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Posts Tagged ‘écureuil’

Si nous avions une vision (George Eliot)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2019


 


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Si nous avions une vision et un sentiment aigus de toute la vie humaine ordinaire,
cela équivaudrait à entendre l’herbe pousser
et le coeur de l’écureuil battre,
et alors, nous mourrions de cette clameur
située de l’autre côté du silence.
Les choses étant ce qu’elle sont,
les plus rapides d’entre nous circulent bien emmitouflés
dans une épaisse couche de stupidité.

(George Eliot)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Il ne convient rire des mots (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2019



Illustration
    
il ne convient rire des mots
mais les aimer pour ce qu’ils sont
des écureuils des hérissons
d’autre bizarres animaux

qui dans le beau monde n’ont pas
de nom mais en langue verna-
culaire en ont de rigolos
alors on peut rire des mots

et les aimer en même temps
leur donner à manger du son
à boire du pinot beurot

à respirer le vent d’antan
et les vêtir de calicot
et puis leur chanter des chansons

(Jean-Claude Pirotte)

 

Recueil: Gens sérieux s’abstenir
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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RECHERCHE (Verónica Aranda)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2019



Illustration: Elena Kotliarker
    
RECHERCHE

J’ai cherché dans ton corps les guirlandes de la soif

le sentier de grenadiers repeuplé
avec les écureuils gris du silence,
un coucher de soleil violet
ou cette décision rapide

qui disparaît à nouveau sur les chemins de la méditation.

***

IN CERCA

Ho cercato nel tuo corpo le ghirlande della sete,
il sentiero delle melagrane
ripopolato con gli scoiattoli grigi del silenzio,
un qualche tramonto color malva,
o quella decisione rapida
che va scomparendo nei sentieri del meditare.

***

BÚSQUEDA

Yo buscaba en tu cuerpo las guirnaldas de sed,
la senda de granados repoblada
con las ardillas grises del silencio,
algún poniente malva
o aquella decisión a corto plazo
que se va meditando en los caminos.

***

CĂUTARE

Eu căutam în trupul tău ghirlande, din sete,
cărarea pomilor de rodii, revizitați
de veverițe cenușii, de prin tăceri
un apus oarecare, vioriu
și-acea decizie pe termen scurt
care pornește, meditând, la drum.

***

SUCHE

In deinem Körper suchte ich die Girlanden des Durstes,
den Pfad der Granatapfelbäume,
wiederbelebt mit den grauen Eichhörnchen der Stille,
einen malvenfarbenen Sonnenuntergang
oder jene schnelle Entscheidung
die auf den Wegen der Meditation wieder verschwindet.

***

ZOEKEN

Ik zocht in jouw lichaam de guirlandes van de dorst
het pad van granaatappelbomen herbevolkt
met de grijze eekhoorns van stilte,
een paarse zonsondergang
of die snelle beslissing
die op de wegen van de meditatie weer verdwijnt.

***

SEARCH

I searched in your body for the garlands of thirst,
for the path of pomegranates
revived by the grey squirrels of silence,
for a mauve sunset,
or that rapid decision
that fades away in the alleys of meditation.

***

ΕΡΕΥΝΑ

ψαξα στο κορμί σου για τη γιρλάντα της δίψας
για το μονοπάτι του ρογδιού
που αναγέννησαν τα γκρίζα σκιουράκια της σιωπής
για το μενεξελί ηλιοβασίλεμα
ή τη βιαστική απόφαση
που σβύνεται στο δρομάκι του διαλογισμού

***

寻 找

我在你身上寻找渴望的花环,
因为石榴之路
被沉默的灰松鼠唤醒,
因为淡紫色的日落,
或者快速的决定
逐渐消失在冥想的小巷里。

***

PENCARIAN

Aku mencari kalungan dahaga dalam tubuhmu,
demi laluan buah delima
dihidupkan kembali dek tupai-tupai kelabu yang sepi,
demi senja merah senduduk,
atau keputusan pantas
yang lenyap dalam lorong meditasi.

***

LA RICERCA

Circaiu ntô to corpu ghirlandi di siti,
na vanedda di granati ripopulata
di li grigi scuiattuli dû silenziu,
quacchi cuddata di suli malva
o dda decisioni ca dura picca
ca si va miditannu ntra lu caminu.

***

POSZUKIWANIA

Szukałam w twoim ciele girland pragnienia
ścieżki wśród granatowców, na nowo zarośniętej
szarych wiewiórek milczenia
pewnego liliowego zachodu słońca
tamtej chwilowej decyzji
by rozważać drogi rozstania

(Verónica Aranda)

 

Recueil: Cortes de luz
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Italien Wolfgang Klinck – Luca Benassi / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Allemand Wolfgang Klinck / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Anglais Wolfgang Klinck / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Grec Manolis Aligizakis / Chinois William Zhou / Malaisien Dr. Raja Rajeswari Seetha Raman / Sicilien Gaetano Cipolla / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Editions: Rialp

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LES SORCIERS ÉCUREUILS (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2019



Illustration   
    
LES SORCIERS ÉCUREUILS

Nous appliquons la lune,
Nous étendons la brume
Sur la blessure
Inguérissable des clairières,
Sans poids.

Le soir sous la lune
Nous avons des ébats que même la lune
Ne voit pas.
Nous faisons danser
En rondes brunes
Les haltes des rivières
L’ébat des bois.

Venus sans grands projets
Veulent de grands jets;
Nous voulons un monde
En grandes robes de soirée,
Pour servir la rosée.

