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Poésie

Posts Tagged ‘égaré’

La nuit cherche le jour égaré (Alain Mabanckou)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2019



La nuit cherche le jour égaré
dans les ramifications arbustives
des songes inachevés

(Alain Mabanckou)


Illustration: Michel Ogier

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Regarde plutôt (Alain Mabanckou)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2019



Regarde plutôt la splendeur
Des songes égarés
Dans l’herbe de ton enfance

(Alain Mabanckou)


Illustration: William Lamboley

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SAISON DES HOMMES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2019



SAISON DES HOMMES

Sachant qu’elle nous sera ôtée,
Je m’émerveille de croire en notre saison,
Et que nos coeurs à chaque fois
Refusent l’ultime naufrage.
Que demain puisse compter,
Quand tout est abandon ;
Que nous soyons ensemble
Égarés et lucides,
Ardents et quotidiens,
Et que l’amour demeure après le discrédit.

Je m’émerveille du rêve qui sonde l’avenir,
Des soifs que rien ne désaltère.
Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois,
Gladiateurs d’infini et captifs d’un mirage.

Les dés étant formels et la mort souveraine,
Je m’émerveille de croire en notre saison.

(Andrée Chedid)

 

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Le chemin égaré (Paul Vincensini)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2019



Le chemin égaré demanda
avec hauteur
sa route à un caillou
Qui passait par là.

(Paul Vincensini)

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LACUSTRE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019



LACUSTRE

J’entends pleuvoir depuis tant de nuits,
Oui, j’entends la matière qui pleure…
Je suis seul… Mon esprit me conduit
Au loin, vers les lacustres demeures.

Je crois dormir sur du bois mouillé,
Une vague énorme me submerge —
Je sursaute et je rêve, égaré,
Que le pont est resté sur la berge.

Un vide s’étend entre les âges,
Je me trouve porté en ces temps…
Et je sens sous cette pluie en rage
Les pilotis s’écrouler, lourdement.

J’entends pleuvoir depuis tant de nuits,
Et je sursaute et passent les heures…
Je suis seul… Mon esprit me conduit
Au loin vers les lacustres demeures.

(George Bacovia)

Illustration

 

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Un seul rythme nous contient (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2019



    
un seul rythme nous contient
quand habitant dans l’amour notre danse égarée
nous échangeons d’une pleine respiration
l’éternité contre une joie

un rythme ou un poème
qui tient dans son étreinte nue
le sens inexprimé des choses

(Jean-Pierre Siméon)

 

Recueil: Lettre à la femme aimée au sujet de la mort Fresque peinte sur un mur obscur
Traduction:
Editions: Cheyne

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Le jardin perdu (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019



    

Le jardin perdu

Il est venu un jardin cette nuit
qui n’avait plus d’adresse
Un peu triste il tenait poliment
ses racines à la main
Pourriez-vous me donner
un jardin où j’aurais
le droit d’être jardin?
Il faudrait arroser mes laitues
et un mur ayant bu beaucoup de soleil
pour mûrir mes poires en espalier
Deux carrés pour mes asperges
et les plates-bandes de fraisiers
Si vous aviez la bonté
de mettre aussi un vieux figuier
pour donner de l’ombre
et beaucoup d’arbres fruitiers
pour les saisons de confitures
N’oubliez pas un puits profond
et un jet d’eau à volonté
C’est une vie qui n’est pas une vie
que d’être un jardin égaré
qui n’existe qu’en souvenir
et ne sait plus où fleurir

(Claude Roy)

 

Recueil: À la lisière du temps suivi de Le voyage d’automne
Traduction:
Editions: Gallimard

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D’anciennes images (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2019



nous sommes encore habités par d’anciennes images
dont nous ne savons plus exprimer le secret
et même souvent nous croyons les avoir égarées
à jamais quand notre coeur est lourd
et que la fatigue infinie de l’été
nous écrase mais c’est alors que dans la nuit
à l’improviste un chant à peine modulé
nous visite, ou l’éclat d’une étoile
et c’est comme une prière sans mots
qui chercherait à délivrer la source
de la clarté parmi la sylve des soucis obscurs

(Jean-Claude Pirotte)


Illustration

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Ce qui s’était perdu dans l’hiver de ton coeur (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2019




    
Ce qui s’était perdu
Dans l’hiver de ton coeur
Disparu de ta vue
Egaré à jamais
Si tu l’épouses à l’instant même
Dans le ciel tout vibrant de sa perte
En grand silence
et en secret
Voici qu’il t’est redonné
Comme moisson nouvelle
Neige offerte au soleil
Matin bleu de crocus
Doux printemps apaisé

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Nous sommes d’une source
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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MOT (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



Illustration: Amedeo Modigliani
    
MOT

Tu ris que je m’écharne pour des mots
que j’assemble ciels et collines en haie d’azur
autour de moi, et le bruissement des ormes
et les voix des eaux tremblantes;
que je trahisse ma jeunesse
pour les nuages et les couleurs
qui se diluent dans la lumière.

Je te connais : en toi tout égarée
la beauté rehausse tes seins,
creuse tes reins et en un mouvement suave
inonde ton sexe timide,
puis redescend en courbes harmonieuses
jusqu’aux dix coquillages de tes beaux pieds.

Mais voilà: si je te prends
tu seras toi aussi pour moi un mot, et la tristesse.

***

PAROLA

Tu ridi che per sillabe mi scarno
e curvo cieli e colli, azzurra siepe
a me d’intorno, e stormir d’olmi
e voci d’acque trepide;
che giovinezza inganno
con nuvole e colori
che la luce sprofonda.

Ti so. In te tutta smarrita
alza belleza i seni,
s’incava ai lombi e in soave moto
s’allarga per il pube timoroso,
e ridiscende in armonia di forme
ai piedi belli con dieci conchiglie.

Ma se ti prendo, ecco:
parola tu pure mi sei e tristezza.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Et soudain c’est le soir
Traduction: Patrick Reumaux
Editions: Librairie Elisabeth Brunet

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