Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘effraie’

Air (Christian Coin)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018



Air

Sur le lointain des flots, je pose
Mes yeux pleins de métamorphose.

Sur le dos du vent, je voyage
Ma main jongle avec les mirages.

Sur l’épi gracile, je grise
Mon âme de vagues de brise.

Sur la libellule, je vole
Suivant un boléro frivole.

Sur l’aile de l’effraie, je plane
Perçant son triste filigrane.

Sur un nuage blanc, je chausse
Des trajectoires d’albatros.

(Christian Coin)


Illustration

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L’étang du vide (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2018



 

Lueur subite
L’aile de l’effraie
Frôlant le feuillage
Fait tomber
La dernière goutte de pluie
Dans l’étang
du vide éclaté

(François Cheng)

Illustration

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L’EFFRAIE (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2015



 

L’EFFRAIE

Je sais maintenant que je ne possède rien,
pas même ce bel or qui est feuilles pourries,
encore moins ces jours volant d’hier à demain
à grands coups d’ailes vers une heureuse patrie.

Elle fut avec eux, l’émigrante fanée,
la beauté faible, avec ses secrets décevants,
vêtue de brume. On l’aura sans doute emmenée
ailleurs, par ces forêts pluvieuses. Comme avant,

je me retrouve au seuil d’un hiver irréel
où chante le bouvreuil obstiné, seul appel
qui ne cesse pas, comme le lierre. Mais qui peut dire

quel est son sens? Je vois ma santé se réduire,
pareille à ce feu bref au-devant du brouillard
qu’un vent glacial avive, efface… Il se fait tard.

(Philippe Jaccottet)

Illustration

 

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Réveillé (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2015



Réveillé village par le cri
d’effraie géante au feu de l’if
pour hérissements de chiens et clameurs
pour cauchemars d’enfants
et tremblements de vieilles en guenilles.

Seul debout dans le gel
le beau jeune homme aux cheveux
d’épagneul
l’orgueilleux charge son noir fusil.

(Jean Joubert)

Illustration

 

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Maintenant (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2015



van gogh
Maintenant

Le soleil lourd
A la fin du jour
Brûle les champs de blé.

La brune qui avance
C’est le silence
Entre l’épervier et l’effraie.

A travers le voile
D’un or de gloire
Et d’un bleu fictif

Immensité
De ténèbres et de lumière.

***

Now

The heavy sun
Of the end of the day
Burns the cornfields.

The creeping dusk
Is the pause between
The hawk and the owl.

Through the veil
Of splendour of gold
And fictive blue:

Immensity
Of darkness and light.

(Michael Edwards)

(NB: l’auteur est bilingue et il a traduit en français son poème puis reconstruit le poème anglais)

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On dit que l’effraie (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2015



On dit que l’effraie
boit l’huile aux lampes du sanctuaire
dans les églises du village;
elle entre par le vitrail brisé
dans ces heures de nuit
quand les bons et les violents s’endorment
quand l’orgueil et l’amour s’épuisent
quand le feuillage rêve.
La bête réchauffe son sang
avec l’huile éclairant et vierge.

(Jean Follain)

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