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Poésie

Posts Tagged ‘(Edith Södergran)’

Éros (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019



Illustration
    
Éros, toi le plus cruel des dieux :
je ne fuis pas, je n’attends pas,
je souffre simplement comme une bête.

(Edith Södergran)

 

Recueil: Le pays qui n’est pas, et Poèmes
Traduction: Carl-Gustaf Bjurström et Lucie Albertini
Editions: De la Différence

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Ma vie, ma mort et mon destin (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019



Illustration: Edith Södergran
    
Ma vie, ma mort et mon destin

Je ne suis rien qu’une immense volonté,une immense volonté
– de quoi, de quoi ?
Autour de moi tout est ténèbres, je ne peux soulever un fétu de paille.
Ma volonté ne veut qu’une chose, mais cette chose je ne la connais pas.
Quand éclatera ma volonté, je mourrai :
Ma vie, ma mort et mon destin, je vous salue.

(Edith Södergran)

 

Recueil: Le pays qui n’est pas, et Poèmes
Traduction: Carl-Gustaf Bjurström et Lucie Albertini
Editions: De la Différence

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Rien (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019




    
Rien

Te t’inquiète pas, mon enfant, il n’y a rien,
tout est comme tu vois : la forêt, la fumée, la fuite des rails.
Quelque part, là-bas, dans un pays lointain,
il y a un ciel plus bleu et un mur couronné de roses
ou un palmier et un vent plus doux –
et c’est tout.
Il n’y a rien que la neige sur la branche du sapin,
il n’y a rien à baiser de ses lèvres chaudes,
toutes les lèvres deviennent froides, avec le temps.
Mais tu dis, mon enfant, que ton cœur est fort
et que vivre pour rien, c’est pire que mourir.
Que lui voulais-tu à la mort ?
Ne sens-tu pas le dégoût que dégagent ses frusques ?
Rien n’est plus écœurant que de mourir de sa propre main.
Comme ces courts instants où fleurit le désert,
nous devons aimer les longues heures de maladie de la vie
et les années contraintes où se concentre le désir.

(Edith Södergran)

 

Recueil: Le pays qui n’est pas, et Poèmes
Traduction: Carl-Gustaf Bjurström et Lucie Albertini
Editions: De la Différence

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La nuit étoilée (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019



Illustration: Vincent Van Gogh
    
La nuit étoilée

Inutile souffrance,
inutile attente,
le monde est vide comme ton rire.
Les étoiles tombent –
nuit magnifique et froide.
L’amour sourit dans ton sommeil,
l’amour rêve d’éternité…
Inutile peur, inutile douleur,
le monde est moins que rien
et de son doigt s’échappe
la bague de l’éternité.

(Edith Södergran)

 

Recueil: Le pays qui n’est pas, et Poèmes
Traduction: Carl-Gustaf Bjurström et Lucie Albertini
Editions: De la Différence

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De tout notre monde ensoleillé (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
De tout notre monde ensoleillé
Je ne désire qu’un banc de jardin
Où un chat se chauffe au soleil…
C’est là que je m’assoirais,
Une lettre dans mon corsage,
Une seule petite lettre.
Tel est mon rêve…

(Edith Södergran)

 

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Le chemin vers le bonheur (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018




Le chemin vers le bonheur

C’est incompréhensible,
comment le merveilleux arrive-
il n’est pas de voie vers le bonheur,
pas un heureux ne se souvient du sentier
qui mène à la porte dérobée.

Ah ! chasser l’oiseau du bonheur
est aller sans chemins
et prendre sans mains.
Etre roi au pays du bonheur
est rester stupéfait, idiot.

Nous attendons du jour merveille,
le jour se fane froid et pâle.
Demande encore, cerveau fatigué,
ton rêve est-il, étoile de ton bonheur,
lumière et trahison ?

(Edith Södergran)

Illustration: Jean-Pierre Augier

 

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Ne t’approche pas trop de tes rêves (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018


danger

Ne t’approche pas trop de tes rêves:
Ce sont fumée qui peut se disperser –
Ils sont dangereux et peuvent demeurer.

As-tu regardé tes rêves dans les yeux:
ils sont malades et ne comprennent rien –
Ils n’ont que leurs propres pensées.

Ne t’approche pas trop de tes rêves:
Ce sont mensonges, ils devraient s’en aller –
Ce sont folie qui veut rester.

(Edith Södergran)

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L’éclair (Édith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2017




L’éclair

Éclair qui te caches dans un nuage,
Éclair bleu que je vois,
Quand jailliras-tu ?
Éclair, ô toi, béni,
Chargé de foudre, fécondant, purifiant,
Je t’attends, exténuée.
Mon corps gît comme une loque
Pour pouvoir une fois, saisi par des mains électriques,
Plus ferme que tous les minerais de la terre,
Envoyer l’éclair.

(Édith Södergran)

Illustration: Friedrich Gier

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La princesse (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



 

La princesse

Tous les soirs, la princesse se laissait caresser.
Mais qui caresse ne rassasie que sa propre faim
et son désir à elle était mimosa farouche,
légende ouvrant grand les yeux sur la réalité.
Chaque nouvelle caresse emplissait son cœur de douceur amère
et de glace son corps, mais son coeur voulait davantage.
La princesse connaissait des corps
et elle cherchait des cœurs ;
elle n’avait jamais vu d’autre cœur que le sien.

(Edith Södergran)

Illustration: Arthur Braginsky

 

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Les pays étrangers (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Les pays étrangers

mon âme aime tant les pays étrangers
qu’on dirait qu’elle n’a pas de patrie.
Dans les pays lointains s’élèvent ces grandes pierres
qui portent mes pensées.
Et ces troublantes paroles, c’est un étranger
qui les a gravées sur la dure tablette qu’est mon âme.
Allongée, nuit et jour, je pense
à des choses qui ne sont jamais arrivées :
une fois, mon âme assoiffée a pu boire.

(Edith Södergran)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration: ArbreaPhotos

 

é,boire

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