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Poésie

Posts Tagged ‘égard’

Pâlotte fleur (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2019


fleur

 

Pâlotte fleur,
Ce qu’il en reste.

Le vent, la pluie,
Si peu d’égards.

(Guillevic)

Illustration

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Le rêve de la nuit ne nous appartient pas (Gaston Bachelard)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2019



 

Samy Charnine  g  2

Le rêve de la nuit ne nous appartient pas,
Ce n’est pas notre bien. Il est à notre égard un ravisseur,
le plus déconcertant des ravisseurs :
il nous ravit notre être

(Gaston Bachelard)

Illustration: Samy Charnine

 

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Bien sûr que nous ne vivrons pas heureux à jamais (Richard Brautignan)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2019



Illustration: Maria Amaral 
    
bien sûr que nous ne vivrons pas heureux à jamais

Pour parler franchement,
je veux t’embrasser
si doucement
que tu éprouveras
à mon égard
pour la première fois
la paralysie de l’amour.

(Bien sûr, on ne
vivra pas heureux à jamais,
mais seulement
à la façon
des êtres humains.

***

of course, we will not live happily ever after

To put it bluntly,I want to kiss youso gently
that you will feeltowards me
for the first timelove’s paralysis.

(Of course, we will not
live happily ever after,
but only
in the fashion
of human beings)

(Richard Brautignan)

 

Recueil: Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus
Traduction: Thierry Beauchamp / Romain Rabier
Editions: Points

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J’ai fait de Toi (Râbi’a)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018



 

Edson Campos  (20)

J’ai fait de Toi le Confident de mon coeur
Mais je suis disponible pour tous ceux qui souhaitent ma compagnie

Mon apparence est amicale à l’égard de mes hôtes
Mais dans mon âme c’est mon Amour qui seul réside

(Râbi’a)

Illustration: Edson Campos

 

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La voix intérieure (Herbert Zbigniew)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018




    
La voix intérieure

ma voix intérieure
ne conseille rien
n’interdit rien

elle ne dit ni oui
ni non

elle est peu audible
presque inarticulée

même en se penchant très profond
on n’entend que des syllabes
dénuées de sens

j’essaie de ne pas l’étouffer
j’ai des égards pour elle

je feins de la tenir pour égale
de la prendre au sérieux

parfois même
j’essaie de lui parler
—tu sais hier j’ai refusé
je n’ai jamais fait cela
je ne vais pas commencer

—glou — glou
– alors tu crois
que j’ai bien fait

– gua – guo – gui

c’est bien qu on soit d’accord

– ma – a

– repose-toi maintenant
nous reparlerons demain

elle ne me sert à rien
je pourrais l’oublier

je n’ai pas d’espoir
un peu de peine
quand elle repose
enveloppée de pitié
respire avec effort
ouvre la bouche
tente de soulever
sa tête sans force

(Herbert Zbigniew)

 

Recueil: Corde de lumières oeuvres poétiques complètes
Traduction: Brigitte Gautier
Editions: LE BRUIT DU TEMPS

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LA FEMME AGEE (Martine Hadjedj)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018



LA FEMME AGEE

Autrefois, j’étais belle, j’attirais les regards,
Sur mon glorieux passage, les hommes se retournaient,
Le monde et ses égards, oui, tout m’appartenait,
A présent, je suis vieille, j’ai perdu mon pouvoir.

J’ai reçu bien des roses ; leurs épines m’ont blessée,
Après les jours heureux suivaient les nuits glaciales,
J’ai affronté déserts, tempêtes, et chacals,
Et sans jamais plier, j’ai lutté, supporté.

Mais tous ces coups du sort, reçus en pleine face,
En laissant sur ma peau, d’indélébiles traces,
Ont fortifié mon âme, comme un muscle qui travaille.
Elle devenait plus belle, après chaque bataille.

Et vous tous qui pensez, sa beauté s’est fanée,
Emportée par le temps, eh bien vous vous trompez,
Car de cette sombre pierre qu’était mon cœur, avant,
Les intempéries de la vie en ont fait un diamant.

Derrière mes yeux, délavés par tant de larmes versées,
Et mes paupières ridées, usées par les tourments,
Se cache mon âme ; regardez-la, et vous verrez,
Comme je suis belle, bien plus belle… qu’à vingt ans !

(Martine Hadjedj)

 

 

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L’excuse (Robert Creeley)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018




    
L’excuse

Je songe à composer un sonnet
sur des dames dévêtues. Une

gentillesse à leur égard
bien entendu.

(Robert Creeley)

 

Recueil: Le sortilège
Traduction: Stéphane Bouquet
Editions: Nous

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Animaux, plantes, arbres (Carolyn Carlson)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2017



Illustration: Josephine Wall
    
Animaux, plantes, arbres, pierres, oiseaux
lacs, étoiles, eaux, insectes, montagnes
hommes, femmes, enfants
joie et sel des larmes
pour tous
le même égard

(Carolyn Carlson)

 

Recueil: brins d’herbe
Traduction: Jean-Pierre Siméon
Editions: Actes Sud

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La rouge chanson (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Illustration
    
La rouge chanson

Mes oiseaux à l’aile meurtrie,
Le coeur en sang,
Que le vent d’octobre charrie
Au hasard, sans
Egard pour vos ailes meurtries;

Mes vagues oiseaux qui sombrez
Aux berges moites
Des étangs givreux, sur les prés
Noirs où miroite
Cette eau glacée où vous sombrez;

Outardes, macreuses transies
Dans les remous
Du vent froid qui vous supplicie,
Cadavres fous
Que bercent les brumes transies;

Oiseaux, voici mon coeur en sang
Dressant son phare
Parmi l’ouragan frémissant
Qui vous égare;
Oiseaux, voici mon coeur en sang.

Il est l’étrange sanctuaire
Tout luisant d’or,
Où mieux qu’au lit des estuaires
Dorment des morts
Sous la pourpre de leurs suaires.

Brisez, brisez les vitraux d’or,
Ailes blafardes,
Qu’en moi s’éteigne votre essor,
Grèbes, outardes;
Brisez, brisez les vitraux d’or.

Dormez, désirs, l’aile meurtrie,
Mourez aussi,
Délivrés du vent qui charrie
Les vols transis;
Dormez, désirs, l’aile meurtrie.

Dormez sous les dams sanglants,
Les pourpres lourdes,
Dont le calme va s’étalant
En splendeurs gourdes,
Dormez, dormez oiseaux sanglants!

(Marie Dauguet)

 

 

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Vertige (James Denis)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2017



Illustration: Andrei Protsouk
    
Vertige

Dévorant son minois de lait et de flocons
Duveteux. Je conjugue ainsi son corps ! Délices !
Alouvi ! Butinant comme les papillons…
Un vif effet volcan confina mes blandices.

Secret d’une Égérie, une fugue ! L’éveil
D’une mort de l’égo, et triomphe une étoile
Vêtue de chair sucrée, une ouate ce réveil !
Fascinant ce cocon ! Une soie se dévoile.

Un vertige puissant ! Ô reine des jasmins !
Je cueille ton amour aux essences avides,
Une dolce Vita aux rubans très coquins
Moissonne mes égards, l’extase se transvide.

(James Denis)

 

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