Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘écroulé’

Il n’y avait que le silence (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2019



Il n’y avait que le silence
Derrière chaque mot volé ;
La route expirait dans les pierres
Entre les murs écroulés.
Et pourtant le dernier poète
Tendait l’oreille vers la mer
Et cherchait encore à saisir
L’insaisissable oiseau de la parole.

(Jean Rousselot)

Illustration: Chantal Dufour

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A présent je viens je vais là-bas (Yves Artufel)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018




    
A présent je viens je vais là-bas
ça va être long
toutes ces pages à vivre
comme à travers une nuée de papillons
et tout ce qui se perd dans la fumée
de cigarettes au bord d’un cendrier
ou près d’un feu de bois
qui s’est éteint sur un chemin
où personne ne passe plus
mais qui garde en ses pierres
la mémoire du bois mort
et des murs écroulés
les méandres du passé
ce que la main peut contenir
de mémoire et d’extase
de moments hors du temps
d’horizons intérieurs
de papillons bleus des origines
ou des lacs noirs de la détresse

(Yves Artufel)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’aime te sentir sur moi (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2018



Illustration: Pascal Renoux
    
J’aime te sentir
sur moi
comme un pont écroulé

ma rivière
polira tes pierres

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Il n’y a plus que toi et moi (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2017



 

Heinz Geiringer x [1280x768]

Il n’y a plus que toi et moi dans la mansarde
Mon père
Les murs sont écroulés
La chair s’est écoulée
Des gravats de ciel bleu tombent de tous côtés

(René Guy Cadou)

Illustration: Heinz Geiringer

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Nos habitudes (Jacques Prevel)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017




    
Nos habitudes des grands échafaudages de poutrelles et de planches

Ici il y a l’indéterminé
Toute la misère éclatante
Des pans entiers écroulés du sommeil
Des lézardes et des rigoles de boue glacée
Et des paroles haletantes qui se maintiennent
Comme des feux follets
Comme la prescience de nos cris de haine
Ici il y a le tabernacle du mépris
Et nos vies somnambuliques
Nos yeux hagards et révulsés
Nos habitudes des grands échafaudages de poutrelles et de planches
Ici il y a les glaciers infranchissables
Du sarcasme et de la folie
Ici il n’y a rien qui soit au monde

(Jacques Prevel)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

REFAIRE LA NUIT (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2016



 

REFAIRE LA NUIT

Il n’y avait que le silence
Derrière chaque mot volé
La route expirait sous le lierre
Entre les musées écroulés

Et pourtant le dernier poète
Tendait l’oreille vers la mer
Et cherchait encore à saisir
L’insaisissable oiseau de la parole.

(Jean Rousselot)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tout en moi répond au vent (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2016



 

Tout en moi répond au vent
[…]
Tout plie sous l’injonction qui assemble:
Les cheveux comme un champ plus dense
Le dos pareil aux troncs, les yeux dessillés sous le sel
Les jambes écroulées dans les pierres
Et la manducation au bruit de la charrette; tout
Sauf la voix étonnée de sa dissemblance.

(Michel Deguy)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

UNE APPARENCE DE SOUPIRAIL (Jacques Dupin)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2015



 

Rafal Olbinski  3 [1280x768]

UNE APPARENCE DE SOUPIRAIL

Écrire comme si je n’étais pas né. Les mots
antérieurs : écroulés, dénudés, aspirés par le gouffre.
Écrire sans les mots, comme si je naissais.

Tes travaux de couture : une aiguille vers le-nord,
une aiguille vers le sud, une aiguille vers le coeur…
Une aiguille plus fine pénétrant l’aiguille : douleur
percée à jour, clarté nue.

J’étais pour elle sous l’écaille, l’oeil immense et bleu
d’un caméléon de préhistoire. La lucidité d’avant
l’immersion.

(Jacques Dupin)

Illustration: Rafal Olbinski

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il n’y avait… (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2015




Il n’y avait que le silence
Derrière chaque mot volé;
La route expirait dans les pierres
Entre les murs écroulés.

Et pourtant le dernier poète
Tendait l’oreille vers la mer
Et cherchait encore à saisir
L’insaisissable oiseau
de la parole.

(Jean Rousselot)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Calme plat (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2015



Calme plat

Certes
une ruine est une ruine
mais y a-t-il silence pire
que celui qui survole
un théâtre écroulé?

(Michel Leiris)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :