver (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2020



Paysage d’hiver

Le ciel est si bas qu’il écrase la fenêtre
Si sombre que les rideaux semblent gris
Les arbres aux branches maigres gesticulent
Et attrapent au passage
De légers flocons qui tournoient
Dans le silence qui colle au bec des oiseaux.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Les mâchoires des rochers (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2020



Les mâchoires des rochers
se referment sur la coque de ma barque
qui dansait sur les plis soyeux des vagues
et l’écrasent comme une noix.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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Danse (Anthony Lhéritier)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Florence Coquais Foucault mouette

Danse

Et maintenant, c’est le silence
Il vient de si haut qu’il écrase l’air
C’est le silence et son absence
C’est la chanson de l’air
Et c’est la danse

L’ombre d’un oiseau sur la mer.

(Anthony Lhéritier)

 Illustration: Florence Coquais Foucault

 

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