Nous ne sommes pour personne, nous sommes!
… lutins remuants! Les hommes
Sont trop lourds pour savoir
Que pour nous un instant les eaux
Et l’ombre ont dansé.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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La folle complainte (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



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La folle complainte

Les jours de repassage,
Dans la maison qui dort,
La bonne n´est pas sage
Mais on la garde encore.
On l´a trouvée hier soir,
Derrière la porte de bois,
Avec une passoire, se donnant de la joie.
La barbe de grand-père
A tout remis en ordre
Mais la bonne en colère a bien failli le mordre.
Il pleut sur les ardoises,
Il pleut sur la basse-cour,
Il pleut sur les framboises,
Il pleut sur mon amour.

Je me cache sous la table.
Le chat me griffe un peu.
Ce tigre est indomptable
Et joue avec le feu.
Les pantoufles de grand-mère
Sont mortes avant la nuit.
Dormons dans ma chaumière.
Dormez, dormons sans bruit.

Berceau berçant des violes,
Un ange s´est caché
Dans le placard aux fioles
Où l´on me tient couché.
Remède pour le rhume,
Remède pour le cœur,
Remède pour la brume,
Remède pour le malheur.

La revanche des orages
A fait de la maison
Un tendre paysage
Pour les petits garçons
Qui brûlent d´impatience
Deux jours avant Noël
Et, sans aucune méfiance,
Acceptent tout, pêle-mêle :
La vie, la mort, les squares
Et les trains électriques,
Les larmes dans les gares,
Guignol et les coups de triques,
Les becs d´acétylène
Aux enfants assistés
Et le sourire d´Hélène
Par un beau soir d´été.

Donnez-moi quatre planches
Pour me faire un cercueil.
Il est tombé de la branche,
Le gentil écureuil.
Je n´ai pas aimé ma mère.
Je n´ai pas aimé mon sort.
Je n´ai pas aimé la guerre.
Je n´ai pas aimé la mort.
Je n´ai jamais su dire
Pourquoi j´étais distrait.

Je n´ai pas su sourire
A tel ou tel attrait.
J´étais seul sur les routes
Sans dire ni oui ni non.
Mon âme s´est dissoute.
Poussière était mon nom.

(Charles Trenet)

 

 

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Il s’est endormi (Jean-Michel Maulpoix)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018




Il attend que passe un Noël
et fait le mort tout un hiver.
La neige chenue couvre ses épaules.
Des aiguilles de glace pendent à ses mains gélives.
Il a fermé les portes et les volets de liège,
calfeutré ses bourgeons.
Il s’est endormi,
un écureuil et deux hiboux
sur le coeur.

(Jean-Michel Maulpoix)

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Chaque personne (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018


écureuil

Chaque personne que je rencontre
Est pour moi une Expérience
Si elle contenait une Amande?
La tournure d’une Noix

Sur un Arbre inspire
Autant confiance,
Mais de la Viande est exigée à l’intérieur
Pour les Ecureuils, et Moi.

***

Experiment to me
Is every one I meet
If it contain a Kernel?
The figure of a Nut

Presents upon a Tree
Equally plausibly,
But Meat within, is requisite
To Squirrels and to Me.

(Emily Dickinson)

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Je ne sors plus (Hervé Prudon)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018



Illustration: Hervé Prudon  
    
je ne sors plus trop fatigant
alors j’écris feignant
je voudrais vous y voir
mes efforts vont à l’essentiel
j’écris du fond de mon fauteuil
un oeil au ciel
et l’autre au seuil
de mon cercueil
l’infime poésie
il va être à court de noisettes
le petit écureuil
je voudrais vous voir mes mignons
à court de provisions
le corps mou l’esprit flou
vous seriez mes beaux frères moins sévères

(Hervé Prudon)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Devant la mort
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’écureuil sur la branche (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



    

L’écureuil sur la branche
Flexible, me transporte.
Génie ! éclair qui tranche
Le bois mort de ma porte.

J’emprunte le chemin
Qu’aujourd’hui me réserve;
J’adapte au fruit la main,
L’oeil au jour, et j’observe.

Miel ! cire ! propolis !
En quête de merveille
L’aéroport d’un lis
Là-bas ! lorsque j’abeille.

Le lac est un trésor
Scintillant de poissons.
Le soleil, salves d’or,
Bombarde les moissons.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ça fait rir’ les oiseaux (La Compagnie Créole)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



passion

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux.

Une chanson d’amour,
C’est comme un looping en avion :
Ça fait battre le cœur
Des filles et des garçons.
Une chanson d’amour,
C’est l’oxygèn’ dans la maison.
Tes pieds n’touch’nt plus par terre.

T’es en lévitation.
Si y a d’ la pluie dans ta vie,
Le soir te fait peur.
La musique est là pour ça.
Y a toujours une mélodie
Pour des jours meilleurs.
Allez, tape dans tes mains :
Ça porte bonheur.
C’est magique, un refrain
Qu’on reprend tous en chœur.

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux.

T’es revenu chez toi
La tête pleine de souvenirs :
Des soirs au clair de lune,
Des moments de plaisir.
T’es revenu chez toi
Et tu veux déjà repartir
Pour trouver l’aventure
Qui n’arrête pas de finir.
Si y a du gris dans ta nuit,
Des larmes dans ton cœur.
La musique est là pour ça.
Y a toujours une mélodie
Pour des jours meilleurs.
Allez, tape dans tes mains :
Ça porte bonheur.
C’est magique, un refrain
Qu’on reprend tous en chœur

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux

Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
Ça chasse les nuages
Et fait briller le soleil.
Ça fait rir’ les oiseaux
Et danser les écureuils.
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Ça fait rir’ les oiseaux,
Oh, oh, oh, rir’ les oiseaux

(La Compagnie Créole)

 

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