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Poésie

Posts Tagged ‘effacement’

Corps de sable (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018




    
Corps de sable

Battent les rives
Ton coeur sourd

Marcheur
Mouillé de vent
Dans l’ardent du jour

Ton visage
Danse

Un peu l’effacement futur

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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J’ai déduit la lumière (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2018



Illustration: Alex Nabaum
    
J’ai déduit la lumière
De ton effacement

La lumière relue
À la porte qui s’ouvre

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Quand trouverai-je la réponse (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018




    
Quand trouverai-je la réponse,
l’intimité d’une réponse au vide torturant qui m’entoure ?
Et comment survivre aux défaillances et aux peurs,
replis et troubles, ciels et pentes où l’esprit s’égare ?

Sans suite et sans retour, pourtant j’avance,
je ne peux m’arrêter sur ce chemin
où le mal me ressemble aussi,
où la vie perd sa substance,
où je deviens cet effacement progressif d’un moi
qui est figure dérisoire de souffrance.

Et c’est à la lisière des nuits que m’arrive le brin de connaissance,
le plus fragile des biens que mon coeur ait conquis par tant de peine.
Fermée aux larmes, lèvres serrées, et soulevant la tête,
j’entends ce cri semé de météores,
ce cri fort d’espérance qui lapide l’obscur.

Je me penche et reçois le reflet de sa lumière.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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J’ai retrouvé la véritable poésie (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2018



Illustration
    
j’ai retrouvé la véritable poésie
perdue par les hommes
retour à l’effacement
autre monde à souffrir
proche du souffle
retour à la terre à terre

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: A trois que le qui-vive
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Aller vers cet effacement de l’Instant (Henri Deluy)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Aller vers cet effacement de l’
Instant sur les angles d’

Un mur de clôture. Vers ce que
Tu ne savais pas dans ce

Que tu cherchais. Ou cette
Odeur familière, près

De l’épaule, sous les tissus.

(Henri Deluy)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration: Bruno Di Maio

 

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Remords tendre (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



Illustration: Karol Bak     
    
Remords tendre

Je n’ai pas su t’aimer, ma divine et ma blonde,
— Blonde aux baisers de fleur, — bien souvent, en secret
J’ai dû faire pleurer les plus beaux yeux du monde,
Je n’ai pas toujours eu la bonté qu’il faudrait.

J’ai vécu trop de deuils, de douleurs, de mensonges,
J’ai passé mon chemin, — mon coeur est devenu
L’incrédule du rêve et l’ennemi des songes ?…
Lorsqu’il était trop tard, ton sourire est venu.

Je trouvais à souffrir Dieu sait quels sombres charmes,
Tu me disais : Toujours ! Je répondais : Jamais !
Je doutais âprement ; même devant tes larmes,
J’étais triste et méchante ; et pourtant tu m’aimais !

Je n’ai pas su garder intacte et parfumée
Une heure unique et tendre, au fond de mon destin…
O ma douceur ! Pourquoi t’ai-je si mal aimée ?
L’espérance ne peut épouser le chagrin.

Quelque chose de frais, quelque chose d’immense,
Quelque chose de blanc comme l’éclat du jour
Avait paru pourtant dans ma terne existence,
Ce miracle : t’avoir inspiré de l’amour !

Une larme à tes yeux ressemble à la rosée ;
Pour me la donner, pleure une dernière fois !
Ce sera le pardon sur mon âme brisée
Et l’effacement pur du mauvais autrefois !

(Renée Vivien)

 

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Chaque poème, chaque phrase est Tout (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2017



 

Gustav Klimt arbre de vie  tree-of-life-klimt-lg

Pareil effacement (le nôtre) ici, également, est exigé.
Quelles traces, qui ne se brouillent ?
Quel itinéraire, qui ne se perde dans le labyrinthe de la lecture ?
Parole hypocrite (la mienne) qui ne s’accepterait comme seuil.
Qui n’aurait autre but que de faire le silence.

Des débris, des miettes.
Le souffle du poème, le vertige de la phrase balaient glose, arguties.
L’intelligence est décimée.

Miraculeusement, la nuit elle-même éclairant
(insaisissable, muette évidence),
chaque poème, chaque phrase est Tout.

(Michel Leiris)

Illustration: Gustav Klimt

 

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Un poème est une forme d’habitation (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2016



Un poème est une forme d’habitation
Un abri sommaire
Contre les intempéries de l’oubli
Perpétuant l’ombre tressée d’une clarté
Près d’un chemin au bord de son effacement
Sous le seuil de l’herbe

(Heather Dohollau)

 Illustration

 

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L’aube s’ouvre aussi (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2016



L’aube s’ouvre aussi

L’aube s’ouvre aussi
sur les larmes
une tristesse
un ruissellement irrésistibles
l’effacement absolu des choses
des pensées
car le regard heurte ces larmes
sans issue

nulle trouée dans le coeur
ni dans les pins
le ciel d’un blanc obscur
suinte sur les feuillages
qui s’enfoncent à l’infini
parmi la brume
le coeur aussi seul
irrémédiablement définitivement
seul
que le pépiement de cet oiseau
perdu dans le brouillard

ce n’est pas un chant
pas même un appel
juste un faible cri
au milieu de l’abîme du monde

il ne saura jamais qu’un coeur
l’a recueilli.

(Jean Mambrino)

 

 

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Mon chemin (Bernard Neau)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2016



Mon chemin est peuplé du fantôme interminable
des choses invisibles et muettes,

et les choses invisibles et muettes
sont l’enfance émerveillée
des choses visibles, les cardinales
de granite et de brumes,
les amers noyés d’une Parole,

écartelée silencieuse
entre l’apparition des mondes
et leur effacement.

(Bernard Neau)

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